Partagez | 
 

 [FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H05-999
H05-999
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: [FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400   Dim 18 Mar - 10:37

In an other life, in an other universe (Rêve de Malik)Vendredi soir. Le début du week-end, soirée qui généralement rimait avec alcool, amis, fête ou autre divertissement de ce genre. Soirée qui commence au plus tôt et qui ne toucherait fin qu’au petit matin, dans un mélange de gueule de bois et de fierté ou de honte aux maigres souvenirs qui restaient. Enfin, c’était ce qu’avaient été mes soirées jusqu’à mes dix-huit ans, avant que l’armée ne se mêlent de tout ça, avant que je ne vois… autre chose. Et que je ne retourne dans les rangs de l’armée américaine, pour le plus grand bonheur de mes parents, de ma famille. Même si je n’étais pas revenu tout seul, mais ce n’était qu’un détail. Ce vendredi soir là, je venais tout juste de rentrer de mission, j’avais passé la journée dans la maison familiale, ma mère avait même insisté pour laver mon linge, oubliant volontairement ou non que dans l’appartement nous avions tout ce qu’il fallait, j’avais dîner aussi avec eux, et j’avais eu la chance aussi de passé un peu de temps avec ma petite sœur dans l’après-midi. Je n’avais d’autre envie que de m’affaler sur mon canapé et de ne plus bouger. La fatigue n’était pas tant au rendez-vous, j’avais surtout besoin de calme et de silence. Pas totalement, en réalité. Il y avait bien quelqu’un que je voulais à mes côtés et que je n’avais pas vu de la journée, mais il brillait justement par son absence dans l’appartement. Je ne me posais pas la question de sa localisation, je savais parfaitement où il était. Parce qu’il me reprochait assez de ne pas y être avec lui. Il pourrait me le reprocher autant de fois qu’il le voulait, je ne céderais pas. Il avait sa foi, ses croyances, je ne les partageai pas et malgré tout, je ne pouvais pas me résoudre à faire une croix sur mes propres croyances qui étaient justement nulles.

Ainsi donc, sans même m’être débarrassé de mes chaussures ou de ma veste en cuir, je m’étais jeté sur le canapé après avoir allumer la lampe pas loin, laissant le reste de l’appartement dans le noir le plus complet, et surtout le silence. Écouter, répondre aux questions, tenir une conversation sur le quotidien, sur autre chose que des stratégies militaires, sur les positions ennemies ou sur des blagues graveleuses qui me font à peine sourire, j’avais perdu l’habitude. Surtout quand on essayait d’éviter un sujet comme celui qui partageait ma vie. Aussi surprenant que cela puisse paraître, surtout venant d’un couple de militaire, ma famille n’avait rien contre mon homosexualité, d’autant plus que je n’étais pas le seul des fils à être attiré par les hommes. Le véritable problème était… nos différences. Nous avions assez peu de choses en commun, notre pays natale et sa langue, l’armée et… c’était pour ainsi dire tout. Nos cultures étaient différentes, nos croyances étaient différentes, nos principes… Le résultat était quand même là, mais tant que l’abcès ne serait pas crever, et il fallait que je le fasse moi, les choses resteraient ainsi pendant un long moment. Ceci dit, je profitais bien trop de mes missions sur le terrain, et donc de les retrouver tous à mes retours pour m’en soucier. D’ici quelques jours je retrouverai une certaine sociabilité et le masque que j’avais l’habitude de porter. Le temps que l’euphorie de ma famille de me revoir bel et bien vivant à chaque fois leur passe. Et que de mon côté je m’habituais au silence qui n’avait rien d’inquiétant et qui ne nécessitait pas que je sois sur mes gardes. Ce que mes parents comprenaient plus que bien, m’ayant suffisamment noyé sous des conseils qu’ils jugeaient pertinents pour m’aider à passer outre le stress post-traumatique.

