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 Let's make... Ice cream? || H13-400

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MessageSujet: Let's make... Ice cream? || H13-400   Lun 19 Mar - 20:43

Tomber dans les pommes est réellement une expression magnifique. Surtout lorsque ce n'est pas dans les pommes qu'on tombe. Oh comme j'aurais aimé tomber dans les pommes. Encore mieux dans les oranges. Parce que j'adore les oranges. Bien plus que... Enfin bon j'imagine qu'il vaut mieux commencer par le début. Parce que des pommes c'est bien joli oui, mais ça n'explique pas vraiment la nature du problème actuel. Forcément il y a un problème. Dans cet endroit il y a toujours un problème. Le premier du jour? L'ennui. L'ennui est le pire ennemi de l'abeille sauvage en liberté dans sa ruche où se gratter le cul devient une part entière de la routine journalière. C'est presque poétique dit comme ça, mais c'est ennuyant surtout. Là est le nœud du propos. Au tout début ça va. On découvre l'environnement. On essaie de se convaincre qu'on sait peindre ou dessiner. On s'imagine en musicien expérimenté ou en nageur olympique de compétition. Un jour. Deux jours. Trois jours c'est bien. Quelques semaines voir même quelques mois. Quand on passe le stade de l'année entière disons que la chose devient rapidement... Il faut faire preuve d'un minimum de créativité. Et Bruce n'aime pas la créativité. Bruce aime le confort du costume de Batman pour chat que j'ai trouvé par hasard comme tant de choses et que j'ai eu trop de mal à lui enfiler. Mes bras ont un peu payé. Apparemment que ça a des griffes un Batchat. De mon côté j'aime bien la créativité, mais comme ma dernière tentative de diversité s'est soldée par un arrêt à l'infirmerie... Je me suis dit que le mieux était d'y aller plus doucement quelques temps niveau exploration créative. Alors j'ai cherché ce que je n'ai pas fait depuis que je suis dans ce bordel. Checklist! Le résultat? La seule chose que je n'ai pas encore testé c'est le temple des horreurs. Aussi appelé niveau 13. Surtout évité vu les rumeurs qui ont circulé à son sujet. Hallucinations ou rêves étranges en tout genre. Trop de réalisme pour le bien de nos petites têtes. Ne va pas là espèce de crétin. Ce genre de choses. Que de bonheur, mais hey je m'ennui alors je me dis pourquoi pas? Entre mon colocataire et l'amour fou qui me tue les oreilles au travers de sa porte et les autres connaissances occasionnelles que j'ai que je ne veux pas forcément embêter il faut bien que j'arrive à me débrouiller.

J'ai donc pris l'une des oranges de mon arbre et suis parti. Pas pour la manger. Plutôt pour l'utiliser comme une roche... molle... contre... n'importe quoi que je croiserai là j'imagine. Tout pour ne pas rester coincé dans ma chambre à me tourner les pouces parce qu'il ne faut. C'est le moment bien précis de mon existence où je commence à penser. Celui où je me dis que c'est presque pathétique de ne pas avoir réussi à sortir de cet endroit depuis le temps. Celui où je me répète que je devrais sans doute aller voir Adélaïde pour savoir comment elle se porte depuis... depuis ce gros détail auquel je ne veux surtout pas penser. Là est le deuxième problème. Si j'ai le malheur de ne pas occuper ma grande carcasse maladroite un peu trop longtemps je pense à elle. Je pense à sa chevelure de princesse et son petit rire enjoué. Je pense à cette façon qu'elle avait de me fixer avec des grands yeux pour avoir un cookie. Les seuls détails que j'ai pu me remémorer. Des détails de trop qui vont lentement me gruger les nerfs à m'en rendre fou de ne pas savoir où est ma gamine. Cette même folie me hurlant que je devrais arrêter d'être si passif dans mon approche contre cet endroit. D'autant plus que cet endroit passif il ne l'est en rien. Cet endroit se fait même un malin plaisir à nous tourmenter. Les bracelets à mon poignet depuis peu en étant la preuve parfait. Bonjour le traumatisme léger que ces... oh quoi... trois quatre journées ont aisément engendré. Et pourtant je reste bien droit dans le couloir du niveau 13 une fois sur place à me demander par quelle porte je vais passer. À croire que j'en suis arrivé au point où je me dis qu'à force de me faire maltraiter on aura pas le choix de me sortir d'ici.

Je prends donc une grande inspiration. Orange en main et me chantant cette comptine stupide jusqu'à ce que j'ouvre l'une des portes pour m'engouffrer dans... Dans je ne sais quoi. Parce que là est la magie de la chose. Là sont les pommes. Enfin ce que j'aurais espéré être des pommes. C'est le froid que j'ai senti en premier. Ce même froid désagréable que j'ai senti quelques jours plus tôt dans cette grande cheminée... Et cette sensation de déjà vu ne me plait pas du tout. Encore moins lorsque je me redresse de cette surface glacée tout en me frottant la tête. La chute a été rude il faut croire. Je glisse des yeux en frissonnant pour observer l'environnement. Et... je soupire encore. Parce que parfois je me demande si je ne serais pas devint sans le savoir. À peine quelques jours plus tôt je me crois près de la mort. Conservé au frais pour ne pas périmer avant de me faire bouffer. Plongé dans une marre de gelée qui deviendrait inévitablement mon assaisonnement... pour finalement terminer ma course ici. Plus tard. Alors que je croyais tout ça derrière-moi. Je m'éveille plutôt dans ce qui me semble être un plu grand congélateur où cette fois il y a de la viande. Beaucoup de viande. Beaucoup trop de carcasses de viandes. Et ce mec que je ne connais pas. Oh sensation de déjà vu quand tu nous tiens en tous points. Si je suis périmé il suffit de me le dire que je me fasse à l'idée qu'être congelé est ma meilleure option. « Hey. » Pourquoi se départir d'un classique? « Tu vas bien? » Je me traîne vers l'inconnu pour lui secouer l'épaule et m'assurer qu'il n'est pas déjà trop tard pour lui. D'autant plus que malgré les rumeurs... je me demande si ce n'est pas bien réel tout ça.

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MessageSujet: Re: Let's make... Ice cream? || H13-400   Jeu 22 Mar - 8:34



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Si quelqu'un venait te demander à ce moment précis ce que tu fais ici, planté comme une ombre menaçante au bout de ce couloir, long, blanc, tranchant avec le teint légèrement halé de ta peau et le vide creusant tes yeux, tellement étroit qu'il t'aurait suffit d'écarter les bras en croix pour en toucher les deux extrémités, tes mains n'ayant plus qu'à se poser sur ses murs, tu lui répondrais que tu suis simplement tes désirs. Le genre de désirs te menant et t'emmenant toujours plus loin. Toujours plus fort. Au-delà de tes propres limites, à supposer que tu en aies encore. Le cœur agité par cette même passion que tu éprouvais pour Malik te figeant dans des affres de colère. Des affres ou un gouffre profond. Sans fond. Ni fin…

Et tu tombais. Sous l'appel impalpable de l'attraction. Violent et destructeur. Mais consentant, plus que jamais. Prêt à tout pour le protéger, de toi, de cet endroit, de la guerre continuant de faire rage dans votre passé. Un passé sur lequel le voile commençait à se lever. Te ramenant dangereusement à la surface de ta conscience.

De sorte que tout ce que tu ressentais se mélangeait. Jusqu'à former un cocktail explosif. Voilà pourquoi tu as pris la décision après réflexion de rejoindre le niveau 13. Avec sa multitude de portes dépourvues de numéros qui s'étalaient devant toi.Ton esprit formant de toutes nouvelles connexions dans ta tête. Avec l'idée de planter tout le système. Au moins momentanément. Plus d'images. Plus de son. Plus aucun contrôle des machines sur l'homme. Souriant, tu imaginais alors un plan. Sûr de toi. Ton regard se baladant du sol au plafond. Ignorant pour l'instant que plus personne ne t'attendait dehors. De l'autre côté des ces zones que tu envisageais et que tu projetais de déverrouiller. En piratant, en copiant, en infiltrant les données informatiques. Afin de créer un véritable trou noir numérique. La seule condition requise étant la suivante, à savoir que tu réussisses à obtenir le matériel et les composants nécessaires à ton entreprise. Chose qui promettait de te demander du temps et beaucoup d'ingéniosité. Pour au final créer de tes doigts un disque dur sans fil qui serait susceptible d'avaler la plus infime donnée électronique qui se baladerait dans ton périmètre. Rien que ça.

Rien qu'un tout petit, un monstrueux bug pour faire vriller la ruche et vous permettre de reprendre le contrôle sur les robots. À ceci près que tu n'y arriverais pas tout seul. Il te fallait de l'aide. Aussi, en attendant d'avoir suffisamment d'éléments tangibles pour en parler à Malik et élaborer une stratégie avec lui, tu t'employais à repérer les lieux. Imprimant de véritables cartes topographiques sur tes rétines, semblables à celles que tu dessinais autrefois au milieu des dunes. Des dunes de sable chaud, brûlant, incandescent. Pareil et identique aux courbes de son corps qui s'échauffait sous tes caresses. Ce garçon représentant très certainement ta plus belle traversée du désert. Dommage que penser à lui te conduise sans cesse au même désespoir.

Mort, il était mort

En tout cas, dans ta mémoire, c'est comme ça que les choses s'organisaient. Qu'elles s'inscrivaient. Au point que le fait de le voir vivant et en bonne santé te paraissait insensé. Juste improbable. Inacceptable. Pourtant, il  n'y avait pas de confusion possible. Tu l'avais vu, tu l'avais touché, et putain comme tu l'aimais.

Mais de nouveau, tu t'égarais. Toi. Avec ton hypersensibilité et toutes tes contradictions. Toi qui te mettais en quête d'un but, d'une lueur d'espoir qui ne porterait pas son prénom. Donc, il te semble que c'est de cette façon que tu as perdu connaissance. En cherchant. En réfléchissant. En explorant et en finissant par appuyer sur la poignée de l'une des portes. Au hasard. Pas par curiosité, plutôt par acquis de conscience. Pour être certain de ne rien rater. De ne négliger aucune possibilité. Au début d'ailleurs, tu as cru qu'il te serait interdit d'y entrer. Puis tu as entendu une espèce de déclic et la porte c'est ouverte. Te cédant le passage. Ce après quoi, tu gardes le souvenir confus de t'être effondré de toute ta hauteur. Ta tête heurtant le sol et tes yeux se révulsant.

Le plus étrange dans tout ça restant encore ton réveil. Secoué par l'épaule comme tu l'as été par ce type que tu n'avais jamais vu avant et qui t'as lancé : “Hey, tu vas bien ?” et sur lequel tu t'es littéralement jeté. Dans un pur réflexe. Guidé par tes instincts primaires. L'empoignant et tes doigts se refermant autour de sa gorge pour mieux le plaquer au sol. Brutal. Incontrôlable. Prêt à le tuer au besoin. Juste dressé, telle une arme de guerre. Si bien que tu te retrouvais assis à califourchon sur lui. Tes prunelles se dilatant et tes lèvres s'entrouvrant. Et transi de froid, tu t'es rendu compte que cette impression d'être saisi que tu as ressenti  en entrant dans la pièce était réelle. On ne peut plus réelle en fait. Te plaçant ainsi au centre d'un phénomène inexplicable.

- C'est quoi cet endroit…

Un question faisant d'un seul coup rejaillir toutes tes croyances. Toutes ces convictions profondément enfouies dans ton âme que tu cachais au monde extérieur. Toutes tes peurs aussi. Et tu savais, tu le savais pourtant que dans ta religion la totalité de tes actes, de tes actions, de tes choix et des crimes commis au cours de ta vie terrestre, seraient comptabilisés. Conditionnant de la sorte ton passage par l'enfer ou le paradis.

Alors peut-être qu'il s'agissait là de ta rétribution pour la vie suivante. Les flammes de tes enfers te consumant dans le froid morbide du paradis blanc. Au milieu de carcasses décharnées. En ayant pour seule toile de fond la mort. Omniprésente. Te pénétrant de part en part, ta chair se rétractant et tes yeux revenant enfin se poser sur l'homme que tu maintenais sous ton poids après avoir sonder votre environnement immédiat. Sur quoi, tu te décidais à relâcher la pression. Tes doigts desserrant leur prise autour de son cou tandis que de tes mains tu saisissais ses épaules une dernière fois pour y prendre appui et te relever. Le laissant se démerder. Fasciné que tu étais. Les sens en alerte, malgré l'atmosphère glaciale qui menaçait de vous réduire à votre tour en cadavre. La pulpe de tes lèvres se craquelant et le rose pâle les colorant tournant presque au violine.

- C'est comme… c'est comme si ces choses pouvaient entrer dans nos têtes… je me demande ce qui se passerait si on pouvait à notre tour les piéger dans notre subconscient…

Tu te demandais. Frigorifié. Tremblant, grelottant, mal en point tant ton organisme n'était pas habitué à subir et enduré les rigueurs de températures aussi basses. Négatives. Des températures qui ne t'empêchaient pour autant pas de venir poser tes mains sur les murs. Tes doigts glissant dessus et des mots abstraits auxquels tu ne prêtais pour l'instant aucune signification particulière sortant d'entre tes lèvres.

Te remémorant les bruits de couloir et les rumeurs que tu avais entendu à propos de ces hallucinations, ou rêves se propageant dans l'esprit de ceux qui auraient eu le malheur ou l'imprudence de s'aventurer dans les bas-fonds de la ruche. Satisfait. Juste au bon endroit, avec le bon timing, en place...
   
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MessageSujet: Re: Let's make... Ice cream? || H13-400   Dim 8 Avr - 16:08

Je croyais qu'il y avait une limite à la taille que mes yeux pouvaient atteindre des suites de l'effet de surprise. Je croyais même l'avoir déjà atteinte à plus d'une reprise, mais je me suis trompé. Sur toute la ligne. Visiblement l'oeil humain a quelque chose de fascinant. Une capacité hors du commun à donner l'impression qu'il va s'expulser de l'orbite sous ce cocktail explosif de panique et de surprise. Celui-là même qui m'a réellement fait ouvrir de grands yeux ronds comme jamais auparavant. À l'instant. Lorsque ce sauvage m'a sauté à la gorge comme un enragé qui essaie d'étrangler un poulet pour le bouffer. Il ne manquait qu'un filet de bave au coin de ses lèvres pour que j'aie cette impression d'être destiné à être son prochain repas. Vu l'environnement ça ne m'aurait pas étonné. Même si tout ça ne m'avait pas semblé à première vue être constitué de carcasses humaines. Je n'avais pas tout explorer. Je pouvais encore me tromper. Peut-être que c'était un... cannibale bouffeur de chaire humaine. Peut-être que je l'ai réveillé de sa sieste digestive. Peut-être aussi que c'était la pire idée que j'ai eu. Ça j'imagine que les secondes à venir pourront me le dire. Même s'il faut admettre que le regard qu'il pose sur moi et ses lèvres entrouvertes ainsi n'augurent rien de bon. Pourquoi est-ce que j'ai pris un temps fou à réagir dans ce cas? Parce que non sur le coup je ne me suis pas défendu. Je n'ai pas même opposé la moindre résistance. Bien trop surpris par le geste et visiblement tout sauf un ninja. Je me savais déjà plus gauche et maladroit que la moyenne. Maintenant je peux ajouter que je n'ai pas le moindre réflexe d'auto-défense. Voilà qui est pratique. Surtout lorsqu'une personne est positionnée à la perfection pour m'étrangler. Et forcément moi qui ne réfléchit pas assez la majorité du temps là je ne peux pas m'en empêcher. Je ne peux pas faire abstraction de toutes les pensées cannibales et bien pire qui m'ont traversé l'esprit. Du moins jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche. Enfin.

« C'est quoi cet endroit… » Un peu plus rassuré sur le fait que ce n'est pas son congélateur je prends enfin le temps de porter mes mains à ses poignets. Ne serait-ce que pour retenir un peu sa force contre mon si précieux cou. Une force bien supérieure. Je n'en doute pas. Tout comme je ne doute pas qu'il voudrait une réponse de ma part, mais comme j'ai le cou un peu écrasé c'est un peu difficile. Ils ne réfléchissent jamais ces grands impulsifs. Toujours à sauter à la gorge et couper l'arrivé d'air avant de poser des questions. Il faut croire que ce n'est pas que dans les films que ça arrive. Dans la réalité aussi. Une réalité que j'aimerais ne pas voir se terminer aussi bêtement. Je préfèrerais presque me faire bêtement étouffé dans mon sommeil par mon chat. Il en serait bien capable ce psychopathe. Il n'a pas encore totalement acquis qu'il est supposé être un superchat et non mon némésis. Que faire alors? Serrer un peu plus ses poignets? Le fixer avec une tête de 'lâche mon cou et on verra si je parle ensuite du con'? Ou encore la tête de 'descend de mon bide avant que je te vomisse ma bouffe du matin à la gueule'. J'aime bien celle-là, mais je doute quand même fortement de son efficacité. Alors j'attends pendant qu'il observe la pièce. Qu'il semble perdu dans ses pensées pendant que j'agonise un peu. Ça m'apprendra à ne pas arriver à faire copain copain avec la salle de sport. Grande asperge a besoin d'aide. SOS asperge. Alerte verte. Bordel où est cette orange quand j'en ai besoin?

Puis je sens finalement la pression de ses doigts se relâcher et son corps prendre appui sur le mien pour se relever. Comme si je n'étais rien de plus qu'un morceau du sol sur lequel prendre appui. « C'est comme… c'est comme si ces choses pouvaient entrer dans nos têtes… je me demande ce qui se passerait si on pouvait à notre tour les piéger dans notre subconscient… » Pas même un merci. Pas l'ombre d'un désolé. Qu'une nouvelle suite de paroles alors que je me tourne un peu sur le côté pour me cracher un poumon. Enfin j'espère ne pas réellement le cracher, mais la sensation est tout comme. Le torse qui brûle. La toux qui peine à se calmer. Ma main qui se pose sur mon torse pour lui faire de petits 'pat pat' rassurant. Aller petit corps tu es plus fort que ça quand même. J'arrive enfin à respirer un peu plus normalement après quelques minutes. Me redressant pour m'asseoir et le fixer d'un regard noir. Ce n'est pas dans mes habitude, mais celui-là il le mérite. Grandement. Simplement parce qu'il aurait pu me tuer. Il faudra que je demande à mon coloc de me botter le cul si j'arrive à sortir d'ici de nouveau un jour. À moi l'art du ninja! « Oh mais de rien d'avoir vérifié que tu étais toujours vivant. Ça me fait grandement plaisir de ne pas t'avoir laissé pourrir dans le froid. » Au point où j'en suis le sarcasme se joint à l'agacement oui et ça sort tout seul. Comme le trois quart des morts s'expulsant hors de mes lèvres en général.

Je me lève et me déplace pour aller observer les carcasses et les toucher du bout du pied. Ça semble bien mort. « Alors sinon pour répondre à ta question et faire preuve d'un peu de politesse... » Je me frotte le cou en reportant mon regard sur lui avant de continuer. « … je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où nous sommes et si vraiment ta principale préoccupation est de trouver comment entrer dans la tête de je ne sais quoi tu es réellement plus fou que moi. Forcément que ces choses peuvent entrer dans nos têtes. On aurait encore un minimum de souvenir dans le cas contraire. » Simple logique. Oui bon j'admets qu'en bonus mon ton de voix est probablement un peu agressif, mais il l'a cherché. Bien plus que beaucoup avant lui. Je veux bien être sympathique et souriant de nature, mais j'ai une limite. Et la limite c'est des mains contre mon cou et une absence totale de bonnes manières. Qu'il se débrouille pour sortir d'ici cet imbécile et ce sera bien fait pour lui.

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MessageSujet: Re: Let's make... Ice cream? || H13-400   Jeu 26 Avr - 6:18



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T'interroger...

Te questionner. Réfléchir. À propos de tout et n'importe quoi. En continu. Te demander pourquoi Malik t'avait quitté et aussi, comment il avait pu partir sans toi. Sans même se retourner. Pourquoi est-ce qu'il avait simulé sa mort en te laissant derrière lui. Faisant comme si tu n'avais jamais existé, juste comme si.

Comme si tu ne représentais rien à ses yeux. Tout simplement. Jusqu'à t'abandonner avec pour seul cadeau d'adieu tes pourquoi. Rien que des pourquoi inutiles. Ce genre de pourquoi entraînant d'autres questions qui  au final ne menaient encore qu'à des quiproquos. Pourquoi cet endroit ? Pourquoi ces illusions, ce monde artificiel dans lequel on vous gardait en éveil ? Pourquoi tu te sentais aussi sûr de toi, et aussi flippé à la fois ? Trop de pourquoi. Pourquoi ! Pourquoi tu souriais face à cette tempête de glace vous plaçant au centre de l'œil du cyclone. Tranquille. Presque paisible. Tes mains courant toujours sur la surface rugueuse du mur.  

Tes mains. Des mains abîmées, au moins pour l'une d'entre-elles. Celle avec laquelle tu avais cogné contre un autre mur. Quelques jours plus tôt. En présence de Malik, puisque tout te ramenait toujours à lui. Te faire mal à toi pour ne pas le blesser lui. Une solution qui sur le moment t'avait paru appropriée. C'est ça. La meilleure solution en fait. Alors ce sont tes doigts que tu avais brisé. Tes doigts et tes propres phalanges, les égratignures et les brisures qui recouvraient ta peau, le tout fragmentant et te broyant les os, révélant au grand jour toute la violence de tes coups. Des coups que tu ne te résignais pas à lui donner. Regrettant tellement de l'avoir frappé. Levé la main sur lui. Une fois, la fois de trop. Le torrent de douleur venu s'écouler dans tes veines sous la force de l'impact n'ayant rien de comparable avec l'étau de souffrance te broyant le cœur.

Ce qui soulevait de nouveau en toi cette même rage. Et c'est d'un geste tremblant que tu portais la dite main sous ton regard. Recommençant à te demander ce qui se passerait si l'envie sordide te prenait de te remettre à casser du béton. Pour sûr, tes phalanges ne le supporteraient pas. Peut-être d'ailleurs que tu y perdrais l'usage de tes doigts. Une perspective qui loin de te dissuader, t'encourageait au contraire à encastrer ton poing déjà meurtri dans le mur. Autant de fois, et à autant de reprises que nécessaire. Jusqu'à ce que sa couleur blanche ne tourne au pourpre. Jusqu'à ce que ton estomac se retourne et que tu sois sur le point de tourner de l'œil.

Selon l'expression de Malik. Le centre de ton monde. Ce soleil autour duquel tu tournais en rond, jusqu'au jour où ses rayons termineraient par te désintégrer. Puis, de ton autre main tu étalais ton propre sang. Bien décidé à revenir un peu plus tard vérifier qu'il en subsisterait quelques traces.

Mais si tes calculs étaient exacts, alors de ton côté, tu n'en conserverais aucune séquelle physique. Puisque rien n'était réel. Sur quoi, tu revenais t'accroupir devant l'homme que tu avais laissé sur le carreau : « Oh mais de rien d'avoir vérifié que tu étais toujours vivant. Ça me fait grandement plaisir de ne pas t'avoir laissé pourrir dans le froid.»

- Dans mon pays, ceux qui préfèrent se plaindre plutôt que de se battre pour leur survie, tu sais ce qu'on leur fait ? Alors bouge ton cul si tu ne veux pas que je te l'explique et relève toi.

Tu n'étais pas de ceux qui s'apitoyaient sur le sort de leur prochain. Toi, tu estimais qu'une bonne vieille paire de gifles valait toujours mieux que des plaintes vaines et futiles. Les faibles n'étant voués qu'à mourir. Aussi, lorsque tu le voyais se rasseoir, c'est d'un air mi-amusé mi-blasé que tu plantais tes yeux dans les siens. Tu le trouvais gémissant, pénible et tout ce qu'il y avait de plus occidental en fait : « Alors sinon pour répondre à ta question et faire preuve d'un peu de politesse… je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où nous sommes et si vraiment ta principale préoccupation est de trouver comment entrer dans la tête de je ne sais quoi tu es réellement plus fou que moi. Forcément que ces choses peuvent entrer dans nos têtes. On aurait encore un minimum de souvenir dans le cas contraire.»

- J'ai des souvenirs…

Voilà tout ce que tu avais pu lui répondre. Tes cordes vocales se nouant et se serrant, le froid t'irritant la gorge autant que le petit ton provocateur qu'il prenait pour s'adresser à toi pouvait te vriller les nerfs. Et encore une fois, tu te demandais. Est-ce qu'il cherchait la merde ? Sans doute pas. Parfois, tu éprouvais des difficultés à faire la différence entre une réaction normale, d'auto-défense, et une provocation gratuite. Or, tu venais quand même d'essayer de le tuer. Enfin. Pas vraiment. Juste par automatisme. Inconsciemment.

Donc : des souvenirs. Contrairement à ce qu'il prétendait, toi, tu en avais. Plus clairs et toujours plus nets. Des souvenirs qui affluaient de ta mémoire sous la forme d'images, de bruits, d'odeurs et de sensations.

- Bref. De toute évidence tu me seras pas d'une grande utilité.

C'est bien tout ce que tu as trouvé à ajouter. En le regardant se relever pour s'approcher des carcasses, de pauvres morceaux de viande, qu'il touchait du bout des pieds. Comme si le faire avec ses mains le dégoûtait. Puis, ses yeux se reposaient sur toi. Alors et à ton tour, tu te remettais debout. Passablement contrarié.

Peut-être même, un peu plus que passablement. Ce qui fait que tu lui fondais dessus. Tes doigts recouvert de sang agrippant son visage avec brutalité. Pour l'enserrer dans ta main et le repousser.

- Et je te conseille de te calmer !

Conseil d'ami. Conseil d'ancien terroriste. D'un djihadiste. Prêt à tout, une menace à l'état pur. Et déjà, comme à chaque fois, tu regrettais de t'emporter aussi facilement.

Pour presque rien au final. Final break. Non. Tu n'étais pas fou...
   
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MessageSujet: Re: Let's make... Ice cream? || H13-400   Dim 27 Mai - 14:57

« Dans mon pays, ceux qui préfèrent se plaindre plutôt que de se battre pour leur survie, tu sais ce qu'on leur fait ? Alors bouge ton cul si tu ne veux pas que je te l'explique et relève toi. » J'ai fait abstraction de ça. Pour le bien de tous. Surtout pour le mien il faut l'avouer parce que monsieur loin d'être sympathique n'hésiterait pas à m'en coller une. Je n'en doute pas même. Ce qui ne m'aurait probablement pas empêché d'ouvrir ma grande bouche pour lui exprimer ma façon de penser. Penser. C'est probablement ce qui m'a stoppé. Ça change réellement le monde d'avoir un gamin. Soudainement on se sent un peu moins enclin à faire une bêtise simplement pour faire une bêtise. Les gestes doivent compter un minimum si c'est pour nous mettre dans la merde. Le petit caillou ne doit pas nous détourner du gros rocher. Forcément les métaphores de pierres c'est l'idéal pour exprimer le fond de mon idée. Bref. J'ai jugé bon de ne pas commenter ce commentaire si agressif et de commenter le précédent. Avec un peu d'agressivité dans la voix tout de même. Il faut bien l'admettre. J'en suis capable. Il ne faut pas en douter. Ce n'est pas parce que j'arrive à adopter cette voix ridicule quand je veux embêter mon chat que je n'arrive pas à gagner quelques degrés de gravitude pour le bien de la discussion. « J'ai des souvenirs… » Oh moi aussi j'en ai des souvenirs. Ça ne nous a pas empêcher de tous commencer exactement au même point pour autant. Des zombies perdus dans un néant de 'je suis qui et il fait quel temps dehors'. Préoccupation première de tout être vivant. Nous ne sommes simplement pas tous cinglés au point de chercher à s'incruster dans la tête de je ne sais quoi par... vengeance? Besoin de supériorité? Il a perdu ses couilles et a besoin de les retrouver? Ça expliquerait peut-être son impatience chronique dans la situation actuelle. De l'impatience et une impulsivité bien mal placée même. Peut-être que je me suis plains oui. Peut-être que j'aurais dû lui sauter à la gorge à mon tour, mais dans ce cas nous serions deux imbéciles pas plus avancés avec la gueule en sang. Bonjour les notions de survie oui. « Bref. De toute évidence tu me seras pas d'une grande utilité. »

Je roule les yeux et me redresse mollement après avoir pris le temps de retrouver mon souffle et un minimum de contenance. Pas pour me placer devant lui et grogner un peu plus. Nous ne sommes pas dans la jungle aux dernières nouvelles. Plutôt pour aller observer les carcasses environnantes et m'assurer que tout est bien mort. Plus rien ne m'étonnerait dans cet endroit. Pas même une attaque de zombies. Bon peut-être sa nouvelle attaque soudaine à lui qui se lève d'un bond pour fondre sur ma gueule. Ma jolie gueule qu'il prend dans sa main avant de me repousser. « Et je te conseille de te calmer ! » Que JE me calme? Il rigole. « On va remettre quelques trucs au clair mec. D'abord TU te calmes. Moi je ne t'ai pas sauté à la gorge. Je ne t'ai pas coincé la gueule avec ma main toute sanglante. Je n'ai même pas crié sur toi comme tu le fais depuis que tu t'es réveillé de ton monde merveilleux où les poneys tuent des oursons à la scie. Oui j'ai haussé un peu le ton parce que tu m'as presque étranglé sans la moindre raison, mais je n'ai pas crié sur ta poire pour le principe. Si vraiment tu as besoin de me bousculer et grogner pour affirmer une quelconque forme de supériorité bien fait-le, mais pas sur moi. La pièce est plein de jolies carcasses de viandes qui ne demandent que ça t'entendre parler plus fort que tout le monde en agissant comme le roi à qui on doit baiser les pieds. » Et on inspire. Pas que j'en ai terminé avec lui, mais si je ne prends pas le temps de respirer je risque de m'écrouler.

Je fais quelques pas pour m'approcher de lui de ma taille amplement similaire à la sienne. Ne le touchant pas même. Juste en me plantant là pour l'observer dans les yeux et lui montrer qu'il ne me fait pas peur. Bon je risque de le regretter, mais cette histoire m'apportera un peu moins de pitié si je sais m'être bougé un minimum. Ce serait dommage tout de même que mon côté si... Batman... se laisse tant marcher sur les pieds par cet imbécile. Puis quitte à ne pas savoir si cette fois on s'en sortira vivant. « Je ne te serai d'aucune utilité? Parfait. Je m'en fiche. Je ne tiens pas à travailler avec un homme qui préfère savoir qui a la plus grande plutôt que chercher une façon de sortir d'ici. Bonne chance pour ne pas crever de froid. Moi au moins je crèverai en me disant que je n'ai pas été le pire connard que la terre a porté dans la pire des situations parce que ça me semblait plus important de menacer mon seul allier. » Et voilà. Là j'en ai terminé. Du moins pour le moment. Je soupire donc et me détourne pour commencer à longer les murs et essayer de trouver la moindre chose qui pourrait ME permettre de m'éclipser hors de ce merdier et retrouver un minimum de confort. Au minimum une douche. La simple idée de savoir que j'ai du sang plein la tronche parce qu'il a fait mumuse avec le mur. Au moins ce n'était pas moi, mais tout de même.

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