Partagez | 
 

 [NIVEAU 8] Full of terrors | H09-116

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
H13-924
H13-924
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: [NIVEAU 8] Full of terrors | H09-116   Dim 28 Jan - 20:51

ft. H09-116

Il n'avait cessé d'errer dans les couloirs de la Ruche depuis son arrivée, mémorisant les lieux, les détails, les personnes qui s'y trouvaient. Progressivement, il était parvenu à créer une carte mentale de la Ruche et commençait désormais à y assimiler des informations supplémentaires sur les prisonniers qui peuplaient cet endroit comme lui.

Les abeilles. Quel surnom étrange, tout comme le nom dont était affecté ce lieu. Une prison, d'après sa définition, sans toutes les caractéristiques qui l'accompagnent. Au début, la pièce dans laquelle il s'était réveillé lui avait fait penser à une salle d'interrogatoire. Puis, comme il lui avait été permis de sortir de là et de découvrir le reste de la Ruche, il s'était cru dans un asile de fous. Il fallait avouer que son accoutrement y faisait largement penser. Heureusement, il avait trouvé l'entrepôt où il était parvenu à trouver des vêtements qui lui donnaient moins l'impression d'être dans un film de science fiction.

Enfin, c'était un euphémisme.

L'amnésie persistait. Il avait beaucoup rêvé ces dernières nuits mais il ignorait si cela était issu du fruit de son imagination ou s'il s'agissait de bribes du passé. Quoiqu'il en était, cela ne l'aidait pas à recouvrir la mémoire et à savoir qui il était exactement. Concernant son identité, il n'y avait que le matricule qui lui avait été attribué en ce lieu qui le caractérisait : H13-924. Il s'était rendu compte que le H13 était commun à d'autres prisonniers : de récents arrivés. Les chiffres qui suivaient étaient plus personnels. Il était donc 924 dans cette Ruche, à défaut de se souvenir de son nom.

924 trouvait la Ruche aux traits beaucoup trop parfaits. Si on mettait de côté leur détention non consentie, il ne pouvait nier que chacun était bien traité et pouvait mener la vie qu'il souhaitait dans ce lieu. Il avait certes entendu des choses étranges sur des disparus ou des couloirs qui feraient halluciner. Il y avait même des animaux. C'était une prison bien divertissante... Il avait encore beaucoup de choses à apprendre avant de pouvoir s'enfuir d'ici, c'en était certain ; mais il fut persuadé d'une chose : s'ils avaient été enlevés pour être emmenés ici, dans un cadre presque parfait, alors leurs ravisseurs attendaient quelque chose d'eux. Quoi ? Là était la question. Comment ? 924 avait bien sûr songé aux divers systèmes de surveillance. Il avait déjà commencé à traquer les caméras ou les micros camouflés, sans réel succès. Il lui était alors venu à l'esprit qu'il existait des taupes parmi eux.

Cette conclusion l'avait rendu d'autant plus méfiant envers ce monde qu'il découvrait à peine. Certaines personnes semblaient serviables, sympathiques, d'autres avaient l'air plus renfermées voire même antipathiques. Il y avait vraiment toutes sortes de profils parmi les abeilles, et pour l'instant il ne voyait aucun point commun qui puisse les relier.

Par contre, il avait déjà repéré quelques personnes suspectes.

En tête de liste : H09-116. Un grand malingre qui vivait au neuvième niveau, second appartement. Il avait repéré deux de ses colocataires, deux jeunes femmes qui ne lui paraissaient pas aussi suspectes que le brun. Il devait avoir des origines italiennes, d'ailleurs, ce gars... Il obsédait 924. Il avait souvent l'impression de le croiser dans la Ruche ; et lors de l'une de ces entrevues fortuites, il l'entendit discuter. Impossible de déterminer qui était l'autre interlocuteur, mais en tous cas, 924 ne manqua pas une miette des exclamations de 116 : « Je doute que l'IA serait d'accord avec toi là-dessus ! »  A ces mots, le sang de 924 ne fit qu'un tour. Ce gars-là en était, et son interlocuteur aussi. Il aurait bien aimé en connaître l'identité, mais il ne tenta rien pour ne pas se compromettre. Il ne fallait pas qu'ils soient au courant que lui-même savait.