Mon regard s’était posé sur la porte de l’appartement face à moi, les mains derrière la nuque, et j’attendais. Il commençait à être tard, je n’aimais pas qu’il reste aussi longtemps là-bas. J’avais peur pour lui. Peur parce que malheureusement, des types comme nous, en couple de surcroît, avait la fâcheuse tendance à avoir une cible permanente dans le dos aux yeux des pires extrémistes du pays. Il était suffisamment grand pour se défendre tout seul, mais justement. Le pousser à la violence serait le meilleur moyen de le pousser en dehors des frontières. Même si cela faisait quelque temps qu’ils vivaient ici, avec moi, j’avais toujours cette peur, tout comme lui avait toujours cette peur que je meurs dans le sable. Je ne pouvais pas lui interdire d’aller à la Mosquée en m’appuyant sur ma peur, c’était à la fois idiot et tomber en plein dans ce que ces crétins attendaient. Ils voulaient que tout comme eux, nous cédions à la peur à cause d’autres abrutis de l’autre côté de l’océan aux idées aussi extrémistes qu’eux. Sur bien des points je devais me montrer plus solide et exemplaire. Sauf que quand il était question d’Elias, il m’était difficile de réfléchir comme il le faudrait. Alors je me contentais d’attendre tout simplement, de laisser traîner mon regard dans le salon, puis sur la porte, sur mes chaussures, sur la porte, sur l’écran éteint de la télé, encore sur la porte. Je regardais aussi mon téléphone, dans l’espoir d’avoir un message qui m’indiquerait que bientôt il allait revenir, qu’il était en route, mais non. Rien, pas d’autres messages que ceux que nous avions échangés quand je lui avais dit que je dîner chez mes parents. Ce qui me rappelait d’ailleurs que nous étions conviés tous les deux le dimanche midi en suivant pour un repas familial qui promettait d’être très charmant. La famille Butler réunie, puisqu’Adam allait emmener sa fille aussi, Aidan serait peut-être aussi accompagné. Et Lina… la petite princesse de la famille viendrait bien avec une de ses meilleures copines. Il allait falloir que je fasse quelques pirouettes pour survire à ce repas.

Au bout de ce qui me semblait être une éternité, et parce qu’ainsi affalé, je commençais à me sentir engoncé, je décidais de me sortir du canapé et allais en direction de la cuisine, les oreilles toujours aux augets. Attendre devant la porte ne le ferait pas venir plus vite, autant m’occuper. Et même si ce n’était pas conseillé en vue de l’heure, j’optais pour un café, et pendant qu’il coulait, je m’appuyais sur le plan de travail, un mince sourire sur les lèvres. Je repensais au premier jour où nous nous étions installés ici, quand nous avions déballé les cartons et les « cadeaux » que mes parents nous avaient faits et surtout quand il avait découvert les appareils hi-tech comme cette cafetière, il avait râlé de voir que des dosettes et des boutons faisaient un café. Il préférait faire le café à l’ancienne, c’était pour ça aussi qu’en plus de la cafetière ultra moderne, il y avait la sienne, et ses paquets de café. Pour ma part, j’étais moins difficile, mais c’était vrai, j’avais du mal à délaisser le moderne, après avoir vécu quelques temps sans ce confort dans lequel j’avais grandis. Loin d’être complètement dépendant d’elle, on m’avait toujours appris à m’adapter à tout type de situation, de me réjouir de ce que j’avais et de ce qu’on pouvait m’offrir. Alors, les réactions d’Elias face à tout ça me faisait sourire, rire. J’étais attendri en fait, parce que je savais ce que lui avait connu. Et que si je n’avais pas eu la chance d’être adopté, je serais dans le même cas que lui. Ou pire. La tasse dans la main, je me surpris même à rire tout seul en revoyant la tête de mon compagnon quand enfin, oui enfin, j’entendis un bruit de clefs et la porte s’ouvrir.

Le temps que je rejoigne le salon, je le vis s’affaler lui aussi sur le canapé, avec plus ou moins la même position que j’avais prise en arrivant. Sans me défaire de mon sourire, je posais ma tasse sur la table basse et vint m’installer à califourchon sur lui, posant mes mains sur son torse. J’avais envie de lui reprocher son retour tardif, de savoir pourquoi est-ce qu’il était resté aussi longtemps là-bas, mais… j’étais juste heureux de ce que j’avais, à savoir qu’il soit enfin là. Je me penchais alors vers lui pour pouvoir l’embrasser, me couchant presque sur lui. En sa présence, l’adulte laissait place au jeune garçon qui avait connu l’amour dans ses bras. Après un bref baiser, je me redressais, restant bien installé sur lui, m’étirant juste un peu pour reprendre mon café.

« J’imagine que ton âme est apaisée et nourrie, mais ça ne fait pas tout. Est-ce que tu as seulement mangé ce soir ? Est-ce que tu as fait autre chose que te mettre à genoux sur un tapis ? »

Il n’y avait pas de meilleur moyen pour enclencher une dispute, j’en étais conscient, il n’aimait pas que je parle comme ça de sa foi, et encore, j’étais relativement soft. J’étais surtout inquiet pour lui, à ma façon, je m’occupais de lui.

« Je peux te commander une pizza si tu veux, je ne la mangerai pas avec toi, mon bide va exploser, mais au moins tu auras quelque chose dans l’estomac, qu’est-ce que tu en dis ? »
© 2981 12289 0

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Definition of true trust ? Two cannibals giving each other a b**job.


Badges:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H13-400
H13-400
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400   Dim 18 Mar - 17:47



► Sing for the moment
In an other life, in an other universe
Malik &  Elias


Au début, tu as trouvé ça étrange. La langue, les gens, les paysages. Vraiment. Rien ici ne ressemblait à ce que tu connaissais. Toutes ces villes se tenant debout, alors que toi, c'est au milieu des ruines que tu avais grandi. En fait, aucun de tes plans n'auraient jamais pu dessiner dans ton esprit quelque chose de semblable.

Quelque chose d'aussi grand, d'aussi beau, d'aussi fascinant. La terre des opportunités. Terre d'espérance et d'espoir. Un pays où les hommes naissent égaux et où tes sœurs n'ont pas à se voiler sous la contrainte. Tout ça, les USA comme dit Malik, cette liberté, ces sons occidentaux, tous ces éclats de rires à chaque coin de rues, tout ça t'avait d'abord fait paniquer. Marcher, avancer, sans personne à tes trousses. Ne plus avoir peur de te retourner et de t'arrêter pour respirer. Sa main, tu aimais tant la serrer dans la tienne. Pour te rassurer. Pour ne pas te perdre. Malik étant devenu ton seul repère. Ce point fixe et lumineux que tu pouvais suivre même quand la nuit venait recouvrir tes cauchemars. Vivant grâce à lui cette vie que tu n'osais pas rêver. Fils d'un Imam et d'une femme au foyer. Totalement soumise et s'effaçant devant cette autorité que représentait ton père. Un père ne t'ayant rien épargné. Néanmoins, tu le respectais. Même si là-bas, et avec son approbation, on t'aurait tué pour revendiquer ta sexualité. Aimer un autre garçon te rendant impur. Indigne. Juste bon à crever. Une erreur de la nature, une espèce d'abomination apportant honte et déshonneur sur les tiens.

Pourtant, tu ne demandais qu'à vivre. Comme tout le monde. Alors pour lui, tu avais tout quitté. Uniquement parce-que ce besoin de le voir, de le sentir te toucher, te caresser, t'embrasser et te baiser des heures durant s'était progressivement mué en un besoin irrépressible. Maintenant, ce n'était plus le bruit des bombes que tu craignais, mais de devoir le quitter. Et si ton combat en Syrie se terminait, c'est une autre sorte de guerre qui ne faisait que commencer ici. T'intégrer, apprendre à le comprendre autrement qu'en arabe, le rendre fier de toi, te faire pardonner tes erreurs. Bref, devenir un homme différent. Meilleur. Plus apaisé. Le truc, c'est que voilà, malgré tes efforts tu n'arrivais pas à totalement te défaire de ton identité. Ce qui fait que pendant que lui défendait ses idéaux, toi tu allais prier. Vénérant et adorant ce Dieu qui te promettait l'enfer pour dévier du droit chemin. De sorte qu'à tes amis de la Mosquée tu préférais taire une partie de ton existence.

