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 [AIRE DE JEUX] Ecouter, c'est mon métier - ft. F09-722

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MessageSujet: [AIRE DE JEUX] Ecouter, c'est mon métier - ft. F09-722   Ven 6 Avr - 9:58

Ecouter, c'est mon métier.F09-722 & H09-019
Un gros hoodie rose moche sur le dos, je m’étais décidé à arpenter les couloirs, à fuir au plus vite le couloir dans la crainte de croiser l’un de mes voisins, n’ayant que très peu dormi cette nuit encore. Je ne saurais dire exactement ce qui me provoquait toutes ces insomnies, c’était tout un condensé de choses. Étonnement, le froid n’en faisait pas parti. Depuis un mois, ou peut-être deux, je commençais à perdre la notion du temps, le froid était tombé sur la Ruche. De ce que j’avais entendu, deux jeunes gens avaient brisé la vitre de la véranda, cet endroit donnant sur une vue enneigée qui était à présent complètement inaccessible à moins de vouloir mourir de froid, les autres niveaux se retrouvant fatalement affecté, bien que la température soit bien plus supportable. A mes yeux en tout cas. J’avais compris que je n’étais pas quelqu’un de particulièrement frileux, avec un bon pull, je parvenais à supporter sans peine ce froid. D’autant plus que la température restait constante, il n’y avait pas de hausse ou de chute que ce soit pendant la journée ou la nuit, une chance quelque part. Et j’avais eu la chance de trouver ça pendant le mois où il neigeait dans la cafétéria, que j’avais associé à décembre et à une célébration qui nous était familière avec 910. Une chance, puisque maintenant que l’entrepôt avait brûlé… nous n’avions plus moyen d’avoir quoi que ce soit, si ce n’est de l’alcool. Une chance quelque part, je n’osais pas imaginer si ces bouteilles avaient explosé…

Au fil de mes déambulations dans les couloirs encore bien déserts, il était encore tôt après tout, je me retrouvais dans un niveau que je n’avais que très peu fréquenté, l’Aire de Jeu. Qui avait un petit goût d’abandon dans l’air, ce qui s’expliquait facilement, entre la piscine, le cinéma, et d’autres endroits où les occupations étaient moins abstraites qu’un choix multiples d’activités. Quand on n’a aucun souvenirs, ou très peu, se retrouver devant autant de choix sans savoir vers quoi se tourner peut décourager. Surtout quand on ne se sent d’aucune fibre artistique de toute part. Ce qui était vraisemblablement mon cas. Je trouvais sans nul doute les instruments magnifiques, et surtout le piano planté en plein milieu de la pièce, mais je n’avais aucun appel envers ni. Ni vers la peinture ou le dessin. Mon domaine… je ne lui trouvais pas encore de nom. Au fur et à mesure des mois, une entité m’était revenu, ce vers quoi je me tournais sans cesse, tout en ignorant ce que c’était…. Dieu. Qui était-Il, de quelle religion encore étais-je, des questions que je ne cessais de me poser, mais ce n’était au final que des détails. Je savais que vers là que tendait ma voie. Sans trop de surprise, j’étais convaincu d’être un homme de Dieu, quoi que cela veuille dire. Et je n’avais aucun lieu véritable dans lequel allez pour mon occupation principale. Avant qu’il ne commence à faire froid, j’allais parfois dans la salle de sport dans la salle de sport, pratiquer un peu de yoga, je m’étais découvert particulièrement souple d’ailleurs. Mais surtout, je commençais à prouver un énorme manque : la lecture. C’était une partie importante de ma vie d’avant, ça aussi j’en étais certain, surtout depuis que j’étais face au fait accomplis : il n’y avait rien à lire ici. Rien à lire à part parfois, les écrits des autres personnes ici. C’était toujours mieux que rien.

Plutôt que de faire demi tour et déranger mon Beau Brun qui devait dormir, je m’en voudrais vraiment de le réveiller alors que moi-même je ne parvenais pas à dormir, je m’approchais de ce grand piano, passant mes mains sur son couvercle, sur ses formes et lignes jusqu’à me retrouver face à ses touches. J’avais l’habitude du son du piano, parfois même de d’autres instruments de ce genre, mais je me trouvais incapable de trouver le moindre accord, la moindre association de touche qui produirait un beau son. Je me contentais donc de m’asseoir devant ce clavier, ce flot de blanc et de noir, sentant pourtant la vibration des notes. Une association que je faisais avec mon époux. Plusieurs mois que nous avions découvert être liés plus que par un voyage spatial, mais ça me produisait toujours autant de frissons et de papillons dans le ventre que de le répéter encore et encore. 910 était mon époux, et de ce que je savais, il était musicien, en plus d’avoir un surnom atypique, Magic Mike. Pendant de longs moment j’avais dû l’écouter jouer du piano avec le même plaisir. Il faudrait que nous nous donnions rendez-vous par ici, peut-être que cela réveillerait d’autres souvenirs chez nous.

Les portes de l’ascenseur me firent lever les yeux en direction de la personne qui venait d’en sortir. Une jeune femme à la chevelure magnifique, du moins d’une couleur que je trouvais superbe. Une jolie rouquine. Aussitôt un sourire fendit mes lèvres et j’ôtais mes mains des touches que je continuais d’effleurer.

« Bonjour. Je ne m’attendais pas à voir quelqu’un dans les parages aussi tôt. »
© 2981 12289 0

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Que se passerait-il si on disparaissait ?


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MessageSujet: Re: [AIRE DE JEUX] Ecouter, c'est mon métier - ft. F09-722   Mer 18 Avr - 20:19

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Ne pas dormir était une habitude étrange à laquelle la jeune femme parvenait à survivre malgré tout. Depuis le tout début, elle avait abandonné ce combat, voyant qu'il était inutile de se rouler vingt fois sur le matelas, de pleurer de rage ou de fermer les yeux suffisamment fort pour en avoir mal à la tête. Très souvent, le sommeil ne venait pas. Et lorsqu'il se pointait, même en plein milieu de la journée, elle acceptait ce petit moment de répit avec plaisir. Elle rêvait énormément, ce qui nuisait à son repos. Rêver de tout et de rien. Elle ne savait parfois même pas ce que cela voulait dire. C'était comme regarder un film, sans avoir vu le début ni connaître la fin. Elle se demandait souvent s'il ne s'agissait pas de brides de son passé, même si elle était incapable de reconnaître tous ses visages. Difficile de confirmer cette hypothèse donc. Valait mieux qu'elle s’accroche à ce qu'elle savait réellement à son sujet. Il y avait eu des progrès à ce niveau et même si c'était ce qu'elle avait toujours espéré depuis le jour 1, c'est-à-dire des réponses, la rouquine ne s'en trouvait que plus affecté maintenant. Intérieurement, elle savait que c'était la vérité et qu'elle ne se trompait pas en croyant que c'était de véritables souvenirs. Rien de tout ça n'était imaginaire non. Pourtant, c'était assez compliqué à assimiler. Chaque fois, c'était comme un choc qui la paralysait plusieurs heures, chaque découverte à son sujet, chaque information. Était-elle vraiment chanceuse de se souvenir peu à peu? Ou alors, c'était qu'une malédiction de plus entre ses murs blancs. Une façon supplémentaire de la torturer. Disons qu'elle penchait plus pour cette option.

Que savait-elle jusqu'à maintenant ? D'abord son métier et son talent. Elle savait qu'elle pouvait jouer du piano et qu'une foule l'observait habituellement le faire. Comme à un concert donc. Pour cela, elle n'avait pas le choix d'être une sorte de professionnelle de la musique. Elle savait aussi chanter, sa voix était plutôt jolie même. Des paroles qui pouvaient sortir de sa tête aussi facilement qu'on l'on pouvait lire un livre. Les avait-elle écrite ? Là par contre, elle en savait rien. Venait ensuite ses peurs, la tonne de peurs dont elle était constamment victime, sans doute en raison de sa sensibilité accru. Elle avait peur de l'abandon et de la solitude. Pour cela, elle était encore convaincue d'avoir vécu un truc terrible par le passé. Un deuil peut-être, la perte d'un être proche. Quelque chose de lourd qui pouvait l'avoir marqué jusqu'à l'âme. Elle gérait mal l'angoisse, constamment victime d'une nouvelle crise de panique. Heureusement, les autres arrivaient souvent à l'arrêter et l'apaiser avant que cela s’amplifie à un niveau incontrôlable. Elle ne savait si c'était normal ou non. Et puis finalement, il y avait la découverte de sa famille. Parce qu'elle en avait une oui. Rosie ne l'avait pas tout à fait digéré encore, même si elle avait toujours été persuadée d'être une grande sœur. Jamais elle ne pensait se souvenir de la vérité un jour. Malheureusement pour elle, Six et 666 refusaient de croire à leur lien de sang, ce qui compliquait encore tout. Elle n'avait aucune preuve tangible autre que sa propre parole et ce flash black qu'elle avait soudainement eu en discutant avec eux. Ça c'était réveillé tout à coup, sans prévenir et hop, elle avait compris. Six était son plus jeune frère et venait ensuite 666, au milieu. Une bien longue histoire qui n'avait pas terminé de la torturer dans les jours à venir. Bref.

Se retrouver sur l'étage de l'aire de jeu n'avait rien d'un hasard lorsqu'elle cherchait à se changer les idées. Elle adorait chatouiller les touches de ce grand piano qu'elle trouvait magnifique. Entre ne pas dormir et se torturer l'esprit ou bien sortir et prendre un peu d'air, le choix était simple. La rouquine quitta donc l’ascenseur, vêtu d'un grand pull bleu clair, trop grand pour elle, mais qui offrait une chaleur agréable. Ce n'était pas elle qui s'attardait au style vestimentaire. Tout ce qui n'était pas blanc était déjà beaucoup mieux. Loin d'elle l'idée de porter plainte, mais le blanc contre sa peau de lait de rouquine lui donnait un air de cadavre. Elle préférait éviter, question d'avoir l'air en vie un minimum. Redressant rapidement la tête, elle constata qu'elle n'était pas seule. Un peu surprise, elle observa le blondinet en hoodie rose qui occupait la place qu'elle venait justement prendre. Le jeune homme avait cependant un ton de voix agréable et une politesse à laquelle elle était sensible. Rosie étira donc un petit sourire timide. « Bonjour... je croyais justement être seule, mais hum... voilà qui fera changement pour une fois... » Elle n'avait rien contre un peu de compagnie, tant que celle-ci ne tentait pas de la tuer ou de lui attirer des problèmes. Doucement, elle se rapprocha donc du piano, avant de s'arrêter près du banc où il était installé. « Je peux? » Lentement, elle s'installa à ses côtés, lui laissant assez d'espace pour ne pas s’introduire dans sa bulle. Observant le clavier quelques secondes, elle tourna ensuite la tête vers lui, curieuse. « Vous savez jouer alors? » C'est bien ce qu'il était venu faire, non? Vrai qu'elle ne connaissait pas beaucoup de monde ici qui savait réellement bien jouer d'un instrument de musique, mais ça l'intriguait à chaque fois. De bonne humeur, elle glissa ses doigts contre les notes, avant d’appuyer habillement sur celles-ci pour enchaîner une courte mélodie de quelques secondes à peine. Étirant un sourire amusé, elle s'arrêta surtout par politesse, ne souhaitant pas s'imposer pour autant. « Je peux vous montrer si vous voulez, ce n'est pas si difficile avec un peu de pratique » Elle haussa les épaules, espérant surtout ne pas l'ennuyer avec sa proposition. Heureusement, il semblait vraiment très gentil, ce qui apaisait ses craintes.


AVENGEDINCHAINS

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

but in the end it doesn't even matter
« Times that I've seen you lose your way. You're not in control and you won't be told. All I can do to keep you safe is hold you close. Hold you close til you can breathe on your own. And I won't let you down»
by Wiise


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