Il avait réfléchi très rapidement. 924 ne disposait de peu de choses ici. Il avait un logement qu'il partageait avec un locataire et il se dit d'ailleurs qu'il s'agissait encore du meilleur endroit pour emmener 116 et le faire parler. Dans le pire des cas, si son colocataire devait surgir, il s'occuperait de son cas à ce moment-là.

Il avait planifié son attaque en fin de journée. 924 était à la sortie du couloir du neuvième niveau tandis qu'il savait que 116 était dans son logement. 924 attendait patiemment qu'il en sorte pour aller manger, ce qui fut le cas à un moment donné. L'adrénaline de 924 fut relarguée dans son corps ; malgré cela, il se sentait toujours maître de son stress. Au moment où le brun allait le croiser, 924 lui fit une prise de grappling par derrière, l'étranglant silencieusement avec son avant-bras. La technique avait le mérite d'être silencieuse et discrète, pourvu que personne ne fut témoin de son acte. Il n'y aurait aucune trace de son enlèvement.

Lorsque sa victime fut évanouie, il l'emmena jusqu'à l'appartement 803. Heureusement pour lui, les couloirs étaient déserts à cette période où tous étaient probablement en train de manger ou de se détendre avant d'aller se coucher. 924 transportait 116 comme un sac à patates ; fort heureusement, il n'avait pas loin à aller avec ce poids mort. Il rentra précipitamment chez lui et fit tomber le corps sans ménagement au sol, lia rapidement les mains de 116 avec un tissu de t-shirt déchiré, et partit dans sa chambre. Sur place, il envoya le matelas au sol et retourna le sommier du lit contre le mur. Puis, il traîna le corps jusqu'au lit auquel 924 lia sa victime solidement avec des draps préalablement découpés et tressés de façon à obtenir des cordes de fortune. Il enfonça un bout de chaussette dans la bouche de 116 et le bâillonna avec un t-shirt, puis fit tomber une housse d'oreiller pour recouvrir la tête du brun.

Et 924 attendit que sa victime reprenne ses esprits. Il n'avait pas chômé durant ce temps : il avait continué de déchirer draps et vêtements, et de poursuivre ses travaux de tressage pour augmenter sa réserve de liens. Lorsqu'il eut détecté une augmentation de la fréquence respiratoire de 116 et suspecté des petits mouvements, il suspendit ses occupations et lui lança avec ironie :

− Alors on se réveille, la Belle au Bois Dormant ?

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H09-116
H09-116
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [NIVEAU 8] Full of terrors | H09-116   Lun 29 Jan - 8:55

H13-924 & H09-116

you won't break me down


Il sait, a appris un bon nombre de choses sur son compte en peu de temps. En un laps de temps véritablement court comparé aux longs mois de vide qui se sont écoulés et sont dorénavant derrière lui. Gabriel n’est plus un numéro, il est redevenu quelqu’un. Quelqu’un qui à en juger par son premier souvenir n’a pas eu la vie facile, mais il n’en sait pas plus à ce stade. Malgré l’horreur il se sent beaucoup moins seul quand bien même certains détails lui échappent encore. Il a su trouver une sœur en 555, une amie en sa rousse colocataire mais semble toutefois continuer à s’attirer les ennuis. Dont l’un va lui tomber sur le coin de la tronche plus vite qu’il ne le pense. Cloîtré dans son logement une bonne partie de la journée, le brun a vaqué à ses occupations, pris soin de ses animaux de compagnie et fait ce qu’il paraîtrait être un brin de ménage dans sa chambre. Vautré sur le canapé, les pages du livre se tournent une à une sans que la lecture ne soit spécialement des plus intéressantes. Le meurtrier de ce polar, il en connait déjà l’identité pour l’avoir deviner. Pourquoi donc continuer à lire le livre ? Tout simplement car il ne peut s’empêcher de vouloir connaître la manière dont l’auteur arrivera à la révélation de l’assassin. C’est de cette manière que deux heures supplémentaires s’écoulent, amenant la journée au plus proche du dîner. Il a troqué ses vêtements trop blancs pour un jean sombre et un T-shirt simple de couleur émeraude. Du même émeraude que ses yeux. Passant une main dans ses cheveux foncés qu’il laisse en bataille, la porte du 902 finit enfin par s’ouvrir, dorénavant vide de toute vie si ce n’est celle de leurs animaux de compagnie respectifs. Il devait rejoindre les autres à la cafétéria, même s’il ne savait pas où se trouvait Rosie à l’heure actuelle. Loin de paniquer, il file tranquillement au bout du couloir en direction de l’ascenseur, croise la silhouette d’une abeille qu’il a sûrement déjà vu mais à laquelle il ne prête aucune attention particulière. A son grand damne. A peine passe-t-il à ses côtés, le dépassé qu’il se sent être violemment agrippé. Ne comprenant pas ce qu’il se passe, Gabriel tente bien de lui donner un coup de coude dans le ventre mais avant qu’il n’ait le temps de dire ouf la pression sur sa gorge se fait bien plus forte et précise. La sensation d’étouffer le tétanise de frayeur, sens en alerte et adrénaline faisant battre son cœur. Il pousse violemment sur ses pieds pour espérer faire basculer l’homme en arrière, va même jusqu’à enfoncer ses ongles dans l’avant-bras mais rien n’y fait, sa vue se trouble et il se sent partir. Trou noir.