L'Amérique avait elle aussi ses limites. Déjà que ce n'était pas simple pour toi, pas la peine d'en rajouter. En criant sur tous les toits que tu vivais dans un chouette appartement avec un homme. Un homme qui veillait sur toi et qui te protégeait. Autant que possible. Des dangers que représentait cette jungle urbaine comme de toi-même. Violent, instable, limite névrotique par moment. Avec ta carte de séjour, tu te savais toléré. Au moindre faux pas, c'est à la frontière qu'on te reconduirait. L'expulsion signifiant la fin de ton histoire avec lui. Malik. Toujours Malik. Rien que Malik, qui te manquait à mourir lorsqu'il partait en mission. Te forçant ainsi à t'interroger sur ton avenir. Sachant bien que tu ne pourrais pas éternellement compter sur lui pour assurer votre quotidien. Quitte à t'en sentir diminué et à parfois te rendre agressif. Froid et distant. Sur quoi, tu louais le Miséricordieux avant de te relever et de serrer les mains de tes frères.

L'heure tournait. Il te fallait rentrer. Sinon, tu savais qu'il s'inquiéterait. Raison pour laquelle une fois dehors tu te mettais à courir. Peut-être aussi pour éviter les emmerdes et contourner les ennuis inutiles. Ancien soldat repenti dont le mec continuait à risquer sa peau. T'abandonnant la peur au ventre dès lors qu'il passait le pas de votre porte pour rejoindre les rangs de son armée. Des fois, tu le détestais de te rendre aussi faible. Aussi amoureux et dépendant. Des fois. Le reste du temps remerciant le ciel de te l'avoir envoyé. Ce type là t'avait sauvé. Et c'est à bout de souffle que tu insérais la clef dans la serrure. Retirant tes godasses en dansant d'un pied sur l'autre, pour ensuite te vautrer dans le canapé. Pressant les paumes de tes mains sur tes yeux, en sueur et ton rythme cardiaque au bord de la rupture. Ne reprenant consistance que sous le poids de son corps. Tes mains entourant aussitôt son visage tandis que tu lui rendais son baiser.  Gigotant, ton corps se tortillant, partagé entre douceur et l'urgence que tu ressentais à son contact. Tes démons intérieurs t'offrant un instant de répit. Puiqu'entre ses bras, tu oubliais tout.

Quoique, ses derniers mots te rappelaient vite à l'ordre et soupirant, tu glissais tes mains sous son haut. Tes doigts s'enfonçant doucement dans sa peau, jouant la provocation.

- Tu préférerais peut-être que je passe mes journées à me mettre à genoux devant toi ? Puis si tu venais avec moi de temps en temps, tu saurais que dans le monde des tueurs, l'esprit d'un pécheur est un sanctuaire… c'est pas moi qui le dit Malik. C'est notre guide. Pourquoi tu veux pas m'accompagner ? Tu le verrais comme ça que je risque rien là-bas. Je me fais pas endoctriner, je te rappelle que j'ai jamais perdu la tête avec eux…

C'est vrai. Tu ne faisais que dire la vérité. Telle que tu la vivais. Ce n'était pas de ta faute s'il flippait pour un oui ou pour un non dès qu'il s'agissait de toi. Bien sûr, ça te blesserait s'il se foutait de ce qui pouvait t'arriver. Tout le paradoxe reposait là-dessus. Ça te plaisait bien au fond qu'il t'étouffe et te couve. Personne avant lui ne t'avait jamais aimé comme ça. Avec autant d'intensité et de possessivité. Abaissant une à une tes barrières et retirant tes mains de sous son haut, tu entreprenais de lui retirer sa veste.

- Tu comptes garder tes fringues ? Puis si tu veux tout savoir, ce matin j'ai été retirer un dossier à l'université. Mais je crois pas que je vais pouvoir m'inscrire. On devient pas ingénieur juste parce-qu'on le décide. Je parle à peine l'anglais et on comprend pas la moitié de ce que je peux raconter. Et non, j'ai pas faim. Mon âme suffit à me nourrir comme t'aimes tant me le faire remarquer. Allez, bouge. Tu sais comment ça va se terminer si tu me fous pas la paix avec ça. Je comprends même pas ce qui te gêne en réalité.

D'un coup de reins, tu essayais alors de le foutre par terre. Oubliant tes envies de sexe, de lui, de vous deux en sueur et de son corps dans le tien. Sur quoi tu fermais les yeux. Regrettant immédiatement ton geste, impulsif. Tes mains s'agrippant presque frénétiquement à ses hanches pour le retenir. Tu te sentais si bien avec lui, à ta place. Si bien que te redressant, tu revenais lui prendre un baiser. Plus lent, plus profond, plus sensuel. Au point de gémir contre ses lèvres. Tu te désespérais. Mais bon. Tu l'aimais et plutôt que de lui rentrer dedans, tu aurais eu tout intérêt à le lui dire. Je t'aime, tu m'as manqué, sauf que c'est autre chose qui sortait.

- Pourquoi on en revient toujours au même ? Tu peux pas juste me faire confiance ? Je vais pas faire de connerie… et c'était comment chez tes parents… vous avez parlés de quoi… Malik, je… tu le sais.

Il savait. Tu voulais t'en persuader. Les mots ne valaient rien, seuls les actes comptaient. Des mots qui restaient coincés, mais que tu voulais lui hurler. Ce soir plus qu'aucun autre. Et te rallongeant, tu repliais les bras au-dessus de ta tête. Respirant plus fort, plus vite, plus bruyamment. Passif, lascif...
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

« Illuminated »
Suddenly my eyes are open. Everything comes into focus. Oh, we are all illuminated. Lights are shining on our faces... blinding
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H05-999
H05-999
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400   Mar 27 Mar - 17:19

In an other life, in an other universe (Rêve de Malik)Qu’est-ce que j’avais dit… je n’avais qu’à l’accompagner pour ne pas être inquiet. La bonne blague. La religion ne faisait pas parti de mon éducation, nos parents avaient toujours estimé important de nous imposait aucune croyance en vue des origines… différentes de notre famille, et c’était un précepte que j’estimais tout à leur honneur. Le meilleur à mon sens qui soit. La foi, le peu que j’en comprenais, ne s’imposait pas. Elle s’éduquait, se travaillait, certes, mais elle ne devait pas venir par obligation. L’exact opposé d’Elias et de sa propre éducation. Venir avec lui à la Mosquée ne ferait que me sentir encore plus mal-à-l’aise, autant que je l’avais été en Syrie. Et il n’était pas non plus question que je reste à tourner en rond dans la bâtisse, aussi belle soit-elle. Alors forcément, j’avais roulé les yeux dans mes orbites, lever les yeux au ciel, même si un léger sourire avait fait sursauter mes lèvres quand je l’avais entendu jouer mon jeu, se montrer un peu graveleux. Très sérieusement, oui, je préférais qu’il passe ses journées à genoux devant moi que là-bas. Mes mains toujours posées sur son torse, je me cambrais au contact de ses mains qui quittaient petit à petit ma peau pour s’attaquer à la veste que je portais toujours. S’il n’était pas en train d’essayer de me convaincre qu’aller voir l’Imam pourrait me faire le plus grand bien, je pourrais le trouver excitant de chercher comme ça à me désaper.

En fait, ma libido se mit un peu de côté en apprenant les bonnes nouvelles concernant l’université. Même si ouais, il n’y avait pas tellement de miracles possibles, et qu’il fallait qu’il redouble d’effort pour améliorer son anglais et essayer de s’intégrer dans son nouvel environnement sans que ce soit avec ses potes en djellaba. Mais comme d’habitude, ses propos prirent un autre chemin, témoins de son impulsivité, de sa colère soudaine qui revenait sur le tapis. Il tenta de me dégager de sur son corps, parce que j’avais joué avec ses nerfs. Sauf qu’à peine m’étais-je rattraper au canapé pour ne pas me retrouver par terre et manger la table basse, il me rattrapait par les hanches et après s’être redressé, il m’offrait un long et plutôt passionné baiser. Je savais ce que ce changement d’attitude voulait dire. Je savais que c’était sa façon de faire des excuses. Alors forcément, j’avais entouré mes bras autour de son cou, répondant à son baiser ne répondant toujours rien, me contentant juste de l’écouter en souriant, bien que ses derniers mots avaient comme un goût acide. Tu le sais... Ouais, je savais de quoi il parlait, mais jamais depuis que nous nous connaissions, jamais depuis que moi-même je lui avais avoué mes sentiments pour lui je ne l’avais entendu dire ces simples mots. Est-ce que c’était important ? Est-ce que de simples mots pouvaient vraiment changer les choses ? Je n’en savais rien. Mais j’avais envie de l’entendre. Juste pour une fois. Alors, pour ne pas partir sur un autre sujet qui fâche, et après l’avoir laissé se rallonger sur le canapé, je fis de même, mais surtout pour retirer ma veste et mes chaussures, les laissant surtout plus loin que les ranger, je le ferais plus tard, là je n’avais pas envie de quitter la chaleur de son corps. Et… avec un sourire amusé, je commençais à déboutonner ma chemise. Et en surprenant son regard, je haussais un sourcil.

« Quoi ? Tu m’as demandé de retirer mes fringues, je ne fais que t’obéir. »

Un rire, taquin surtout mais en partie sérieux aussi. A moitié débraillé, je m’allongeais sur lui, nous ne formions plus qu’un amas de deux corps que nous passions la plupart de temps à ne réduire qu’à un, jambes emmêlées, bras dessus-bras dessous. Assez peu confortable en réalité, mais ça n’avait pas tellement d’importance. Pour commencer parce que je n’avais pas l’intention de bouger, il m’avait trop manqué pour que je ne m’éloigne une seule seconde de lui. Et parce que l’inconfort, ce n’était pas ce qui nous posait problème, nous avions connu bien pire qu’un canapé moelleux pas fait pour qu’on s’allonge à deux dessus. J’attrapais ses mains pour serrer ses doigts entre les miens, m’emprisonnant pour ainsi dire dans ses bras et enfin je lui répondis, fixant mon regard sur le plafond.

« Alors oui, je te fais confiance, c’est à ces espèces de néo-nazis qui se baladent de temps en temps et surtout aux alentours de la Mosquée. Et ça s’est bien passé chez mes parents, même si ma mère a tendance à penser que j’ai encore dix-sept ans et que je suis incapable de m’occuper de moi. Ou d’un appartement... »

J’hésitais à lui parler du déjeuner avec les Butler au grand complet. Jusqu’à présent, il n’avait jamais été face à tout le monde, plonger dans notre famille et notre bonheur qui lui éclaterait à la gueule. J’en savais assez sur la sienne pour savoir qu’au fond, ça lui ferait mal. Sans compter la pénible conversation qu’il allait forcément venir pour que mes parents l’acceptent. Même s’ils ne m’avaient pas posé clairement les questions, je savais que ça les dévorait. Ils avaient besoin de comprendre pourquoi. Pourquoi est-ce que je m’étais lancé dans cette relation qui promettait d’être compliquée, pourquoi est-ce que je me donnais autant de mal pour un jeune homme avec qui je n’avais que peu de choses en commun. Je n’avais pas d’explication à leur donner si ce n’était que… je l’aimais. Je l’aimais et je ne pouvais pas envisager ne serait-ce que de me tenir loin de lui. Partir sans lui, le laisser dans l’enfer que je cherchais à quitter n’était même pas envisageable. L’amour. C’était la seule explication que j’avais. Et ce n’était pas une fin en soit pour mon père, je le savais. Il préférait que je sois avec un américain de peur que le jour où Elias serait raccompagner aux frontières je ne m’écroule. J’avais la ferme intention de lui prouver que déjà, Elias resterait et n’aurait pas seulement qu’une carte de séjour, et surtout que notre relation était suffisamment solide pour affronter tout ce qui nous attendait.

Je tournais la tête vers lui pour embrasser sa joue, tendrement, comme si ça pouvait faire passer un peu mieux la pilule. J’avais une petite idée de ce que je pouvais faire pour qu’elle glisse encore mieux et surtout pour qu’il accepte d’y aller. Parce qu’il y avait aussi la probabilité que tout ceci ne se passe pas et que je passe le repas seul, qu’il refuse tout simplement. J’avais le cul entre deux chaises et j’étais le seul qui pouvait débloquer la situation. Me relevant pour pouvoir m’asseoir sur sa taille, et profitant qu’il avait les bras au-dessus de la tête, je lui retirais son haut pour embrasser doucement son cou et le haut de son torse, une main sur son cœur. J’aimais sentir son organe s’emballer quand je me montrais démonstratif et entreprenant. Depuis la toute première fois, je ne pouvais plus me passer de nos étreintes. Pour parler comme lui, nous avions ensemble plonger dans le péché, et c’était terriblement bon. Profitant donc qu’il serait quelque peu… déconcentré par mes petites attentions, je murmurais contre sa peau que j’embrassais et mordillais doucement.

« Je n’ai pas encore eu le temps de voir tout le monde… mais dimanche, mes frères et ma petite sœur seront là… On va déjeuner tous ensemble… Et toi aussi, tu es convié. Pour rencontrer tout le monde. Mon père risque de te faire chier avec son équipe de foot préférée, mais il sera ravi de t’apprendre tout le vocabulaire qui va avec le football… Et moi je pourrais te montrer la chambre dans laquelle j’avais grandi, et la piscine. Elle est chauffée, on pourra s’y attarder tous les deux. Si tu n’as pas peur d’affronter le froid... »

Noyer le poisson, ce n’était pas tellement honnête de le faire comme je m’appliquais à le faire, surtout en marquant sa peau si claire de mes dents, mais tant pis. Il faisait parti de ma vie. Tout comme ma famille, et je voulais l’inclure. Je voulais pouvoir associer les deux. Je voulais qu’il comprenne qu’il n’était plus seul, et pas seulement parce qu’il m’avait moi. Lina l’aimait bien, ou du moins, elle n’avait jamais osé me dire quelque chose contre Elias, et… c’était à peu près tout puisque Adam et Aidan ne parlaient pas arabe, ni mon père. Ma mère avait quelques bases, mais comme je l’obligeais à parler anglais autant que possible avec d’autres que moi, ils ne s’étaient pas tant parlés. Si je devais faire l’interprète, si je devais le mettre en situation difficile, que ce ne soit pas pour rien et qu’il se souvienne agréablement de ce qui l’avait fait craqué. Même si je le payerai sans doute un peu plus tard. Et puis, j’étais sérieux pour la piscine, ça pourrait lui plaire sans doute.

Le regard plongé dans le sien, je descendais lentement vers son ventre et sa ceinture, que je détachais tout aussi lentement. J’étais en train de me prendre à mon propre piège. J’essayais de le convaincre d’accepter de venir au repas familial en utilisant la meilleure arme que j’avais et que nous aimions par dessus tout tous les deux : le sexe. La chaleur m’envahissait peu à peu, mes reins s’enflammait à la seule vue de son torse nu et de son regard voilé par le désir. Comment ne pas avoir envie de l’entendre hurler son plaisir et mon nom, ici même, sur ce canapé si peu adapté ? Passant ma langue sur mes lèvres je me glissais entre ses jambes que je passais autour de ma taille.

« Dis moi, quand tu es sur ce tapis, est-ce que tu as des pensées impures ? Est-ce que tu repenses à tout ce que tu aimes tant que je te fasse ? »
© 2981 12289 0

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Definition of true trust ? Two cannibals giving each other a b**job.


Badges:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H13-400
H13-400
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400   Dim 15 Avr - 12:01


⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

« Illuminated »
Suddenly my eyes are open. Everything comes into focus. Oh, we are all illuminated. Lights are shining on our faces... blinding
©crackintime
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H05-999
H05-999
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: [FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400   Mar 5 Juin - 19:37

In an other life, in an other universe (Rêve de Malik)© 2981 12289 0

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Definition of true trust ? Two cannibals giving each other a b**job.


Badges:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400   

Revenir en haut Aller en bas
 
[FLASHDREAM] In an other life, in an other universe - ft. H13-400
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» problème life time map updater
» [AVIS FORUM] NEW YORK CITY LIFE - 6 ans (3 avis)
» Life! Le jeu de la vie
» Nümaps Lifetime MAJ 2010.30
» problême de Mise à jour

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Espace création de miel :: La Ruche-
Sauter vers: