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 Watch your life go on fire. [with F16-42]

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MessageSujet: Watch your life go on fire. [with F16-42]   Mar 8 Mai - 12:55

Watch your life go on fire.

Bercé par les bras de Morphée et la chaleur enivrante de ma couette, seule ma respiration lente et apaisée soulevait légèrement le tissu au-dessus de mon lit d’adolescent. Sommeil de plomb pour une fois. Rare étaient les nuits où la lueur de ma lampe de chevet ne concurrençait pas les étoiles. Pas de comics à dévorer, ni de tournois en ligne à remporter coûte que coûte. Fatigué d’une journée bien chargée, mon corps avait lâché prise, ce qui n’était pas du luxe. Le nombre d’heure de sommeil que j’avais à rattraper n’était même plus quantifiable. Cela ne pouvait pas me faire de mal… Et pourtant… Quelle erreur.
Au beau milieu de la nuit, une chaleur étouffante me réveilla doucement, me faisant d’abord repoussé la couette au pied du lit avant de constater que cela ne servait strictement à rien. J’avais toujours trop chaud. A moins que ce ne soient des espèces de bouffés de chaleur ? Mon père s’amusait à me charrier avec des histoires d’hormones d’adolescent depuis plusieurs semaines déjà. Se pouvait-il qu’il ait raison ? Non. N’importe quoi. Cela ne m’était encore jamais arrivé.
Donc… Est-ce qu’on m’avait drogué ? Impossible également. Je devenais parano. Est-ce que j’avais pris mon traitement ? Bonne question. Peut-être que sous le coup de la fatigue j’avais oublié. D’une main lasse, je venais me frotter le visage, poisseux à cause de la transpiration. Yeurk. Génial, j’avais besoin d’une douche.
Complètement dans le pâté, je n’ouvris pas tout de suite les yeux alors qu’il me semblait que quelque chose clochait. Je le sentais. Au fin fond de mes tripes. « T’es parano mon chéri ». La voix de ma mère se répétait une énième fois à mes oreilles, me faisant soupirer. Elle devait avoir raison. Je m’inquiétais toujours pour tout… Enfin non : je m’imaginais toujours des histoires à coucher debout, plutôt. Constamment persuadé qu’il se passait toujours quelque chose ou que quelque chose allait arriver. Et mon instinct ne pouvait pas plus avoir raison que ce soir-là…

La gueule enfariné comme après une bonne cuite, j’attrapais une boite jaune remplie de pilules qui se trouvait sur ma table de chevet. Le bouchon était encore ouvert, je n’avais donc pas oublié de prendre ma dose avant de me coucher. Louche. J'attrapais mes lunettes pour les mettre sur mon nez avant de décider à me lever. Ce n’est qu’en basculait les pieds par terre, sur le sol bien trop chaud pour que cela soit normal que je me réveillai définitivement. Alerte et finalement bien plus attentif à mon environnement. Mon cerveau recommençait à réfléchir à vive allure alors que mon cœur faisait une embardée, emporté par un mélange d’adrénaline et de stress.
En caleçon, j’attrapais rapidement le sweat à capuche rouge posé négligemment sur la chaise de bureau avant de l’enfiler et d’aviser mon sac « fin de monde ». Mes délires me portaient jusqu’à avoir préparé depuis plus de 3 ans un sac-à-dos remplis de choses essentielles en cas d’apocalypse ou d’attaque de zombies. Oui, de zombies. Le gouvernement cachait peut-être que des espèces bizarres existaient parmi nous, on n’en savait rien ! Mieux valait être prêts. Il contenait deux bouteilles d’eau, quatre boîtes d’Aderall, deux couvertures de survie, une tenue de rechange, une lampe et de quoi manger pour tenir sommairement quelques jours. Ouais bon, okay, c’était délirant mais j’attrapai quand même le sac pour le mettre sur mon dos tout en enfilant à la va vite une paire de baskets qui trainaient. Sauf que quelque chose attira tout de suite mon attention. Sous ma porte. De la fumée.

« Qu’est-ce que… »

Une odeur de brûlée se frayait enfin un chemin jusqu’à mes narines. Bon sang… Quelque chose clochait définitivement. L’adrénaline effectuant parfaitement son travail, je fonçai droit sur la porte de ma chambre pour l’ouvrir d’un grand mouvement brusque. Ce que je vis dans le couloir me figea sur place, les yeux écarquillés de surprise mais également d’horreur. Des lueurs oranges et rouges se reflétant dans mes prunelles dorées. Du feu. Il y avait le feu dans notre appartement. Bordel !
Le couloir semblait déjà envahi par les flammes qui léchaient avidement les pans de murs et les portes de ce qui étaient… Non !

« Papa ! Maman ! »

L’horreur prenait de plus en plus le pas alors qu’aucune réponse ne me parvenait. Ce n’était pas possible, pas en pleine nuit ! On n’avait pas de cheminée, on n’allumait jamais de bougies, on avait que des plaques électriques… Cela devait venir d’ailleurs. Obligé.
Rageur, je poussais ses idées loin dans ma tête, ce n’était pas le moment. Il fallait agir, mais la vivacité du feu me clouait sur place. Je rappelais mes parents, désespéré alors que j’avisais rapidement la chambre de ma sœur, plus loin de la mienne. Bientôt, elle se fera engloutir également… Jamais !

« LANA ! REVEIL-TOI ! »

Cette fois mes jambes bougèrent d’elles-mêmes, se précipitant vers la pièce plus féminine. La poignée métallique de la porte me brûla quand je tentai de l’ouvrir, me faisant grimacer. Sans réfléchir plus longtemps, je donnais un grand coup de pied dedans, remerciant à demi-mot le ciel d’avoir pris le temps d’enfiler des chaussures. Ne pas avoir enfilé un pantalon était par contre une belle connerie. La chaleur des flammes proches allaient me faire cuire comme un poulet rôti si on ne bougeait pas de là tout de suite.

« Lana bouges-toi y’a le feu ! L’appart crame ! »

Au milieu de sa chambre, ma sœur jumelle. Elle semblait réveillée mais je n’arrivais pas à savoir si elle était apeurée et tétanisée ou juste à peine réveillée. Un craquement derrière moi me fit sursauter avant d’entendre des cris de l’autre côté des flammes. Des cris qui me glacèrent le sang. Complètement. Contraste inimaginable vu la chaleur digne des enfers qui régnait. Une voix féminine hurlait de douleur. Cris déchirants qui me tétanisèrent encore plus, le cœur battant à tout rompre. A en faire perdre le nord à un électrocardiogramme.

« MAMAN ! »

Des larmes s’étaient mises à couler toutes seules, dévalant mes joues alors que j’imaginais bien trop distinctement le corps de ma mère se faire engloutir par les flammes. Mais j’étais incapable de bouger. Incapable d’encaisser ce qui était en train de se passer. Devant moi, sous mes yeux. Sous nos yeux. Notre vie partait en fumée. Mais pas au sens figuré, au sens propre.


« Trouve ta sœur et sauvez-vous ! »

Une voix grave et puissante s’était élevée d’un coup. Notre père venait de crier à son tour. La douleur nettement distinguable dans le son de sa voix. Il n’était pas mort. Il était derrière ses flammes et il nous demandait de fuir. Il me demandait de fuir, d’embarquer ma sœur et qu’on se mette à l’abri. Qu’on l’abandonne. Inconcevable. Je n’avais pas assez de recul pour évaluer les risques. Je n’étais jamais bon pour ça, j’étais le plus insouciant, toujours à faire l’idiot à la première occasion. A prendre des risques justes pour voir le résultat final. Ma sœur était, loin d’être plus calme, mais plus sage que moi. Plus dans la réflexion. Ne disait-on pas qu’au même âge, les filles étaient plus perspicaces ? En tout cas, on vient d’avoir 15 ans et elle l’est plus que lui.

« Papa non ! Où est-ce que t’es ?! »

Codage par Libella sur Graphiorum

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