***
Il y a d’abord la sensation d’être extrêmement fatigué qui le prend au corps, alors qu’il reprend doucement conscience sans ouvrir les yeux. Puis vient celle d’une chaleur écrasante au rythme de sa respiration dont l’air passe moins bien sous le tissu qui paraît rêche. Il ne comprend pas, ne se souvient plus vraiment, mais lorsque ses prunelles s’ouvrent enfin et qu’il commence à chercher à bouger il se rend compte qu’il ne peut pas. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?. Il a la bouche pâteuse et constate amèrement qu’on l’a bâillonné. Le tissu sur son visage n’aide en rien à le calmer, il s’irrite autant qu’il panique en son for intérieur. C’est quoi ce délire putain ? Il n’en faut pas plus à Gabriel pour commencer à tirer sur les liens solidement serrés. Peu importe celui qui s’amuse à une telle connerie, il ne finira jamais son dessert du jour, ni même les prochains. Alors on se réveille, la Belle au Bois Dormant ? Aveugle, le brun se fit au son de la voix qui résonne et le fait tressaillir de surprise et tourne la tête en sa direction, se croyant seul il ne sait trop où. Il voudrait parler, pour l’insulter, c’est une évidence car il perd d’ores et déjà patience, et surtout il se rappelle de la pression sur sa gorge qui se fait encore douloureuse, tout comme cette impression constante de manque d’air qui est tout bonnement désagréable et qui l’effraie plus que de raison. Il tire encore, veut se libérer, l’étriper ou toute autre chose du même acabit. S’il est tombé sur un cinglé en manque de partie de jambes en l’air, il va doublement le castrer. Pour sûr. A cet instant toutefois, il n’offre que le silence à 924, car il attend de savoir ce qu’il compte faire de lui, et pourquoi une telle mise en scène a été de mise.  


AVENGEDINCHAINS

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


 
❝ in the middle of a firestorm ❞ I'm always ready for a war again, go down that road again. It's all the same, You know I'll ride again. Who gon' pray for me ? Take my pain for me ? Save my soul for me ? 'Cause I'm alone, you see. Then I'll spill this blood for you.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H13-924
H13-924
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [NIVEAU 8] Full of terrors | H09-116   Mar 30 Jan - 21:01

ft. H09-116

Il avait l'air bien remuant, celui-là : à peine s'était-il réveillé qu'il avait commencé à gigoter dans tous les sens et à tester ses liens. Il faudrait travailler sur lui en suffisance avant d'obtenir des infos... 924 continuait de l'observer quelques instants. La crainte et la colère suintaient au travers du coton de l'oreiller. Il devait impérativement le laisser mijoter dans son sort, faire connaissance avec ses entraves et se résigner temporairement à sa condition. S'il s'était éveillé sans bâillon, ç'aurait été directement la cacophonie et 924 se serait sans doute... énervé.

Il ne savait pas d'où il tirait toutes ces conclusions. En réalité, il s'en fichait : la question l'effleura à peine. 924 se concentrait pleinement sur son prisonnier ; il l'observait sans en perdre une seule miette. Lui aussi avait un travail de reconnaissance : il devait assimiler les réactions de 116 et coupler ces informations avec celles observées précédemment. Cela lui permettait d'avoir une meilleure idée de la personne qu'il était, de mieux prédire ses réactions, et de bien ajuster la stratégie d'interrogatoire.

Et effectivement, 116 transpirait de colère. 924 allait devoir lui montrer qu'il n'était pas en mesure de mener la danse. Pas avec lui. Et surtout, il allait devoir cracher les morceaux rapidement s'il ne voulait pas en pâtir. Physiquement... et mentalement.

− Je t'en prie, continue de tester tes liens. Il empruntait un ton poli, empreint d'empathie, avec une once de sympathie. Je les ai placés moi-même et je me suis assuré de leur fonction.

Il se leva et se déplaça dans la pièce silencieusement. Il avait, en effet, retiré ses chaussures préalablement ; ses déplacements en chaussettes lui permirent de bouger à pas feutrés, sans que sa victime ne puisse réellement le suivre dans la pièce à l'ouïe. Un moyen de désorienter son prisonnier en le surprenant à un autre endroit à chaque temps de parole.

− Pas même un pouce déboîté ne t'aidera. Crois-moi.

La voix était sereine, impassible et bienveillante. Dans quel but ? Le rassurer ? Le glacer ? Le décontenancer, certainement. Lui semer le doute et le perturber. Attiser sa curiosité aussi, en quelques sortes, de façon à ce qu'il se concentre sur ce que son bourreau lui dit exactement sans céder à ses propres instincts. Il devait capturer son attention. C'était réfléchi, bien que 924 ne puisse expliquer l'origine exacte de cette stratégie. Peu importe : seul le moment présent l'importait, et là ils en étaient à la prise de contact.

− Alors tu dois te demander ce que je te veux, mh ? Et en même temps, qui je suis. Pour cette dernière question, tu serais bien déçu. Je ne suis qu'une personne ordinaire dans cette Ruche, qui veut les mêmes choses que les autres prisonniers de cet endroit. A la différence, peut-être, que j'aime avoir des réponses. Rapidement. Et sincèrement.

Il lui laissa quelques instants de silence pour permettre à 116 d'assimiler les informations.

− Et toi tu te demandes pourquoi tu es ici avec moi. Pourquoi toi. Toi ! Il étouffa un rire sarcastique. Tu te dis certainement que le con que je suis n'aurait pas dû s'en prendre à toi, que je vais le regretter, que tu vas me faire payer,...

924 fit planer un silence angoissant tandis qu'il plaça son visage à deux centimètres de l'oreille de 116, tout en retenant sa respiration pour ne pas trahir cette atroce proximité.

− C'est faux.

Il se retira en un instant, prêt à esquiver une éventuelle riposte physique. Il reprit la parole d'une voix plus élevée, empruntant le même ton que lorsqu'il faut briefer quelqu'un :

− H09-116, arrivé ici il y a quatre mois et deux semaines. Pas très confiant, le gaillard d'ailleurs à l'époque. Félicitations pour ton assurance, à toi et à tous ceux qui t'entourent. Quelques instants de silence. Oui Robert, je ne t'ai pas emmené ici juste sur un coup de tête. Je t'ai observé. Je t'ai étudié. Je sais beaucoup de choses sur toi. Il se déplace à nouveau. Alors qu'est-ce que je veux obtenir de toi ? Rien de bien sorcier. Tes actes m'intriguent. Tes bavardages me rendent curieux. Honnêtement, voilà pourquoi tu es ici : je veux des réponses et je sais que tu les détiens. Mais je ne veux pas de bobards, tu vois ? Parce qu'il n'y a rien de tel que la vérité. Il se met du côté gauche. Je pense qu'on peut s'entendre. Pour pouvoir discuter, il vaudrait mieux que je t'enlève ce bâillon, on est d'accord. Mais on sait aussi que tu pourrais te décider à hurler comme une jeune fille effarouchée et franchement, ça va me gonfler et il va falloir que je te fasse taire d'une manière ou d'une autre, tu captes un peu ?

Au fur et à mesure de son bavardage, il avait laissé son débit de paroles augmenter et son ton se renforcer afin d'accentuer le poids de la menace. Il attendit que 116 réponde, le stimulant si nécessaire en l'invitant à confirmer d'un mouvement de tête.

− Tu penses que je peux t'enlever cette chaussette de la bouche pour discuter ?

Le retour d'une voix basse et magnanime.

− Tu peux répondre d'un signe de tête. lui confia-t-il avec bienveillance.

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H09-116
H09-116
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [NIVEAU 8] Full of terrors | H09-116   Sam 10 Fév - 12:42

H13-924 & H09-116

you won't break me down


Il n’est pas réputé passif, Gabriel, et s’il y a bien une chose que la Ruche lui a appris c’est qu’il est bien résolu à ne pas se faire écraser. Malgré la fatigue et la douleur à sa gorge précédemment étranglée, le jeune homme est déterminé à tester ses liens, par réflexe, même si l’angoisse est belle et bien présente et taraude son esprit. Ce voile contre son nez et le bâillon faisant office de peur croissante à mesure qu’il sait mal respirer. Ce n’est pas le fait d’être aveugle qui le dérange mais le fait d’être entravé dans sa respiration, tel un vilain écho qui résonne au creux de sa caboche sans qu’il n’en comprenne le sens. Au fil des secondes silencieuses à tirer de toute part sur ses liens, le brun doit se résoudre à accepter les faits : il ne parviendra pas à se détacher sans un minimum d’aide et sa situation est plus que précaire. Se mêle alors à la crainte, cette fameuse amie nommée colère qu’il connait bien. Qu’il a appris à côtoyer régulièrement ces derniers temps. Gabriel continue de tirer en soufflant et jurant intérieurement, se refusant à briser le silence régnant dans la pièce à défaut du bruit de ses mouvements. Ce n’est qu’à l’instant où la voix résonne qu’il tressaille par réflexe, oreilles à l’affût afin de le localiser par le son de sa voix. Quel était donc ce pauvre fou qui avait osé lui faire ça ? Et surtout… Pour quelles raisons ? S’était-il encore mis dans le pétrin tout seul à cause de ses regards ? Cela faisait pourtant plusieurs jours qu’il n’avait plus fixé désagréablement quelqu’un… Je les ai placés moi-même et je me suis assuré de leur fonction. Incapable de dire quoi que ce soit, il sent sa langue riper contre le tissu fourré dans sa bouche et grogne de mécontentement, sourcils froncés bien que 924 ne puisse le voir sous la toile d’oreiller. Ecoute rivée sur chaque geste que pourrait faire l’homme, Gabriel n’émet plus un seul son ni même ne bouge, poings serrés. Il sent son cœur faire une embardée dans sa poitrine tandis que son ventre se soulève plus vite sous la respiration légèrement saccadée. Pas même un pouce déboîté ne t'aidera. Crois-moi. Il a bougé dans la pièce, le brun en est quasiment certain et penche la tête de côté d’ailleurs. Il voudrait parler, lui dire d’aller se faire foutre et bien profond, oui, en colère, Gabriel sait parfaitement être vulgaire. Néanmoins, la tactique de 924 fonctionne, car bien qu’il continue de tirer délicatement sur ses liens malgré tout, il demeure pleinement focalisé sur les mots qui s’échappent des lèvres qu’il ne peut pas apercevoir. Qu’il est facile de rester camoufler…

Bientôt, il n’est quasiment plus possible d’arrêter son ravisseur de parler et parler encore. Chaque syllabe est écoutée, appréciée ou maudite, et bientôt Gabriel ne bouge plus du tout, concentré sur ce qu’il entend, occupé à tenter de savoir au mieux d’où la voix résonnera à nouveau. Bien sûr, il cherche à comprendre ce que l’autre peut bien lui vouloir et même ce qu’il craint de lui pour l’avoir saucissonné ainsi, mais assurément, 924 se sent bon professeur en ce jour où il n’a de cesse d’exposer ses connaissances durant de trop longues secondes. Evidemment que 116 se demande ce qu’il fiche ici et pourquoi lui. Tu te dis certainement que le con que je suis n'aurait pas dû s'en prendre à toi, que je vais le regretter, que tu vas me faire payer... Oh que oui, l’homme n’en a pas la moindre idée mais celui qu’il a capturé sait parfaitement être rancunier… Et il va tellement lui faire manger ses gaufres du petit déjeuner par le nez qu’il s’en souviendrait ad vitam aeternam. C’en est certain. C’est faux. Le souffle ricoche sur sa peau et Gabriel a le réflexe de tourner la tête, prêt à lui donner un coup mais il a déjà reculé. Chier. Grondant dans le fond de sa gorge, il se remet à tirer sur ses liens violemment, même lorsqu’il commence à lui faire tout son dossier. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’il se calme, oreille de nouveau obnubilée par ses mots. Oui Robert, je ne t'ai pas emmené ici juste sur un coup de tête. Je t'ai observé. Je t'ai étudié. Robert… Il ne s’appelle pas Robert, sauf aux yeux d’Elijah mais ça, il doit déjà le savoir étant donné qu’il l’a étudié de manière malsaine. A cet instant, Gabriel se demande s’il reconnaîtrait son visage en étant capable de le voir. Il se demande quel sombre con a pu prendre le risque de lui étaler sa vie de la sorte en pensant qu’il ne lui arriverait rien dans le futur ? Honnêtement, voilà pourquoi tu es ici : je veux des réponses et je sais que tu les détiens. Mais je ne veux pas de bobards, tu vois ? Parce qu'il n'y a rien de tel que la vérité. A chaque mouvement fait, la tête du brun se penche d’un côté ou de l’autre, signe qu’il écoute attentivement en même temps qu’il peste et rage de l’intérieur. La position est loin d’être confortable, faire l’étoile n’est pas son genre, encore moins attaché. Et à en juger par ses paroles, ce type est dingue… Il n’a pas plus de réponses qu’il n’en a, et n’est pas le mieux placé pour en donner. Ce fou se fourvoie, sur toute la ligne. Pour pouvoir discuter, il vaudrait mieux que je t'enlève ce bâillon, on est d'accord. Mais on sait aussi que tu pourrais te décider à hurler comme une jeune fille effarouchée et franchement, ça va me gonfler et il va falloir que je te fasse taire d'une manière ou d'une autre, tu captes un peu ? Un sourire vient étirer les traits du brun qui ne bouge plus d’un millimètre. S’il capte ? Oh il imagine bien ce qu’il pourrait faire, mais si 924 croit qu’il va l’effrayer il se fout bien le doigt dans l’œil, ce qui l’effraie davantage c’est cette maudite toile de tissu qui l’empêche de respirer convenablement, rien de plus, et certainement pas lui.

A la question de l’assaillant, 116 récupère une mine sérieuse sous le tissu. Discuter, il le veut alors il accepte d’acquiescer d’un bref mouvement de tête. Une fois le bâillon retiré, il prend le temps silencieusement de détendre sa langue dans sa bouche et renouer avec un semblant de respiration améliorée. « Je n’ai pas pour habitude de hurler comme une jeune fille effarouchée. ». Première chose qu’il balance d’une voix enrouée à cause de l’étranglement précédent. « Pour ce qui est de tes réponses, tu vas pouvoir aller te faire mettre, car je ne sais rien du tout. Et si tu veux mon avis, je trouve ta technique un peu trop facile. Pourquoi n’assumerais-tu pas comme un homme tes actes au lieu de te camoufler avec l’aide d’un tissu sur ma tronche hein ? Pour quelqu’un qui considère que les représailles ne se feront jamais, je te trouve bien trop précautionneux. ». Le son de sa voix est calme et posé, seule la colère se lit entre les lignes et le ton sec et glacé qu’il arbore. Ils ne sont pas amis, Gabriel ne voit donc pas pourquoi il se gênerait pour mal lui répondre. Qui plus est, il a toujours été un peu trop franc du collier.    


AVENGEDINCHAINS

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


 
❝ in the middle of a firestorm ❞ I'm always ready for a war again, go down that road again. It's all the same, You know I'll ride again. Who gon' pray for me ? Take my pain for me ? Save my soul for me ? 'Cause I'm alone, you see. Then I'll spill this blood for you.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [NIVEAU 8] Full of terrors | H09-116   

Revenir en haut Aller en bas
 
[NIVEAU 8] Full of terrors | H09-116
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Offre promotionnelle à ne pas rater : FairUse wizard Full Edition gratuit !
» POI Passage à niveau sur Nuvi 205
» Niveau Maximum des héros d'après le contenue d'une variable.
» UN TUTO POUR EFFECTUER UN FORMATAGE DE BAS NIVEAU POUR DISQUE DUR SEAGATE
» Passage à niveau Faller 120171

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Espace création de miel :: La Ruche-
Sauter vers: