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 • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24

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MessageSujet: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Ven 9 Fév - 17:12



Obsession destructrice
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La veste de costard sur les épaules, la cravate parfaitement attachée, l'attachée- case qu'il serrait entre ses doigts et les chaussures noirs cirés. Un homme descendait du taxi qu'il venait de laisser là, ses prunelles vertes se baladèrent sur l'hôtel qui se dressait juste devant lui. Le Ritz-Carlton. Aucune réaction visible sur son visage, malgré toute la richesse qui s'en dégageait, qu'il soit question de cette couleur blanc cassé ou encore de la matière utilisé pour les colonnes qui étaient particulièrement grandes. Visiblement, cet hôtel avait été parfaitement créé dans un concept particulier. On souhaitait en mettre plein la vue aux quelques passants et surtout aux résidents des lieux. Préférant ne pas s'attarder sur ce point, il pénétra les lieux d'un air tranquille, se dirigeant sans attendre en direction de la réception. Après plusieurs minutes qui consistaient à se présenter, carte d'identité à l'appui et surtout carte bancaire chauffée, il récupéra la carte magnétisme qui lui permettrait de rentrer dans cette suite. Suite qui serait son chez-lui jusqu'à ce qu'il se trouve un logement digne de ce nom. Il était tout de même pas n'importe qui, il ne pouvait pas se permettre d’habiter dans un vulgaire loft ou appartement, imaginant sans mal la crise cardiaque que les membres de sa famille risquaient d'avoir. Et même lui... non. Hors de question. Il méritait le meilleur, c'était un fait établit depuis qu'il avait été conçu entre les entrailles de sa mère. Et surtout... en tant qu'aîné. Cependant, il était particulier fier de son parcourt. Enfin. Il avait réussie, réellement réussie à atteindre un certain niveau professionnel, même si ce n'était pas exactement ce qu'il désirait. Encore quelques années et il serait enfin procureur général. Qu'importe l'état, voyager ne lui posait plus vraiment problème.

La porte fût fermé derrière lui alors qu'il s'approchait de la salle de séjour où il déposa son attachée-case. Sans attendre, il en sortit le dossier. Ce dossier. Qui le rendait dingue depuis plusieurs mois. Malgré le fait qu'il n'avait pas été dès les premières semaines désignés pour s'en occuper. Quelques manipulations, quelques pressions et il avait réussie. Et non, il ne le regrettait pas. Il voulait retrouver ce type ou cette fille. Et il comptait bien le faire ! Hors de question de le laisser s'en tirer. Il avait tout de même la possibilité d'envoyer derrière les barreaux un des membres de ce groupe qu'il qualifiait presque de terroriste tant ils arrivaient à faire des dégats. Et tout cela de quelle manière ? Juste en restant assit devant un vulgaire ordinateur ! Insultant pour ceux qui avaient travaillés des années avec du papier coupant leur doigt, couru ici et là pour des entretiens, tissés des relations. Un grognement lui échappa. Il recommençait. De nouveau à éprouver cette colère contre les... dénommés hackeurs. La chaise grinça alors qu'il déposait son fessier sur le dossier, ses doigts attrapèrent les quelques feuilles qu'il regardait avec beaucoup d'attention. Il connaissait l'affaire sur le bout des doigts, savait exactement tout ce que le suspect avait fait, enfin... il ne pouvait pas s'empêcher d'être certain qu'il était coupable de bien plus. Ces personnes n'avaient aucun scrupules, rien qu'à voir ce qu'il pouvait obtenir si facilement. Quelques clics. Ça le rendait dingue. Mais le pire était certainement de ne pas connaître son visage, de ne pas connaître sa vraie identité, celle-ci... il la connaîtrait que dans deux jours. Lorsqu'il allait enfin lui faire face. C'était frustrant. De ne pas pouvoir avoir des informations sur son identité réel, à croire qu'on souhaitait le protéger. Pourtant il ne le méritait pas ! Mais alors pas du tout ! Ses doigts serrèrent la feuille où était écrit le pseudo, la seule identité qu'il connaissait. Le Ph4n70m, à croire qu'il se foutait de sa gueule avec un malin plaisir.

Soupirant. Il laissa sa tête se renverser en arrière. Il devait peut-être un peu arrêter de penser à cela. Il attrapa les feuilles avec précaution puis les rangea de nouveau dans son attachée-case qu'il rangea dans le coffre-fort. Certes, une femme de ménage n'allait pas passer avant demain-matin, mais il préférait ne pas prendre de risque. Faire confiance ne faisait pas vraiment partie de ses habitudes. Il entreprit de quitter les lieux, il avait vraiment besoin d'un verre. Il rejoint le bar de l'hôtel, s'installa sur une des chaises hautes et leva d'un air négligeant son index, sans même prononcer une seule parole.

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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Mer 14 Mar - 21:44

Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères.

Pianotant sur son ordinateur à une vitesse assez folle, un jeune homme brun était en train de ricaner intérieurement. En à peine quelques manipulations informatiques, plus ou moins légales… Il manigançait le piratage à distance de comptes en banques et divers sites administratifs ou privés. En un rien de temps, il récupérait les informations dont il avait besoin : état civil, derniers achats effectués, documents soient disant classés de cabinets d’avocats et compagnie, boites mails et sms. Tout ce dont il avait besoin pour ce sortir d’un énième merdier. Certains disaient dans son milieu qu’il s’y prenait tard, lui il trouvait presque qu’il s’y prenait encore trop tôt. Une demi-journée, c’était largement suffisant pour faire ce qu’il avait à faire.
Il imprima le dossier juridique le concernant. Demain, il était convoqué au tribunal, à la barre, pour son propre procès. On l’accusait notamment d’avoir piraté bon nombre de sites et déclenché par la même occasion la faillite de certaines boites, détruit des vies, fait évader des gens de prison, aidé au casse d’une banque, détourné des fonds et détruit les recherches sur un nouveau médicament miracle… et encore tout un tas de trucs. Autant, il reconnaissait volontiers certaines des accusations… Ouais, il avait fait couler une boite automobile, mais parce que les propriétaires se servait de leurs véhicules pour transporter de la drogue. Il avait effectivement piraté le compte en banque d’un vieux riche aigri qui refusait de payer les pensions alimentaires de ses gosses qu’il s’amusait à qualifier de « bâtards ». Bon… Certes… Il avait aussi piqué du fric à un certain riche homme d’affaire. Mais pour ça, il avait ses raisons qui ne regardaient que lui.
Tout ce qu’il avait à faire c’était prouver qu’il n’était pas le hacker qui avait fait les pires accusations. Pas dur pour la plupart puisqu’il ne les avait pas commisses. Mise à part le détournement de fond, les autres étaient plus ou moins justifiables et il avait des pirouettes toutes prêtes pour s’en sortir. Il passa tout de même l’intégralité de son après-midi à couvrir ou effacer ses traces pour le détournement de fonds. Heureusement qu’il était de nature prudente et qu’il était doué. Il pensait à son pote Mathias qui aurait eu surement besoin d’un coup de main si c’était tombé sur lui…

Sa besogne faite et le soir approchant, il était fier de lui. Un peu trop peut-être… Tellement qu’il s’ennuyait finalement. Le lendemain après-midi ne serait pas si drôle que prévu. Il avait de quoi se défendre tout seul. Son avocat ne servirait à rien à part présenter les preuves qu’il recevrait directement dans sa boîte mail le lendemain dès les premières heures. Tout était programmé.
Trop programmé. Ça manquait de piment, de danger et de coup fourré. Heureusement, il était plein de ressources : une idée venait de lui venir en tête.
Il fouilla dans les informations qu’il avait récupérées et ricana tout seul au milieu d’un bureau sous-terrain dont il était aujourd’hui le seul occupant. Oh oui, ce soir, il allait s’amuser un peu. Et demain ne serait ainsi qu’une bonne partie de rigolade. Il se délectait d’avance de tout ça et se mit en action, pianotant de nouveau sur son clavier, se parlant à lui-même.

« Et si on faisait un peu connaissance Monsieur W., hum ? »

Nom, photo, hôtel réservé par la secrétaire, même le numéro de chambre. Mais alors qu’il fouillait dans les diverses informations de son téléphone pour essayer de cerner le personnage et trouver d’éventuels futurs sujets de conversations pour établir le contact, il tomba sur des sms très intéressants. Monsieur Justice voyait visiblement quelqu’un. Un homme pour être exact ! Et la relation semblait… compliquée ? Apparemment. Soit, pas ses affaires. En revanche, l’idée qu’il avait de base en tête muta en quelque chose d’encore plus mesquin. Un nouvel objectif lui trottait en tête, s’il y arrivait, son procès serait définitivement le plus drôle des procès auquel il aurait assisté ! Définitivement.
Une recherche sur ce bon vieux Google pour l’adresse de l’hôtel et il attrapa son téléphone – évidemment modifié pour le piratage – et décida d’aller se changer. Vu le salaire annuel de monsieur le futur procureur général, il fallait se mettre à minima sur son 31. Et sans oublier de sortir sa petite belle gueule d’ange et son sourire. Il devait mettre le paquet !

Tout excité, il s’était appelé un taxi et avait payé en liquide avant de sortir du véhicule et regarder l’hôtel luxueux.

« Beau dehors, mais souvent arrogant dedans ! »


Il avait rigolé tout seul avant de s’avancer à l’intérieur de la bâtisse, main dans les poches, l’air nonchalant. Il avait tendance à mépriser les riches. Ils étaient souvent trop nombrilistes et se foutaient de savoir s’ils étaient justes ou équitables avec les autres. C’était peut-être cliché, mais il ne pouvait penser autre chose depuis déjà quelques années…
Il prit la direction du bar de l’hôtel, puisqu’il n’avait pas de chambre, il allait guetter ici en espérant voir Monsieur Justice descendre. Il espérait juste qu’il n’était pas du genre à appeler le service d’étage. Ce serait bête qu’il soit obligé de s’embêter à pirater les serveurs de l’hôtel depuis son téléphone… Il lui faudrait bien deux whisky pour faire passer le temps sinon... Il scruta donc les lieux en arrivant, avant de se rendre compte que sa cible était déjà arrivée. Un sourire en coin apparu sur son visage alors qu’il le regardait faire, ne pouvant s’empêcher de lever les yeux au ciel en le voyant simplement lever le doigt sans même lancer un regard au barman.
Bah voyons…

Il ne put s’empêcher d’accélérer les choses et s’avancer à son tour vers le bar, illuminé de rouge. Il s’accouda négligemment sur ce dernier, à côté de Monsieur Justice, ricanant.

« En général ça marche mieux quand on ouvre la bouche pour demander ce qu’on veut. Parait même qu’un petit sourire sympa au barman fait que ça arrive plus vite. »


Il avait à son tour levé un doigt en regardant le dit barman, ajoutant un sourire. Étrangement, ce dernier s’approcha d’eux. Le brun ne put s’empêcher de sourire en coin. Les barmans et les voituriers étaient toujours les moins bien considérés dans ce genre d’endroits. Il commanda donc un Whisky avant que Monsieur Justice puisse commander à son tour. Monsieur qu’il avait pris le temps de regarder un peu. Et ben… La photo dans les bases de données de son cabinet ne lui rendait pas justice ! Il pouvait ajouter la mention « physique canon » en plus de « belle gueule » sur son CV celui-là. Cette mission devenait définitivement encore plus intéressante.

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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Jeu 22 Mar - 13:57



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Aura animale, dominante qui se dégageait de sa personne, même lorsque son visage restait de marbre. Qu'aucune imperfection ne venait troubler l'image qu'il appréciait renvoyer. Dans ce monde. Qui n'était que fait de faux-semblant, mais qu'il adorait. Il n’arrivait pas à s'en empêcher, d'apprécier l'aspect particulièrement élégant d'un costume lorsqu'il n'était pour l'instant pas encore vêtit. Qu'il soit question de l'expression facial que l'ont laissait entrapercevoir en fonction des événements ou encore des paroles à utiliser pour démontrer sa dominance sur une personne. Voilà ce qu'il aimait. Sans même devoir utiliser la force, les bons mots, le bon sourire, le bon regard, les ingrédients fatales pour être propulsé au sommet. Ces ingrédients qui lui servaient très bien dans son travail, sa raison de vivre. Mais cette dernière était désormais en danger. À cause d'une personne en particulier. D'un individu. Il ne regrettait pas d'avoir pris cette affaire, il ne pouvait pas le faire, pas alors qu'il était certain de réussir là où tous les autres avaient échoués, il ne pouvait pas. Lui. Manquait l'élément qui lui permettrait de mettre la main dessus. De ce petit plaisantin qui ne semblait ne pas avoir de limite, qui se sentait puissant dans l'ombre, qui avait des connaissances qu'il n'arrivait pas à comprendre. Les objets électroniques et internet était loin d'être sa spécialité, heureusement qu'il avait une secrétaire qui s'occupait de ces tâches informatiques qu'il considérait comme étant sans importance. Sans importance.... Troublant. Il ne s'était pas attendu à cela. À ce qu'on soit capable de tel prouesse grâce à un écran, un clavier et une souris. Il en était troublé. Curieux de connaître qui en était responsable, qui pouvait faire autant de dégât avec juste trois objets.


Ferme ses paupières un instant. Pas ce soir. Enfin, pas durant la prochaine heure. Il devait se détacher de cette affaire, devait se détacher de ses mystères qui le tenaient en haleine, aux risques de s'y perdre. Et ça... il savait que c'était son plus gros défaut, cette tendance à être trop passionné. Au goût de ses parents et surtout de sa mère. Bien trop protectrice. Voulant qu'il prenne soit de lui et surtout qu'il ait des relations humaines hors du cadre de son travail. Oui, des relations... dites normales et communes. Mais il en était incapable, garder les gens éloignés de sa personne était un automatisme qu'il n'arrivait pas à empêcher. Et puis, il y avait les autres relations... celle amoureuses. Bien pire. Hors de question de s'y attarder. Ainsi que d'en toucher mot à ses géniteurs. Même à son âge. Il ne trouvait pas dérangeant de leur avoir présenté encore personne après autant d'année. L'excuse de chercher la bonne fonctionné pour l'instant. Mais pour combien de temps ? Ce crédit offert allait sans doute arriver à date de péremption. Et rien que d'y penser. Il n'était pas tranquille. Il connaissait son monde, il savait comment cela fonctionnait et généralement, il pouvait finir déshérité. Chose qu'il comprenait. Les apparences étaient très importantes et ces dernières devaient offrir. Un mari, une épouse et deux enfants maximum. Il n'en voudrait pas à ses parents s'il le retirait du livret de famille, bien au contraire, mais il ne le voulait pas. Il les aimait. Il aimait sa vie, aimait son nom, bien plus que cette relation complexe dans laquelle il était plongé. Rien que d'y penser, il jeta un bref coup d’œil en direction de la poche de son costard. Là où se trouvait son téléphone portable, ne doutant pas une seule seconde que s'il avait omit de le mettre sur silencieux, il sonnerait tellement que la batterie se serait déchargé. Pourquoi avait-il fallu qu'il se lance dans une telle relation avec un homme de son entourage professionnel ? IL avait joué avec le feu. Et il payait.


Ses doigts se posèrent sur le bar, tapotant à un rythme régulier. Se perdant des questionnements diverses en l'attente que sa commande soit demandé. Mais se fût autre chose qui vint le chercher. Une parole sans doute adressé à sa personne. Si bien qu'il posa son regard un instant sur le client qui s’adossait au comptoir. Rien qu'au premier coup d’œil, il pouvait confirmer qu'il était un gamin. Pas loin d'une vingtaine d'année, peut-être même moins. Pas de son monde, bien loin de celui-ci et peut-être même pas réel client de cet hôtel. Sans doute un passager qui voulait se faire plaisir en buvant dans un bar qui possédait une excellente réputation. « Le pourboire qu'il pourrait gagner est bien plus utile qu'un sourire. » L’arrogance qui pointe le bout de son nez. La croyance que l'argent remplaçait absolument tout. Comme toujours. Il avait été baigné dans ces dires auxquels il croyait. Il en avait eu la preuve. Chaque jour de sa vie. Constamment là pour le lui rappeler. « Un brandy avec trois glaçons. » Répondit-il simplement tout en gardant le regard droit devant lui. Là où se trouvait les différents boissons, sentant tout de même le regard de l'autre sur lui. Regard qui fût gratifiant pour son ego. Il fallait avouer qu'il en avait l'habitude, au travail. Savait que le fantasme de l'homme puissant et froid avait tendance à attirer l'attention. Il n'était pas ignorant et même s'il n'avait pas tendance à en jouer, sauf dans quelques affaires pour obtenir des informations. Qu'il soit question des hommes ou des femmes, il ne résigner pas sur les moyens. Être le meilleur était toujours la voie à suivre, qu'importe ce qu'il fallait faire. « Ce que vous voyez vous plait ? » Dit-il simplement taquin tout en attrapant le verre qu'il porta à ses lèvres lentement. La tête légèrement baissée. Les iris posés sur sa personne alors que le liquide ambrée brûlait sa trachée. Un regard qui dura juste quelques secondes, regard qui détaillait rapidement le jeune homme à ses côtés avant qu'il ne reporte une nouvelle fois son attention sur les bouteilles, comme si de rien n'était. Comme s'il ne venait pas de lancer un regard particulièrement brûlant sur le jeune homme à ses côtés.

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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Dim 8 Avr - 19:38

Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères.

Approcher ma proie n’avait rien eu de compliqué. C’était presque trop facile, presque décevant. Mais ce que je constatais à mesure que le temps passait rattrapait bien vite la déception. Ce grand gaillard était arrogant. Et clairement, il possédait un égo et une fierté qu’il ne s’emmerdait même pas à cacher. L’argent semblait sa monnaie d’échange favorite. Grand bien lui face si cela marche sur les autres, moi le fric, j’en ai pas grand-chose à cirer. Et je pense que le barman non plus.

« Un barman d’un hôtel de luxe n’a que faire de votre pourboire. Mais la considération humaine doit pas trop vous parler je présume. »

Je n’avais même pas retenu mon regard qui avait fini au plafond. Les riches : tous les mêmes. Toujours à croire que le monde plierait devant eux pour une liasse de billets. Qu’on ne compte pas sur moi pour baisser la tête comme une prostituée pourait ouvrir les cuisses contre un billet. C’est pas mon genre et ça ne le serait jamais. Ce qui ne m’empêcherait pas de m’amuser ce soir, et surtout de m’amuser de ce gars. On verrait bien qui ferait l’arrogant le lendemain, devant monsieur le juge.

Malgré moi, un sourire en coin apparait sur mon visage. Je ne le contrôle même pas, à quoi bon. Je rigole bien de ce que je veux. De toute façon, Monsieur Justice a décidé que les bouteilles du bar auraient le droit à son regard et son air faussement désintéressé. Mais son aura ne trompe pas, ça lui plait qu’on le regarde de manière insistante. Il doit se sentir puissant, beau, envié. Peut-être même adulé qui sait. Si ça se trouve, il en a l’habitude. Tant mieux. Parce que cela me permet de continuer l’échange alors qu’il reparle enfin. Son ton taquin m’arrache un sourire. Il mord à l’hameçon sans même que j’ai besoin de faire plus d’efforts.

« Si ce que je vois me plait ? Est-ce que je suis vraiment obligée de répondre à cette question ? Non parce que vous me sembliez pas bête de loin, mais j’ai pu me tromper… »

Comme si je n’avais pas vu ce regard brûlant qu’il me lançait. Provocateur. Fier de ce qu’il dégage. J’en ricane intérieurement. N’importe quel autre jeunot aurait surement rougit et se serait mis à bafouiller et se confondre en excuses bidons. Pas moi. Je m’en fiche royalement qu’on me prenne en flagrant délit de reluquage. On m’a donné des yeux, c’est bien pour m’en servir. Ce serait insulter un aveugle que de ne pas profiter de la vue, encore plus dans ce cas précis !
Mais je continue tout de même, entrant à moitié dans son jeu pour tenter d’amadouer le faux grumpy cat qui s’entête encore à fixer les pauvres bouteilles qui ne lui ont rien fait.

« Tout ce que j’espère, c’est que vous mettez une photo sur votre CV. Ce serait du gâchis de ne pas en mettre. Mais me faites pas croire que vous n’avez pas l’habitude. »

Mon verre se retrouve une nouvelle fois entre mes lèvres alors que je décide de m’appuyer dos au comptoir, détournant le regard de Monsieur Justice pour regarder les autres personnes dans cet endroit. Tellement de richesses et d’opulence présentes en un même lieu. Les mondanités et les manières de la haute. Des gens qui ne se rappellent plus d’où ils ont parfois commencé. Répugnant. Et tellement facile à détruire depuis un simple ordinateur. Un autre sourire me prend alors que l’autre n’a pas encore bougé. Décidément, il est buté.

« Sinon, vous attendez quoi au juste ? Qu’à force de les regarder fixement, vous arriviez à les faire fondre rien qu’avec votre regard ? Je veux bien croire que vous faites des ravages, mais il ne faut quand même pas exagérer. Ces pauvres bouteilles ne vous ont rien fait. »

Je secoue la tête de droite à gauche, amusé. Ceux qui fuient les regards ont souvent des choses à cacher, ou à se reprocher. Et j’aime un peu trop les choses cachées pour ne pas chercher à les déterrer.

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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Jeu 12 Avr - 23:09



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Que faisait-il là ? Assit sur ce tabouret. Dans ce bar. Dans cet hôtel. Le regard dans le vague. Perdu sur les bouteilles. En partie présent. Parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher. D'y penser. Encore. À cette affaire. À celle qui devait lui permettre d'avancer. D'attirer l’œil. D'être encore plus remarqué. Il trépignait d'impatience. De pouvoir argumenter lors du procès et surtout devant les jurys. C'était tellement existant. De pouvoir énumérer des évidences, de convaincre, de détourner les propos de l'avocat de la défense et surtout d'abattre la dernière carte. Il jouait. Durant ces moments. Ne manquait pas de prouver à quel point il s'était imprégné de l'affaire. Quitte à paraître bien trop dur envers l'accusée. Oh, il savait. Il savait qu'il était certainement l'un des plus sévère, qu'il désirait toujours la plus grande peine, la plus lourde, la plus sévère. Quitte à ce qu'ils gardent leur menotte même lorsque la mort viendrait les chercher. Le remords ? Il n'en ressentait pas une seule once. Restant fixé sur un seul objectif. Parce qu'il n'y avait que cela qui devait compter. Mais il fut sorti de ses pensées par les paroles du gamin à ses côtés. Qui ne semblait pas accepter de perdre, comme s'il était dans un jeu de parole, du plus fort, de celui qui assoit sa domination. Jeune et inconscient... Et surtout rebelle. Lui n'avait pas été ainsi. Lui c'était la perfection. Toujours poli. N'aurait même pas été là, assit à ce bar à l'âge de ce gosse. Est-ce qu'il avait réellement 21 pour demander de l'alcool ? Il n'était pas certain. Mais ce n'était pas son problème alors il n'allait pas faire une remarquer qui attirerait l'attention du barman. Si ce dernier ne faisait pas son boulot, ça ne le regardait aucunement.

Il gardait cependant le verre dans sa main, le bord si près de ses lèvres. N'arrivant pas à s'en empêcher. De penser à la même et surtout la mauvaise. Obsession. Il s'en rendait compte de plus en plus. Il devait absolument en finir au plus vite. L'excitation le prenait encore. Que le jour se lève vite et qu'il en finisse avec. Passant sa langue sur ses lèvres, il reposa le verre sur le bar puis son coude juste à ses côtés. « La considération humaine n'est utile que pour ceux qui n'ont pas les moyens. » C'était cruel. Horrible. Il n'allait même pas le nier, mais c'était ainsi. Tellement simple. Tellement facile. Juste donner deux liasses de billets et le sourire revenait, malgré l'impolitesse. Il l'avait vu, tellement vécu. Aucune surprise. De nouveau les lèvres trempées dans ce liquide. Son regard pourtant porté sur le brun à ses côtés qu'il jaugeait. « Hm... Je ne suis pas intéressé. » Dit-il simplement tout en détournant le regard d'un coup, comme s'il n'avait pas passé quelques secondes à le fixer quelques secondes plus tôt. Et c'était vrai. Il avait déjà assez de problèmes avec son ex, se rajouter un gamin dans les pattes ce n'était même pas envisageable. Cela même si son corps en avait besoin. Il pouvait bien garder ses pulsions un peu plus longtemps. Qu'il ait le temps de se poser et surtout, d'éviter d'attirer l'attention sur lui. Il n'était pas envisageable que certaines personnes soient au courant. De plus, draguer dans un bar était loin d'être dans ses habitudes, malgré le goût de l'inconnu sur le bout de la langue. N'était-ce pas triste ? De ne pas pouvoir faire quelque chose juste parce qu'on en avait envie ? De profiter de l'instant présent ? Il n'y arrivait pas. Ce besoin de prévoir. Pour prévoir les coups à l'avance. 

Le mieux serait certainement d'ignorer l'énergumène qu'il avait à ses côtés. Mais il n'arrivait pas à s'en empêcher, se devait de répliquer, asseoir sa domination. « Pour être affiché comme une bête de foire en guise de vitrine d'une entreprise ? » Il eut un sourire au coin. « Le mannequinat reste pour les mannequins » Il aimait être apprécié pour son savoir, pour ses connaissances, pour son travail ! Même s'il était vrai que son physique était un gros avantage durant les procès la gente féminine avaient tendance à l'écouter avec beaucoup d'attention. « A quoi bon prétendre quelque chose qui est l'évidence même ?  » C'était une perte de temps. Il était plutôt bien fait. Grand bien lui fasse. Il avait au moins cette qualité et elle l'aidait à avancer. Il n'allait pas cracher dessus. Surtout dans ce monde où le physique entrait beaucoup en ligne de compte. « Dois-je en déduire que vous préférez que je vous regarde vous ? »

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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Dim 15 Avr - 16:43

Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères.

Rien à faire, ce type ne lâchait pas l’affaire. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu’il détestait ne pas avoir le dernier mot. C’était son truc visiblement. Mais bon, pour un avocat réputé, futur potentiel procureur général… Mieux valait pour lui qu’il aime ne pas perdre. Ce devait surement être une qualité dans son monde professionnel, mais sûr qu’en société, cela ne devait pas beaucoup l’aider. Rare étaient les personnes qui aimaient être constamment contredites. Rare aussi ceux qui aimaient qu’on en rajoute toujours derrière eux. Heureusement, pour lui, ce n’était pas mon cas. Je le prenais plutôt pour un jeu. Une sorte de challenge à relever. Un défi. Et dieu que j’aime les défis. Et il est devenu mon nouvel objectif. Que faire si je l’atteins ou pas, ça occupera au moins ma soirée. Pas comme si j’avais encore grand-chose à faire avec mon procès du lendemain. Tout était prêt. J’avais préparé chaque preuve pour contrecarrer chaque accusation. Tout était en règle. J’avais même laissé une accusation sans défense. Exprès. Oui, j’avais piraté le compte en banque d’une boîte d’assurance pour qu’une dame âgée reçoive enfin ses indemnités après 4 ans de galère. C’était peut-être pas légal, mais y’avait pas mort d’homme pour autant ! Bref. J’avais tout envoyé à mon avocat – bien que franchement vu les compétences dans le domaine du hacking de ce gars… J’aurais pu m’en passer -  avant d’enfiler mon costume et de venir dans ce bar. Ne restait donc plus qu’à m’amuser.

Sauf que voilà, Monsieur Justice faisait de la résistante et chacune de ses remarques me fit lever les yeux au ciel. Quel rabat-joie coincé. Cela devenait un peu ennuyeux à la longue. Ses remarques étaient dignes d’un mec né avec une cuillère en argent dans le… vous avez compris, et qui avait l’habitude d’avoir constamment l’ascendant. Et ben ! Elle devait être un peu triste sa vie s’il ne s’autorisait jamais un peu de détente. Pas que c’était mon problème, je constatais juste.
Il n’empêche que je ne peux m’empêcher de lâcher de petits rires moqueurs à ses réponses. Tellement facile d’utiliser la carte de l’arrogance, j’en devenais presque déçu alors que j’avais repéré un peu plus loin un mec pas trop mal – et probablement aussi blindé que le Grumpy Cat du jour – qui me fixait depuis plusieurs minutes avec un sourire aguicheur. Je rentrais dans son jeu tout en continuant d’écouter Monsieur Justice d’une oreille distraite.
Je ne pus m’empêcher cependant d’hausser un sourcil en me tournant vers lui quand il me déclara qu’il n’était pas intéressé. Et bien, y’en avait un qui manquait pas de culot mais surtout d’égo. Si seulement il savait pourquoi j’étais venu l’aborder en réalité. Sûr qu’il l’aurait beaucoup moins ramené. Cette pensée m’arrachait donc un rire moqueur alors que je détournais de nouveau mon attention de lui pour me refixer sur l’autre beau gosse du fond de la salle.
Tout ce qu’il avait dit m’avait rire. Du « pas intéressé », à sa réponse sur la photo dans le CV, à l’évocation des mannequins jusqu’à sa question à laquelle je ne m’attendais pas. Je ne le regardais plus, mais je lui répondis quand même, manière de rester poli.

« C’est triste d’apprendre que malgré que vous n’ayez pas l’air bête, vous n’utilisez pas toutes vos cartes. D’autres en auraient bien plus joui. Mais ce n’est pas mon problème. »


Le verre que je tenais à la main rejoignit de nouveau mes lèvres pour que je le finisse d’un coup sec, le liquide venant brûler ma gorge alors que je voyais clairement de loin que l’autre gars était bien plus réceptif. Si l’autre ne voulait pas craquer, tant pis. Il l’aurait déjà suffisamment mauvais en comprenant qu’il m’avait eu à porter de main la veille.
Je repris donc la parole pour ne quand même pas lui laisser le dernier mot. Je n’étais pas si serviable il ne fallait pas déconner. Surtout qu’il ne me faisait aucune pitié. Il aimait jouer les gros durs silencieux, qu’il en soit ainsi.

« Quand à être intéressé je suis désolé de vous apprendre qu’il faut parfois éviter de se prendre pour le centre de l’attention. La septième merveille du monde au milieu d’un simple bar. La technique de drague inversée vous connaissez ? Faire semblant de s’intéresser à quelqu’un pour capter l’attention d’un autre. Ce n’était pas vous que je visais. »

J’avais simplement lancé un signe de main à l’autre gars en question avec un sourire en coin.

« Puis prétendre l’évidence. La bonne blague. Rien ne me prouve que vous valiez mieux qu’un autre pour passer une bonne soirée. Ce type là-bas m’a d’ailleurs l’air bien plus ouvert à l’échange. Et jusqu'à ce qu'on me prouve le contraire, il sera un bien meilleur parti pour ma soirée que vous. Oh, et je me fiche que vous me regardiez ou non ce soir. Mais juste pour vous prévenir. Vous sentez le désespoir à plein nez. La frustration aussi, et pas que professionnelle. »


Mon sourire était mutin, provocateur. Je savais lire sur le visage de la plupart des gens, mais encore plus dans ceux que j’avais pu prendre le temps d’étudier. Et ce mec, j’en savais suffisamment vu son rôle dans mon procès.
Je me retournais pour me remettre face au bar, toujours aux côtés de Monsieur Justice avant de sortir mon portefeuille. Une liasse de billet tomba sur le comptoir à destination du barman. De quoi payer les deux verres et un pourboire assez généreux. Mais je ne rangeai pas l’objet de cuir tout de suite. Je pris le temps d’abord d’en sortir une fausse carte professionnel de détective privé, sous laquelle je glissais le double de la carte de la chambre que j’avais pris soin de louer au même étage que lui. Toujours avoir un plan de repli. Et même s’il ne marchait pas, dormir dans une chambre grand luxe ne me ferait avoir que meilleure mine le lendemain. Autant en profiter.
D’un geste discret qui se voulait rester sur le ton professionnel, je lui glissai la carte devant lui avant de murmurer de sorte à ce que personne à part lui ne puisse m’entendre.

« C’est dommage. On aurait pu trouver un compromis. Je me doute que votre vie privée ne doit pas être visible en sphère publique. Ça me va. Je peux comprendre. Mais cet hôtel et son personnel savent se faire discrets. Dommage. Oh, et un dernier conseil. Détendez-vous. Rapport à votre air désespéré là, on dirait que vous êtes hanté par je ne sais quoi. Ça aussi, ça va finir par se remarquer en sphère publique. C’est mauvais pour votre image. Et puis... A votre place, je ne laisserai pas mon obsession gagner la partie. »

Et c’est sur ses belles paroles que je laissais sur son tabouret, accroché au bar et à ses foutues bouteilles. J’étais venue pour m’amuser, par pour servir une psychologie de comptoir toute le nuit.
Je ne prie qu’un verre ou deux avec l’autre bel homme avant qu’il ne me laisse son numéro et que je ne me dirige vers ma chambre. Je n’étais même pas fatigué. Damn. J’allais devoir trouver de quoi m’occuper pour m’endormir. Etre hyperactif était parfois une plaie.

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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Dim 15 Avr - 19:09



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« C'est bien, vous en avez conscience. » Il eut un énième sourire au coin. Nullement offusqué. Cela avait tendance à le servir, surtout dans le monde réel. Hors des murs des tribunaux. Attirer l'attention ne faisait qu'attirer plus de problèmes. Plus de méfiance, plus de certitude. Très souvent, il aimait bien l'idée de pouvoir se fondre dans la masse, rien que pour observer réellement les gens, savoir ce qu'ils pouvaient penser réellement, lorsqu'ils ne faisaient pas face aux pouvoirs. Ce pouvoir offert par l'argent. Telle une expérience. Mais ensuite. Non. Il l'éjectait au loin. Il aimait être celui qu'il était, ce n'était qu'une question de pouvoir, de rien d'autre dans ce monde. Et cela, devait rester ainsi. Ce n'était pas comme si le gamin à ses côtés savait ce qu'il faisait de sa vie, il ne connaissait pas les codes, les obligations qu'il se devait de suivre, se voyait très très mal mettre en avant le fait qu'il avait une belle gueule pour être le meilleur procureur. Dans ce sens-là, il valait mieux être le plus malin, surtout. Et jouer sur son physique n'était pas une très très bonne idée. Pas alors qu'il était si simple de trouver un mannequin dans la rue et le prendre pour le mettre dans un bureau. Les règles, s'il ne les connaissait pas, il ne servait à rien. « Oh... » Dit-il simplement. En doutant malgré lui. Pourquoi ? Parce qu'il n'était pas habitué à cela. Plus la deuxième idée sur le fait qu'il lui avait adressé la parole alors qu'il s'entendrait sans doute bien mieux avec le barman. Peut-être que finalement, il s'était totalement trompé. Pas important. Il n'était pas ici pour attirer une quelconque proie à faire monter dans sa chambre. Pas alors que son esprit était aussi préoccupé, pas alors qu'il était aux côtés d'un gamin. Même si l'excitation du défi qu'il semblait être était alléchante. Cependant, il posa son coude sur le bar pour tourner la tête en direction de ce qui était visiblement la proie de son compagnon de bar. Pas de haussement de sourcil de sa part. Aucune réaction faciale exprimée. « Et je n'ai rien à vous prouver alors c'est parfait. » Vexé ? Sans doute un peu. Alors il jouait le jeu, du type qui n'en avait pas grand chose à faire. « Je vous en prie alors. »

De nouveau les lèvres trempées dans son verre dont il délecta du goût, plus longtemps qu'auparavant. « Ce désespoir ne vous a pas empêché de vous asseoir juste à côté... Donc, je devrais estimer qu'il attire l'attention. » Pourtant, le mot professionnel lui fait plisser les yeux. Qu'est-ce qu'il en savait l'avorton ? Il était le meilleur ! Et le lendemain, il allait le prouver une énième fois ! Gagner un nouveau procès, une nouvelle victoire à sa liste et surtout se régaler de l'attention de ses collègues sur lui. Le gosse qui semblait ne pas être capable d'en arriver où il était. À croire que parce qu'on était bien né, le cerveau ne suivait pas. Il n'était pas question qu'il se laisse avoir. « Il n'est pas bon de parler de chose qu'on ne connaît pas. » Il but finalement tout son verre d'un seul coup. Sentant l'intérieur de sa gorge brûlée. Il posa le verre. Tenté d'en prendre un deuxième, mais l'idée d'arriver saoul n'était franchement pas ce qu'il désirait, sans doute se laisserait-il tenter par un troisième après. Il valait mieux éviter. Mais il resta malgré lui figé. Lorsqu'il vit la carte de détective privée. Quoi ? Ce gosse était détective privé ? Ce n'était pas possible ! Enfin... il était bien trop.. Enfin, il n'avait même pas l'air d'être un adulte. Où était-ce parce qu'il voulait s'empêcher de grandir ? Et puis cette menace. Qu'il entendait. Qui le fit ouvrir grand les yeux. Compromis ? À propos de quoi ? Qu'est-ce qu'il avait sur lui ? Et il sentit son corps devenir glacé en comprenant. Non ! Il ne pouvait pas savoir ! Pas ça ! Qui ? Qui avait cherché à en savoir plus sur lui ? Était-il le complice d'un journaliste ?! Il serra les dents. Sentant la colère l'envahir. La situation lui échappait. Non ! Pas maintenant ! Jamais ! Il était figé. Les doigts autour de ce verre. Son verre. Comme si son âme n'était plus là. Que ce monde était en train de s'écrouler le sien ! Où est-ce qu'il avait merdé ? Quel ennemi ? Est-ce que c'étaient ceux qu'ils pensaient ? Non ! De nouveau cette image. D'un corps sans vie. Juste sous ses yeux. Il ne sut que dire. Que faire. Il avala sa salive. Cru sentit les gouttes de sueur perlées. La peur. L'inquiétude que tout s'écroule. Qu'est-ce qu'il pouvait faire ? Combien avait-il sur son compte à l'heure actuelle, il devait absolument aller vérifier. Essayer de garder le contrôle. Le plus possible !


Il posa le verre. Puis prit son portefeuille, refusant de laisser son verre être payé par un maître chanteur. Ce fils de pute allait regretter cette action. Il n'allait pas s'y attendre. Quand il lui tomberait dessus. Il laissa assez d'argent pour son verre puis se leva de son tabouret. N'ayant clairement pas l'envie de prendre la carte. Mais il savait qu'il serait plus simple s'il voulait le retrouver et finalement, il la prit avant de quitter les lieux. Les traits durs. Ne jetant pas un regard sur les quelques personnes dans les environs, pas alors qu'il sentait sa vie, son monde lui échappait. Juste l'envie de cogner contre quelque chose. De lui faire mal. Se venger. Lui faire payer. Il entra donc sa chambre et alla directement sur son ordinateur portable, vérifiait rapidement ses comptes. Bon... Il pouvait avoir cinq millions le lendemain. Se mordant la lèvre inférieure, il cherchait à savoir quoi faire. Il n'allait tout de même pas se laisser avoir ainsi si ? Le prénom et non de l'opportun, en quête de quelque chose à quoi s'accrocher. Mais rien ! Juste une page. Discret. Un nom. Un numéro. Les services proposés. Même le prix s'y trouvait. Il se mordit la lèvre inférieure avec plus de force tout en jetant la carte sur la table, juste à ses côtés avant de froncer les sourcils en voyant celle de la chambre d'hôtel. C'était quoi ça ? Il l'attendait. À croire qu'il se faisait un malin plaisir. Oui.. C'était cela. Il s'amusait en fait ! Serrant les poings. Il prit la carte. Resta silencieux. Cherchant à savoir ce qu'il devait faire. Et surtout comment s'y prendre. À cet instant. Il n'y avait que la violence qui lui venait.

Finalement, l’impulsivité avait gagné le combat. Il se trouvait dans cette chambre, assit sur le bureau, les bras croisés sur sa poitrine et surtout dans le noir. Sa rage le consumant doucement et sûrement. Se fût rapide. Dès que la porte de la chambre fût ouverte. L’opportun se retrouva plaqué contre la dite porte, la refermant, dans son dos un procureur enragé. Les dents serrées. Un bras autour contre la nuque et le poing serré contre le bas du dos. Les yeux plissés. Menaçant même s'il ne pouvait pas l'entendre. Et il n'avait même pas eu le temps d'allumer la lumière. « Qui t'envoie ? » Seule et unique question qui franchit la barrière de ses lèvres.
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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Dim 13 Mai - 16:36

Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères.

Se retenir de répondre à chaque remarque. Voilà ce qui avait été le plus dur pour moi. Agacer le brun ne s’était pas révélé difficile. Rien que ma présence semblait l’exaspérer. Ma compagnie, il n’en voulait clairement pas. Bien dommage. Ma technique n’avait pas marché. Raté. Voilà ce qui me traversait l’esprit alors que je fourrais mes mains dans mes poches, un grognement rageur dépassement la bordure de mes lèvres. Frustration. Voilà ce que j’étais. Frustré de ne pas avoir réussi à intriguer plus que ça ce type. Ce dernier s’était montré buté, mais surtout beaucoup trop préoccupé.
Un sourire mesquin se glissait sur mon visage. J’espérais bien secrètement que mon dossier n’y était pas pour rien. Après tout, je n’avais peut-être pas réussi ce que je voulais, à savoir piéger le futur petit procureur, mais j’avais tout de même pu l’approcher et tenir une conversation avec lui. A coup sûr que revoir mon visage le lendemain devrait l’énerver. Je m’étais exposé, là, devant son nez. Et il n’avait rien capté. Vu l’égo du gars, il s’insulterait surement intérieurement de ne pas avoir compris pour sauter sur l’occasion et ajouter des charges à mon encontre. Tant pis pour Monsieur Justice. Et tant pis pour moi aussi. Ma soirée s’annonçait beaucoup plus calme que prévue.

Las, j’avais fini par retourner à l’intérieur de l’hôtel de luxe, avant de trainer les pieds jusqu’à l’ascenseur. Ne restait plus qu’à me coucher et attendre le lendemain matin pour repasser chez moi. Le procès n’avait lieu que l’après-midi, largement de quoi émerger tranquillement. Un goût amer d’échec sur le bout de la langue, je soufflais en avisant enfin la porte de ma chambre au bout du couloir. Chambre isolée. Vraiment une occasion ratée bêtement. Mais au moins, le lit serait plus que confortable. A défaut d’être occupé.

« Rah. Les humains sont tellement… Chiants. Au moins l’électronique, c’est facile à décoder. Bordel. »

Mes pensées s’agacèrent alors que j’entrais enfin dans la pièce que j’avais louée pour la nuit. Mais je n’eus pas plus le temps de râler plus longtemps sur ma solitude nocturne qu’un choc percuta mon corps sans que je ne m’y attende. Dans un gémissement mêlé de douleur et de surprise je constatais que l’on venait de me plaquer sans ménagement contre la porte de ma chambre. Des bras puissants me coinçaient de sorte à ce que je ne puisse pas me dégager facilement. Génial. Les sens immédiatement en alertes, je cherchais à comprendre tout en essayant de me libérer. Une voix s’éleva rapidement dans la pièce. Sèche, cassante et sans appel. La question attendait une réponse. Et vite.
Cette voix. Je l’avais tout de suite reconnue. Facile. Elle était l’objet de ma nouvelle frustration depuis peu. Monsieur Justice avait donc décidé d’utiliser le double de la clé que je lui avais glissée, dissimulée sous ma fausse carte de détective privé. Malgré-moi, un sourire amusé et victorieux prenez place sur mon visage. Avant que ma connerie ne reprenne le dessus, n’ayant clairement pas oublié la question. Bien qu’elle était plus qu’étrange. Qui m’envoyait ?

« Ma libido ? »

Une pression plus forte se fit sentir contre mon corps. Le poing contre le bas de mon dos me filant un frisson d’excitation. Il n’était pas au courant qu’il y avait des zones sensibles à éviter de toucher parfois chez les gens ? Qu’importe. Il n’avait pas eu l’air d’apprécier mon franc parlé et mon sarcasme qui pour une fois n’en était pas tellement. Je n’allais pas bouder sur son physique, il fallait être honnête. Ceci-dit, je ne comprenais toujours pas le sens de sa question.

« Okay, okay c’est bon big guy, calme toi ! Je sais pas de quoi tu parles. Y’a personne qui m’envoie ! »


J’essayais de me dégager, commençant à ne pas apprécier du tout le manque de liberté dans mes mouvements. Sans compter que la position n’était pas franchement agréable. J’en venais presque à regretter que Monsieur Justice ne soit pas plus comme plus tôt dans la soirée. A réfléchir. Plutôt qu’à me plaquer contre la porte de cette foutue chambre. Pourquoi il pensait que quelqu’un m’envoyait d’abord ? Et m’envoyer pour quoi ?
Mon cerveau d’hyperactif bouillonnait complètement. A deux simples questions, mes neurones dégottaient des théories par centaines. Bon sang… La migraine allait encore me pendre au nez à ce rythme. Ca, ou un aller à l’hôpital puisque que monsieur tout en muscles ne semblait pas plus enclin à desserrer son emprise. Il flippait vraiment. On n’agressait pas les gens si on n’avait pas réellement peur de quelque chose. Et merde. Fallait détendre un peu l’atmosphère. Le calmer.

« Bordel. J’espérais bien que m’intéresser à un autre attirerait ton attention tout à l’heure, ben là c’est gagné. Mais en toute honnêteté, c’est pas franchement ce que j’avais imaginé pour la suite. »


Lâchant une nouvelle plainte douloureuse, je grognai contre le bois blanc devant ma bouche. Ce type cachait un truc. Définitivement. Bon, les sms m’avaient donné cette information sur un plateau d’argent il fallait dire. Et je cru comprendre un instant ce que ce type pensait peut-être. Restait à vérifier. Ou à jouer les ignorants. C’était bien ça aussi.

« Pourquoi tu voudrais que quelqu’un m’envoi d’abord ? Et pour quoi faire ? Lâche-moi, tu me fais mal ! »

Le tutoiement s’était fait tout seul depuis que j’avais commencé à répondre. Ce n’était pas une information importante, mais je venais tout de même de le notifier. J’espérais quand même que ça ne donne pas des envies de meurtre supplémentaires au brun. Plus je me rappelais son ton, et plus il avait l’air remonté. Et un frisson désagréable remonta cette fois dans mon dos. Rare fois où mon instinct de survie faisait surface. J’avais beau ne pas être une crevette, vu l’état tendu du type, son ton et sa carrure… Il semblait prêt à me casser en deux. Dans quelle galère je m’étais encore fourré !
Pas d’autres solutions. Jeter cartes sur table. Enfin… en partie.

« Bordel. Lâche-moi je t’ai dit ! On a plus le droit d’essayer de draguer les rares gays beaux gosses qui semblent avoir besoin de se vider l’esprit ou quoi ? C’est quoi ton problème ?! T’es vexé ? Me sort pas que t’as pas un penchant pour les mecs hein, j’en croirais pas un mot. J’ai un radar pour ça. Ça ne sert à rien de démentir. Cogne-moi dessus si ça te fait plaisir mais t’aurais pu te contenter d’un non comme les gens civilisés ! Brutasse va ! »

Je n’avais aucun gay-dar, même si effectivement une légende sociale soutenait son existence. J’avais des sms qui me confirmaient tout ça, mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir. Le reste de mes mots avaient été choisis avec soin. Que des vérités. Uniquement des choses que je pensais réellement. Noyer le poisson par des mensonges était inutile, complètement contreproductif. Détourner les insignifiantes vérités à mon avantage était bien plus efficace.

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MessageSujet: Re: • Ce mal qui te ronge, qui te tord les viscères • ft 24   Ven 1 Juin - 12:05



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Est inquiet. Parce que sa réputation est en jeu. Qu'il ne veut pas que tout soit détruit, qu'il ne veut pas être obligé d'être de l'autre côté de la barrière. Bien trop en jeu pour laisser tout être brisé. Qu’importe le prix. Il va le donner, il va l'offrir. Quitte à vider tout son compte épargne, son héritage, il en a rien à faire. L'argent n'est pas si important, pas alors que sa vengeance est en jeu. Mais le pire. Le pire est certainement le fait qu'il ne sait pas de qui cela vient. Il ne sait pas s'est lancé dans cet odieux chantage. Non, il fait face à un intermédiaire et cela le rend dingue. Tellement qu'il ne manque pas de le presser un peu plus contre cette porte. Veut lui faire mal, tellement. La colère fait bouillir son sang dans les veines. Il le fixe. À l’affût de la moindre occasion s'il a le malheur d'effectuer un geste brusque. Ce qui n'est pas simple dans sa position, mais qui sait de quoi il est capable. Il n'aurait pas cru dès le premier coup d’œil qu'il était un détective, plus facile de ranger dans la case de l'étudiant ou même lycéen lambda. Mais la réponse qui lui fût offert n'était clairement pas celle dont il s'attendait. Sa libido ? Qu'est-ce que ? Confus. Sa prise devint moins forte, tant il ne comprenait pas le lien entre la situation et ce dernier point. Certes, il avait bien compris que ce gamin semblait vouloir s'envoyer en l'air, mais quel était le rapport avec lui ? N'avait-il pas trouver un partenaire de choix un peu plus tôt ? D'ailleurs n'aurait-ils pas dû entre en sa compagnie à l'heure actuelle ? Déstabiliser. Et ce fait, devait se lire sur son visage, si bien qu'il fit un pas en arrière. Observant le détective, les bras désormais croisés. Telle une protection. Bien ridicule. « Tu ne viens pas de me menacer de balancer ? Alors, je vais pas le redemander, le prix est de combien. » Il voulait se débarrasser du problème au plus vite. Qu'il lui donne le prix, qu'il lui donne même le nom. Tant qu'il pouvait s'en sortir, tant que ce petit détail sur sa personne n'était pas connu de son entourage et surtout de sa famille.

Il n'était pas tranquille. Si bien qu'il attaquait sa lèvre inférieure, n'arrivant pas à se retenir. Il n'était pas habitué à cela, à être celui qui subissait un chantage. Et être dans la peau de celui qui était emprisonné, c'était très désagréable. Merde. C'était vraiment pas le moment. Surtout avec l'événement qui l'attendait le lendemain. Il ne devait pas se laisser bouffer par un détail personnel qui pourrait foutre en l'air ce pourquoi il bossait depuis plusieurs années. De plus, le fait que l'autre prenait tout cela avec un tel détachement. Ça le frustrait, le rendait dingue de plus en plus et il se retenait, tout en restant sur place, telle une statue. Sourcils froncés. Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Sa réaction n'avait rien à voir avec un quelconque rival. Est-ce que ? « ...Tu crois que je suis jaloux ? » Il ne tournait même pas autour du pot, balançait la phrase tout en le regardant comme s'il était fou. Certes, il avait été vexé un peu plus tôt, normal, personne n'apprécie d'être celui dont on se sert. Surtout sans être au courant de la combine. « Si je te veux, je t'aurais. » Fit-il finalement remarquer avec une évidence qui démontrait son arrogance une nouvelle fois. Comme quoi. Chassez le naturel, il revient au galop.

Puis sans même qu'il ne puisse se retenir. Il fixa du regard l'homme qui venait de lui balancer des informations qui étaient loin d'être celles qu'il attendait. Si bien qu'il entrouvrit la bouche un instant. Muet de stupeur. C'est comme ça qu'il draguait ? Bon certes, avant c'était bien partie et oui, il appréciait ce jeu du jeu et de la souris, de jouer à celui qui essayait de démontrer qu'il avait raison, lancer pique sur pique. Mais il n'arrivait pas à comprendre comment ils en étaient arrivés à ce détail balancé à mi-mot accompagné d'une carte de visite. « Original cette façon de draguer. » Un peu plus détendu. Mais les bras toujours croisés. Il voulait être certain qu'il n'y avait pas une quelconque idée fourbe derrière. Et le comble était certainement l'insulte. Mais d'où est-ce qu'il sortait ? Il n'en avait entendu des belles, dans son monde, les insultes communes n'étaient pas souvent utilisés, il fallait se retenir, si bien que lui-même, il était rare qu'une grossièreté franchisse la barrière de ses lèvres. Ce qui avait tendance à le présenter comme étant une personne dite coincé. Malgré lui, il rit. Sans doute parce que la panique avait été là, pendant plusieurs minutes. Cette impression que son monde allait s'écrouler sans même qu'il ne puisse l'éviter.

« Mais je croyais que l'autre était un meilleur parti... » Il s'installa sur le bord du lit, les jambes légèrement écartés, les deux mains posés à plat en arrière, le regard sur l'homme. Voulant à son tour le déstabiliser. Petite vengeance. « La technique de drague inversé n'a pas eu l'effet escompté ? » Et il souriait d'un air moqueur.

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