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 Flares || H01-001

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Flares || H01-001   Ven 24 Fév - 16:16

Tu ne pourrais dire depuis combien de temps tu es là. Tu fixes sa porte sans arriver à y cogner. Tu fixes sa porte sans arriver à en franchir le pas pour t'empêcher de reculer. Tu es simplement debout à retenir ton souffle de nouveau. À souffrir plus que de raison parce que tu n'arrives pas à trouver le courage d'aller lui parler. Un courage que tu cherches depuis des jours et des jours sans arriver à le dénicher. Sans arriver à te résonner pour te convaincre que c'est la chose à faire. Qu'il faut que tous les deux vous ayez une bonne discussion après ce qui s'est passé dans la cafétéria. Après que tes tripes se soient retournées sous le fruit d'une évidence qui t'a frappé comme un coup de poing au ventre. Comme un coup de poignard en plein cœur. Une plaie énorme qui ne s'est pas résorbée avec le temps. Elle a plutôt pris de l'expansion alors que tu essayais de travailler sur toi. Tu essayais de travailler sur cette peur maladive que tu as de ton passé. Cette peur d'avoir fait des horreurs plutôt que simplement assumer que c'est sans doute le cas. Cette peur d'affronter les fresques de ton passé qui te fait fuir plutôt qu'avancer. Des journées à ne pas arriver à t'endormir paisiblement. Des journées à simplement t'écrouler lorsque ton corps n'arrivait plus à tenir le coup. Des journées à ne presque pas manger parce que ça te rendait malade. Tout ça te rendait malade. Ton comportement. Peut-être un peu le sien. Toutes les suppositions s'imposant maladivement à ton esprit en proie au désespoir. Et si c'était vrai? Et si vous étiez réellement bien plus que ces deux personnes se hurlant à la tête? Et si tout ça n'avait été que la plainte désespérée de vos âmes essayant de vous passer un message? Trop de peut-être que tu n'arrivais plus à supporter. Tu ne pouvais plus simplement retourner la situation de tous les côtés sans savoir. Sans avoir pris le temps de mettre à plat tout ça pour savoir une bonne fois pour toute. Quelque chose que tu ne peux assurément pas faire seul.

C'est pourquoi tu t'étais rendu à sa porte sans même savoir s'il était là. Tu avais eu la chance ou sans doute la malchance de le voir passer une journée où tu sortais de la chambre de Trois. Ils étaient sur le même niveau. À peine quelques portes d'écart. Tout ce temps il était tout près et toi... Et toi trouillard que tu es tu n'avais pas été capable de faire quelques pas pour aller le voir. Quelques pas pour arriver à supporter son regard sur toi. Son ton de voix que tu ne savais plus comment imaginer. Enrageant comme celui qu'il t'avais servit dans l'ascenseur? Véritablement désolé lorsqu'il a relâché ton poignet comme tu le lui as demandé? Une voix teinté de bien plus de douceur que ce que tu arrivais à supporter. Une voix qui a énoncée ton prénom comme tu avais pu énoncer le sien. Ce soir-là tu as senti ton cœur exploser dans ta poitrine et tu ne savais pas si tu étais fin prêt à le supporter de nouveau. Tu ne savais pas si tu étais prêt à supporter la réalité. Peut importe ce qu'elle pouvait être. Une histoire terminée ou une flamme qui n'aurait jamais dû s'oublier. Tu ne savais pas si tu pouvais vivre avec le fait d'apprécier quelqu'un d'autre. Même si ce n'était pas de la même façon. Tu ne savais pas si tu arriverais à le fixer dans les yeux et faire preuve d'une déconcertante honnêteté quitte à vous blesser tous les deux au passage. Des questions qui ne sauraient trouver réponses avant le moment fatidique. Un moment que tu devais cesser de repousser. Là. Maintenant.

Tu as dégluti. Tu as senti ton cœur s'accélérer dans ta poitrine. Tambouriner à tes oreilles et dans ta tête troublée. Tu as senti ton souffle s'emporter comme si tu courrais une course qui n'avait pas de ligne d'arrivée. Une course interminable où tu t'efforçais pourtant de continuer de courir jusqu'à ce que tu n'aies plus de force dans le corps. C'est un peu ce que tu avais fait. Tu avais attendu de ne plus être capable de le supporter. De sentir ton corps au bord de la destruction. Tu as attendu de n'être qu'un amas de doute et de stress avant de finalement te décider à arrêter de courir. Tu as levé le poing. Un poing tremblant et totalement non assumée. Un poing qui s'est écrasé trois bon coups contre la porte de son logement. Tu as commencé à compter. 1... 2... 3... Et s'il n'est pas là? Vas-tu trouver la force de recommencer? 4... 5... 6... Vas-tu trouver la force de revenir pour l'affronter ou vas-tu simplement te laisser t'écrouler? 7... 8... 9... Tu inspires. Tu paniques. Tu as envie de faire demi tour. De courir. De te sauver. Peut-être qu'au fond oui ton cœur va véritablement exploser.

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Jeu 2 Mar - 16:26

Flares
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Un. Deux. Trois. Tu pousses sur tes bras, les gardant tendus pendant quelques secondes encore. Ça tire, ça brûle, ça fait mal mais tu aimes ça. Un. Deux. Trois. Cette douleur qui parcourt ton corps, tes muscles qui protestent contre l’effort que tu leur imposes… C’est salvateur, libérateur. Un. Deux. Trois. Tu ne sais pas pourquoi mais tu ressens ce besoin. Le besoin de te punir pour quelque chose que tu n’as pas fait, que tu n’as pas dit. Un… Deux…
Tu t’effondres soudainement sur le sol de ta chambre, les membres pris de spasmes, le visage rouge et essoufflé. Encore une fois, tu as trop forcé. Tu as franchi tes limites à tel point que tu as à présent la furieuse envie de régurgiter le peu de nourriture que tu as pu avaler. Encore un truc qui cloche chez toi. Le manque d’appétit, d’envie, d’énergie.
Tu as beau chercher, rien ne paraît l’expliquer. Enfin, rien d’assez concret. Il y a bien eu ce fameux épisode à la cafétéria. Un souvenir amer qui n’a de cesse de te dissuader d’y remettre les pieds. H01-9. Nic. Nicola. Qui était-il vraiment pour toi, ce fantôme du passé ? Ne pas savoir te rend fou.

Tu te relèves, le regard irrité et soupire. L’adrénaline engendrée par ta longue série de pompes est passée et te voici à présent, blasé, presque désespéré. Que faire ? A vrai dire, tu as un peu trop pensé à cette idée. Cette idée d’aller le chercher pour que vous puissiez enfin vous expliquer. Sauf que tu ignores où le trouver et après l’avoir vu s’éclipser avec l’autre mec, tu doutes que lui, il te recherche.
Ta mâchoire se contracte alors que tu te dessapes pour entrer dans la douche, nu. Ce n’est pas non plus comme si tu avais joué au con… Lui promettre de ne plus venir le trouver, ne plus venir l’embêter. Ne plus chercher la vérité. Bordel, si seulement tu n’étais pas le genre de mec à toujours respecter ses promesses.
L’eau chaude coule sur ta peau mais le rythme endiablé de ton cœur ne semble pas vouloir se calmer. Et si… Et si tu as raison ? Et s’il y a bien eu quelque chose entre vous ? Quelque chose de fort, d’intime. Et si c’est bien le cas, qu’est-ce que ça changerait ?
Le message a été clair, il ne veut pas de toi et refuse d’évoquer le passé. Génial. La seule personne qui te donne l’impression de pouvoir te faire avancer refuse de t’aider. Super la solidarité.
Tu te sèches promptement, soudainement agacé par son égoïsme. Quels souvenirs pouvaient être si horribles au point de préférer les oublier ? Quelle vie avait-il mené pour en trembler rien que d’y penser ? Il est faible. Voilà ce que te dit ta tête. Faible parce que toi, tu n’en fais pas tout un plat. Faible car toi tu les embrasses ces pulsions qui t’assaillent. Tu veux redevenir toi-même, retrouver le véritable toi. Être à nouveau complet. Et pour ça, tu es prêt à accepter les sanglantes visions qui surgissent de tant à autres dans ton esprit. Tout ça fait partie de toi. A un moment donné tu as choisi cette voie, tu l’as accepté. Alors, il n’y a pas de raison pour que, à présent, tu ne sois pas capable de réitérer la chose.

Tu enfiles tes habits et t’étires longuement avant de sauter sur ton lit, t’étalant mollement. Tes yeux se posent sur le plafond immaculé et tu as la soudaine envie d’y enfoncer ton poing. Ou alors la tête de cet enfoiré aux yeux trop bleus. En fait, tu veux juste y foutre du rouge. Beaucoup de rouge.
Tu t’imagines déjà lui exploser le crâne contre cette surface trop plane. Tu veux l’entendre hurler, que ses cris résonnent en une lente agonie telle une douce mélodie. Il a osé te provoquer, s’interposer entre toi et ce que tu désirais. Et, tu sais que tu as promis, que tu as dit que tu abandonnais, que tu te calmais mais… C’est loin tout ça. Tu as passé des jours à cogiter, à ruminer, à t’énerver. L’instant est passé, emportant avec lui ta faiblesse passagère. A présent, tu n’es plus qu’une boule de nerfs, un amas de rage. Tu es jaloux et c’est un fait que tu acceptes.

Toc. Toc. Toc.
Tu tressailles tandis que tes yeux se fixent sur la porte close. Qui peut donc oser de te déranger ? L’une de tes colocataires encore trop curieuse ?
Toc. Toc. Toc.
Le bruit sourd recommence et tu te redresses, ennuyé à l’idée d’avoir une nouvelle fois à les chasser. Tu sors souplement du lit et t’avances lentement vers la porte.
Toc. Toc. Toc.
Tu l’ouvres brusquement, presque violemment en poussant un grognement impatient.
« Quoi ?! »
Tes yeux s’écarquillent sensiblement à la vue de quelqu’un que tu ne t’attendais pas à voir. Pas ici, pas aujourd’hui. H01-9. Le seul et l’unique mec qui a le culot de s’approprier toutes tes pensées. Merde…
« Qu’est-ce que tu fous là ? »
Ta voix claque tel un fouet, sèche et cassante. Dans ta poitrine, ton cœur s’emballe tandis que tu lui lances un regard sombre et bourré d’animosité. S’il est venu remuer le couteau dans la plaie, c’est une très mauvaise idée. Tu n’es pas du tout sûr d’arriver à te contrôler. Pas cette fois alors que vous êtes enfin seuls et sans témoins. Pas cette fois alors qu’il t’a rejeté devant la Ruche toute entière avant de partir avec l’autre mec comme si de rien n’était. Pas cette fois alors que tu lui as promis de garder tes distantes tandis que lui se fiche d’empiéter sur cette promesse.
« Son appartement est dans le couloir, je pense que tu t’es trompé. C’est pas comme si tu avais l’air réveillé de toute façon. »

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Ven 3 Mar - 21:24

Tu inspires. Tu expires. Tu fixes la porte. Ton poing que tu as laissé retomber près de ton corps sans arriver à l'ouvrir. Comme si le peu d'énergie coulant dans tes veines en ce moment avait décidé de s'y précipiter pour s'y accumuler. Comme si ta main moite et douloureuse de la pression avait décidé d'être témoin de toutes les émotions secouant ton corps à l'instant. Des émotions contradictoires que tu ne savais pas écouter. Partir ou rester? Hurler ou simplement calmement parler? Trouver tous les détours possible pour éviter l'aboutissement que tu lui as exprimé avoir si peur de voir arriver? Franchement lui exprimer ce qui te taraude le cœur et l'esprit depuis des jours au point de ne plus en dormir ou manger? Tu ne le sais pas. Tu dis que tu sauras en le voyant s'il ouvre la porte. Si tu arrives à convaincre tes pieds de ne pas bouger. De ne pas te permettre de simplement de nouveau te sauver pour fuir encore les problèmes que tu te refuses d'affronter. Parce quoi c'est un problème. C'est un énorme problème si tu n'arrives pas à comprendre ce qu'il en était. C'est un énorme problème si vous étiez ensemble avec tout ce qui a pu se passer jusqu'à maintenant. Autant de ton côté que du siens. Si tu avais Trois avec toi dans la cafétéria, tu n'as pas maqué de voir l'homme avec qui il semblait si à l'aise. L'homme que tu ne voulais pas voir lorsque tu lui as dit à lui, à Caïn, comme tu étais désolé de tout ça avant de partir. Avant de trouver ton logement avec Trois pour finalement te faire laisser à la porte avec tes démons qui te tourmenterait toute la nuit. Tes démons qui ne savaient plus te quitter. Qui se faisaient toujours plus imposant en ton centre même si tu avais dit à Trois qu'il avait sans doute raison. Que te torturer sans savoir ne servait à rien. C'était un fait. Un fait que tu devais mettre au clair une bonne fois pour toute.

Tu déglutis, te préparais à faire demi tour. Tu as compté trop vite. Tu vois le temps passer trop lentement alors tu supposes qu'il n'est pas là. Il te prouve rapidement que tu as tord. Sa voix résonne tout aussi violemment en toi que la violence dont il a usé pour ouvrir la porte. « Quoi ?! » Peut-être n'est-ce pas une bonne journée après tout. S'il est à cran... Si tu es fatigué et crever de penser au bleu de ses yeux dans lesquels tu te perds parce que tu t'efforces de soutenir son regard. « Qu’est-ce que tu fous là ? » Un regard qui se pose sur toi bien trop sombre et colérique. Ça te fait mal. Bordel pourquoi ça te fait mal? « Je... » Non tu ne sais pas quoi lui dire. Tu ne sais pas comment exprimer que tu es venu parce que tu en as besoin. Parce que tu as l'impression que si tu attends une seconde de plus avant de clarifier la situation tu vas t'écroule. Tu vas tomber et ne plus arriver à te relever. Tu te sens si faible, si pitoyable, et pourtant tu n'y peux rien. Il y a quelque chose chez lui qui te rend complètement fou. Fou de colère. Fou de rage. Juste empreint d'une folie qui te ferait faire n'importe quoi. « Son appartement est dans le couloir, je pense que tu t’es trompé. C’est pas comme si tu avais l’air réveillé de toute façon. » Tu pinces les lèvres en hochant la tête. Ce connard. Ce foutu... connard. Tu pourrais lui répondre avec le même cassant dans la voix. Tu pourrais assurément trouver de la rage à lui cracher au visage. Tu pourrais lui dire que t'es pas venu pour te faire hurler à la gueule. Que tu veux simplement savoir ce qu'il en est. Si ce n'est que toi et si lui aussi il a senti cette chose, peut importe ce que cette chose est. Comment tu vas lui faire comprendre ça à ce con qui ne fait que te hurler à la gueule chaque fois que tu le croises?

« Pardon de te déranger. Je voulais juste... » Tu inspires profondément avant de continuer. Tentant de garder ta voix calme. De le fixer dans les yeux. De contrôler le pincement qui te prend au cœur. « Je voulais m'excuser de t'avoir crié à la tête dans la cafétéria. J'avais pas à venir t'embêter pour une connerie... C'est juste que... » Tu déglutis. Tu as chaud. Tu sens le palpitant de ton cœur s'emporter dans ton torse. Tu en tremblerais presque. Tout de ton être hurle la panique, la peur, mais pas que ça. Il y a ce petit quelque en plus. Il y a cette chose qui veut absolument faire taire la hargne que tu vois dans son regard. Cette part de toi qui te hurle de simplement lui demander si lui aussi il ressent cette bulle de chaleur s'éprendre de son être en ce moment. Cette part de toi qui n'attends pas que le message chemine jusqu'à ton esprit pour se manifester. Pour faire se lever tes mains et les poser contre ses joues pour approcher ton visage du sien et l'embrasser avec sans doute un peu trop de ferveur compte tenu de la situation. Ça te semble si familier... Si... Parfait... Tu le relâches et te recule. Le souffle coupé. Le cœur compressé. Tu fixes un point devant toi en fronçant les sourcils. « Je devais vérifier... » Et maintenant quoi? Maintenant tu sais. Maintenant tu as ta réponse. Ça te semble trop évident. Trop parfait. C'était définitivement ça, lui, cette chose qui creusait un trou béant en ton être et maintenant... tu ne sais pas comment gérer ça. Tu ne sais pas même comment lui va gérer ça...

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Mar 14 Mar - 21:28

Flares
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Pourquoi ? Pourquoi chantonnait-il cette mélodie là ? Pourquoi t’avait-il touché, avait-il tenté de te réconforter ? Pourquoi t’avait-il fuit avant de revenir quand tu étais perdu dans ta jalousie ? Puis, pourquoi avait-il réagit ainsi, pourquoi t’avait-il repoussé alors que toi, tu mourrais d’envie de l’enlacer ? Pourquoi l’avait-il préféré lui, cette pâle copie aux yeux d’un bleu si similaire au tien ? Pourquoi, pourquoi ?
Depuis le début de cette histoire, ta paisible petite vie de prisonnier a viré au cauchemar. Tu ne dors plus, tu ne manges plus. Tu es incontrôlable. La dernière punition pour ton infraction ne t’a pas fait retenir la leçon. Tu t’imagines déjà frapper, tuer. Tu as besoin de te défouler, d’évacuer. Tu as besoin de punir à défaut de pouvoir continuer à te punir. Tu as besoin de haïr parce que c’est trop difficile de se haïr.
Tu es mauvais, plus que tu ne l’as jamais été, plus que tu as eu le souvenir de l’être. Ça gronde en toi, ça enfle. Tu te découvres des envies, des pensées… Pour un peu et tu te ferais presque peur. Mais, même si ça paraît dur, même si tu hésites, il s’agit de toi. De ton passé. Tu as le devoir de l’accepter. Si tu ne commences pas maintenant alors qu’est-ce que ce sera plus tard, quand tu comprendras enfin tout ce que tu as pu être, faire. Tu ne peux pas prendre le risque de ne pas le supporter. Être amnésique est déjà assez merdique, il ne manquerait plus que tu te mettes, toi aussi, à préférer oublier le passé.
« Je… »
Il hésite et un intense sentiment de satisfaction envahi tes sens. Oui. C’est à son tour maintenant. A son tour de souffrir de ton rejet. A ton tour d’être égoïste. La dernière fois, dans la cafétéria, quelque chose s’est brisé en toi. Pour la première fois depuis ton arrivée, tu t’es laissé dompter, tu l’as fermé et tu t’es écarté. Tu t’es excusé. Comme un bon toutou obéissant. Et, ça te rend dingue qu’après t’avoir humilié de la sorte, il ose toquer à ta porte.

« Pardon de te déranger. Je voulais juste... Je voulais m'excuser de t'avoir crié à la tête dans la cafétéria. J'avais pas à venir t'embêter pour une connerie... C'est juste que... »
Tu hausses un sourcil, moqueur, presque mauvais. Il est désolé ? Oh ça il te l’a déjà dit. Mais s’excuser ne change rien au fait que tu sais ce qui s’est déroulé après. Il est parti avec ce gars et tu sais que leur contact était tout sauf aussi innocent qu’il veut le faire croire. Ils sont amants et toi, ça te tue intérieurement. Tu brûles d’une jalousie maladive, destructrice. Tu as la soudaine envie de mordre sa peau si tendre, de le marquer pour te l’approprier. Tu veux le blesser, le briser, le posséder. Tu veux lui faire payer son offense. Tu veux lui faire comprendre qu’il t’en a fallu des efforts pour tenter de lui faire réaliser qu’il était important à tes yeux, que tu désirais lui parler. Tout ça pour qu’il te regarde de ses yeux accusateurs.
« T’excuser ? Je crois qu’il est un peu tard pour ça, n’est-ce pas ? » grondes-tu sourdement. « Tsss… Tu l’as déjà fait en plus. Alors si tu me disais la réelle raison de ta présence, poussin ? »
Tu insistes sur le sobriquet de manière presque insultante, te délectant de son apparente détresse. Pourtant, tes mots ont à peine franchi tes lèvres que le voilà qui pose ses mains de part et d’autre de ton visage, sa bouche entrant immédiatement dans ton champ de vision. Tes yeux s’écarquillent sensiblement alors que tu comprends où il veut en venir et tu amorces un mouvement de recul. Trop tard. Ses lèvres entrent en contact avec les tiennes, se mouvant de manière presque désespérée contre elles. Ton corps se tend et tu te laisses faire, trop surpris pour réagir. Bordel, c’est bon. Trop bon.
C’est un baiser plein de promesses. Un baiser qui diffère totalement de ceux que tu as pu partager auparavant. Le sexe n’entre pas en compte. Pas que tu ne désires pas Nic, ça non. Seulement, c’est plus profond. Tu le veux d’une autre manière. Son corps, son cœur… Son âme. Tu veux le dévorer dans sa totalité, le couver, le garder à jamais. Que son regard ne se pose que sur toi. Que tu sois le seul qu’il puisse désirer, aimer.
Il se recule et ton regard s’assombri sous l’envie. Pas question. Pas maintenant. Il reprend son souffle tandis que tu lèches consciencieusement tes lèvres, les yeux luisant d’une lueur folle. Pitié, pas encore du blabla, de vaine paroles que tu n’es pas prêt à prononcer, à analyser. Pour l’instant, tu veux juste approfondir ce qu’il vient de t’offrir. Pire, tu veux t’en emparer.
« Je devais vérifier... »

Tu ne réponds pas, te contentant d’enserrer violemment son poignet, le tirant d’un coup sec vers toi. Tes lèvres s’écrasent sans douceur contre les siennes et tu le plaques contre ton torse, poussant son dos contre la porte, la fermant simultanément. Les courbes masculines de son corps t’arrachent un frisson d’excitation et tu grognes, tel un prédateur affamé. Encore. Tu en veux encore.
Alors tu mords, tu suçotes, maltraitant la peau, la chair à ta portée, fascinée par la manière dont celle-ci rougit. Tu le dévores à ta manière, pressé contre lui, l’emprisonnant fermement entre tes bras. Ta langue glisse le long de son cou, traçant les contours de sa carotide et tu te repais de son parfum entêtant, du bruit de sa respiration haletante. Les yeux clos, tu continues ton exploration de manière autoritaire, te calmant peu à peu au fur et à mesure que la chaleur t’envahie. C’est si agréable…. L’avoir enfin contre toi…
Tu finis par te détacher de lui, la respiration légèrement sifflante, les joues rosies. Ce n’est pas le moment de te laisser aller à tes pulsions légèrement incontrôlables ces derniers temps. Tu veux d’abord le voir se traîner à tes pieds, tu veux le voir supplier. Tu veux qu’il se fasse pardonner… Et tu ne comptes pas lui accorder si aisément…
« Ouais. C’est une méthode qui a l’air assez efficace… » railles-tu, la bouche rendue humide par vos baisers. « Peut-être pas autant que celle qui consiste à te foutre une fessée. T’es sacrément culotté d’oser te pointer ici après m’avoir gentiment fait comprendre que tu ne voulais pas causer… »

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Lun 20 Mar - 16:38

Tu ne sais plus quoi penser. Tu voulais vérifier. Tu avais besoin de vérifier. De sentir le contact bien trop agréable de ses lèvres contre les tiennes pour te convaincre d'une chose ou d'une autre. Pour admettre que tu te laisses contrôler par une impression qui est peut-être erronée. Pour comprendre que ce n'est pas que ça. Ça aurait sans doute été plus simple. De juste te contenter de terminer cette rencontre par un trop bref baiser. Quelques paroles supplémentaires pour te convaincre que tu as fais la bonne chose. Pour t'excuser une nouvelle fois de t'être incrusté de la sorte dans son existence. Lui qui t'a bien fait comprendre qu'il est trop tard pour t'excuser. Qui a même cru bon de te traiter de poussin comme on désignerait un vulgaire piaf qui n'a pas l'expérience suffisante pour faire quelque chose d'utile de son existence. Ça ne t'a pas empêché d'approcher tes mains de son visage. De poser tes lèvres contre les siennes pour les y mouvoir désespérément en cherchant ce quelque chose à quoi tu espérais tant pouvoir t'accrocher. Ce sentiment de plénitude qui a diffusé sa douce chaleur au creux de tes reins. Cette douleur assassine qui a écrasé ton cœur dans ton torse à t'en donner mal. Davantage encore lorsque tu t'es finalement reculé pour l'observer. Pour donner une chance à ton souffle s'étant emporter de se calmer comme tes mains qui en sont venue à trembler. Parce que cette fois tu n'arrives pas à vivre sur des impressions, des suppositions. Ça t'a fait autant de bien que de mal. Ça t'a surtout fait comprendre que malgré la rage brûlant ses veines, malgré la lueur brillant au fond de son regard... Tu le veux. Tu le veux maintenant plus que jamais. Juste retrouver la proximité de vos corps. Le goût de sa bouche où s'entremêlent vos souffles. Tu devais vérifier et maintenant tu attends de voir ce qu'il en est de son côté. Chose qu'il ne tarde pas à te signifier.

Tu sens ses doigts s'enrouler à ton poignet. Sensation de déjà vue qui te soutire un frisson à peine palpable dans le flot des émotions qui te secouent sans relâche. Ses lèvres qui retrouvent les tiennes alors que tu te laisses attirer contre son torse. Que tu ne tentes pas même de repousser le sauvage de ses gestes qui te font gémir contre sa bouche lorsqu'il te plaque sans douceur contre la porte. Le palpitant de ton cœur s'emporte plutôt dans ton torse. Tu peines à respirer. À trouver ton souffle qui se coince dans ta gorge nouée sous l'appréhension. Tu perds pied tout autant que tu paniques. Tu as envie de t'agripper à lui en lui hurlant de continuer d'ainsi te torturer. Tout autant que tu aspires le repousser pour ne pas te laisser totalement contrôler par ce besoin pressant qui fait se cambrer ton corps contre le sien. Pas si vite. Pas trop vite. Pourtant tu gémis de nouveau en fermant les yeux. En lui dévoilant ton cou contre lequel tu sens sa langue et son souffle chaud glisser. Bon sang c'est trop bon. Tu frissonnes. Tu as chaud. Tu sens le rouge te monter aux joues. Contrôler tes mains se glissant dans son dos. Tes mains cherchant le bas de son haut pour le soulever et trouver la chaleur de sa peau. Tes doigts glissant contre ses muscles trop familièrement juste avant qu'il ne se recule. Qu'il te relâche pour te laisser patois et haletant de cet échange enflammé. Cet échange émotionnellement prenant. Si le baiser dont tu l'as gratifier à la porte a su te secouer... Ce n'est assurément en rien comparable à ce qui vient de se dérouler.

« Ouais. C’est une méthode qui a l’air assez efficace… » Peinant à respirer, cherchant à te calmer, tu restes appuyer contre la porte. Les yeux toujours fermés, tu y poses l'arrière de ta tête en cherchant ton souffle. En l'écoutant parler sans savoir dans la précipitation du moment quoi lui répondre. « Peut-être pas autant que celle qui consiste à te foutre une fessée. T’es sacrément culotté d’oser te pointer ici après m’avoir gentiment fait comprendre que tu ne voulais pas causer… » Tu sens tes yeux douloureusement brûler sous tes paupières fermées. La peur te prendre au ventre lorsque tu relèves finalement la tête pour le fixer. Que ta main se poser contre tes lèvres que tu viens distraitement effleurer. Juste avant de laisser cette saleté de geste nerveux te faire porter les doigts à ton index pour y faire tourner cette bague imaginaire que tu n'as toujours pas su expliquer. Ta bouche s'ouvre sans qu'un mot ne vienne en sortir parce que tu ne sais pas comment expliquer les choses. Tu ne sais pas comment le faire sans risquer de tout gâcher encore une fois. Sans te laisser guider par les émotions contradictoires te vrillant encore les veines. Dévorant ton corps brûlant d'un désir que tu n'as pas envie de voir s'éteindre. « On accuse pas tous le choc de la même façon... Je... Je voulais pas savoir. Mon passé, ma vie... C'était juste trop pour moi. Le peu que j'ai su les premières journées... les impressions... ça a suffit à me braquer... Alors quand j'ai prononcé ton nom... La seule chose que je voulais faire c'est te fuir pour ne pas me rappeler. Parce que j'avais peur de ce que je trouverais... » Tu soupires en baissant les yeux au sol. En essayant toujours de calmer ton souffle, ton cœur, ton âme...

« Puis... est arrivé la soirée à la cafétéria et... Quand je t'ai entendu dire mon nom j'ai... Je savais plus quoi faire... » Tes dents viennent mordiller ta lèvre inférieure alors que tu inspires fortement avant de reporter ton regard sur lui. « J'ai à peine dormi ou mangé depuis. J'étais... mort de trouille à l'idée de venir te parler... mais plus le temps passait et... plus j'avais cette impression que... » Tu essuies distraitement tes yeux en reniflant. « J'avais cette impression que je t'aime... » Les gestes nerveux ne font que s'enchaîner entre tes paroles toutes aussi saccadées que ton souffle. Tes paroles hésitantes et porteuses du fardeau que tu portes sur ton dos depuis la dite soirée. Tes doigts qui passent de ton index à tes yeux pour finalement se perdre dans tes cheveux. Tes dents qui maltraitent sans relâche ta pauvre lèvre qu'il a déjà bien torturée. Tu te sens juste complètement perdu et démuni face à une situation qui t'échappe totalement. Tu te sens comme une pathétique merde à agir de la sorte devant lui alors que tu avais espéré la chose toute autre. Sans savoir ce que tu avais précisément imaginé, ce n'était pas ça. C'était... bien moins lâche et bien plus libérateur. Pourtant c'était plus fort que toi. Tout de cet homme te donnait envie de juste... tout lâcher pour le laisser te prendre dans ses bras et te dire que ça va aller...

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Jeu 30 Mar - 20:09

Flares
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Ses lèvres chaudes et douces contre les tiennes. Cette sensation de plénitude qui envahit tes sens. Tu te sens léger, entouré d’un doux cocon que rien ne semble pouvoir briser. Bien. C’est peut-être la première fois que tu te sens à ta place. La première fois que le temps semble se suspendre, s’arrêter de filer en emportant avec lui ton passé, tous ces instants qui t’ont été arrachés, volés. C’est comme si tu pouvais soudainement percer tous les secrets de cet Univers capricieux et à l’humour un peu trop douteux. Tu es presque… heureux…
Il gémit et une sensation de satisfaction t’envahi. C’est bon. C’est normal. Presque autant que l’étrange goût d’alcool sur le bout de ta langue. Un goût fantôme effroyable mais familier. C’est ainsi que les choses sont ou plutôt devraient être. Tu en as l’intime conviction.
Tes mains fourragent dans cette chevelure sombre que tu as si souvent désiré toucher et tu savoures ce pouvoir, cet ascendant que tu as enfin sur son corps, sa personne. Lui, tout simplement. Il est enfin tien même si ce n’est qu’éphémère. Sa chaleur t’enivres et tu retiens de lui arracher ses vêtements rien que pour réchauffer un peu plus ton cœur trop gelé, trop réservé.
Ses doigts glissent sous ton fin chandail et tu reprends pied avec la réalité. Trop vite, trop brutalement. Mais, tu ne peux pas le laisser gagner. Tu ne peux pas te laisser submerger, pas après tout ce qui est arrivé. Alors tu continues, tu craches ton perfide venin. Tu lui assènes ton baratin comme on tenterait de gueuler sur un gamin. Tu le repousses.
Finalement peut-être par lâcheté. Peut-être que tu as peur de cet inconnu, que tu tentes de toutes tes forces de repousser l’inévitable, de nier l’inéluctable. Peut-être que ce battement endiablé qui frappe contre tes côtes a eu raison de ta résolution, de cette détermination qui te poussait à sans cesse chercher, creuser. Parce que toi, tu n’es pas comme lui. Tu ne crains pas le passé, le sang ou la violence. Tu n’es pas effrayé à l’idée d’être un monstre rejeté par la société, à l’idée d’avoir perpétré des abominations dont on tait le nom. Non, toi tu es bien plus pathétique encore que cet adolescent tremblant et haletant. Tu as peur des sentiments. De ce qu’ils impliquent.

« On accuse pas tous le choc de la même façon... Je... Je voulais pas savoir. Mon passé, ma vie... C'était juste trop pour moi. Le peu que j'ai su les premières journées... les impressions... ça a suffit à me braquer... Alors quand j'ai prononcé ton nom... La seule chose que je voulais faire c'est te fuir pour ne pas me rappeler. Parce que j'avais peur de ce que je trouverais... »
Tu sais déjà tout ça mais pour autant tu sens la tension de tes épaules augmenter d’un degré. Bon sang, tu as un mauvais pressentiment. C’est là, logé dans le creux de ta poitrine, entre ton foie défaillant et cet organe bien trop palpitant. Tu le sens.
« Puis... est arrivé la soirée à la cafétéria et... Quand je t'ai entendu dire mon nom j'ai... Je savais plus quoi faire... J'ai à peine dormi ou mangé depuis. J'étais... mort de trouille à l'idée de venir te parler... mais plus le temps passait et... plus j'avais cette impression que... »
Ton souffle se coupe et tes poings se serrent. C’est bien trop similaire. Bien trop semblable à ce que tu as vécu ces derniers jours, à ce mal qui te rongeait lentement mais que tu préférais qualifier de maladie. Une maladie voilà ce que c’est. Dans tous les sens du terme. Une putain de blague qui t’affaiblit tout autant qu’elle te transporte. Une moisissure qui se répand jusqu’à l’os, te fait miroiter monts et merveilles avant de te ronger et d’effacer toute trace de ta volonté. Qu’il se taise.
« J'avais cette impression que je t'aime... »
Tu esquisses un pas en arrière. Puis deux. Puis trois. Et, plus tu t’éloignes, plus tu respires. Je t’aime. Trois petits mots bien trop lourds de sens. Trois petits mots qui réussissent à te foutre la tremblote comme ce n’est pas permis. Je t’aime. Aurait-il perdu l’esprit ? Et, pourtant, au fond de toi tu sais qu’il dit vrai. Tu sais que ses yeux emprunts d’émotions sont incapables de te mentir. Tout comme tu sais que vos cœurs battent à l’unisson, de ce même rythme erratique. Tu l’aimes aussi. Tu le nies.

« Conneries. »
Les mots s’échappent de tes lèvres entrouvertes. Mécanisme de défense presque instinctif. Tu ne peux pas aimer. Tu ne veux pas. Pour la simple raison que les sentiments te rendent faible. Ils te rendent vulnérable, proie facilement influençable, malléable. Pas besoin d’être un grand stratège pour savoir que menacer les êtres chers d’un ennemi est un moyen presque assuré de le faire tomber à tes pieds. Suppliant et servile. Tout ce que tu n’es pas. Que tu hais.
« L’amour est une faiblesse et je ne suis pas faible. Ça te rend fade et misérable. »
Tu te détournes et marche dans ta chambre, tentant vainement de te détendre. Si seulement… Tu as envie de lui ordonner de dégager tout comme tu te flagelles intérieurement. Parce que tu sais que tu as tort, que tu as beau penser chaque mot jeté à sa figure, le résultat reste le même. C’est là, poison insidieux qui rampe sous ta peau, s’infiltre dans tes veines. Virus incurable qu’on nomme l’Amour.
« Tu dis que tu m’aimes et pourtant tu ignores tout de moi. Conneries je te dis. Comment pourrais-tu te souvenir de sentiments avant même d’en savoir plus sur toi-même ? »
Tes ongles s’enfoncent dans tes paumes, rouvrant des blessures déjà trop fraîches. Mauvaise habitude que tu adoptes lors de tes trop nombreuses confrontations houleuses. Alors tu desserres le poing et tes doigts ensanglantés viennent s’enrouler autour de la croix qui frappe ton torse. Le métal tiède est pourtant bien incapable de te procurer un quelconque réconfort.
« Très bien. Si tu es amoureux ce que tu sembles… insinuer… Parles moi de cet hypothétique « nous ». » railles-tu. « Qu’aimes-tu chez moi outre ma tendance à te faire gueuler comme un chiot enragé ? Outre le fait que j’ai l’air bien trop âgé pour un gamin dans ton genre et que j’ai une tendance prononcée à tabasser tous ceux qui osent me contrarier… ? Peut-être bien que t’es maso finalement. Et à en juger par tes fréquentations un peu trop tendres et paternelles je dirai même… Maso refoulé. Joli combo. »

Ton regard se perd à nouveau sur ses traits fins et délicats. Ouais, tu peux presque comprendre pourquoi il te plaît. Pourquoi il fait naître toutes ces choses dans ta poitrine. Il est beau. Bien trop beau pour toi et tes mains aux cals usés par la vie. Bien trop pur pour ton cœur de glace ensanglanté. Bien trop doux pour cette hargne qui brûle en toi, dévorant tout sur son passage. La seule chose sur laquelle vous semblez vous entendre et cette incroyable capacité à vous engueuler comme des chiffonniers. Amusant.
« Oh et puis non évitons de parler de l’autre con. Surtout que je suppose que cette conversation terminée tu courras de nouveau chialer entre ses draps… » grondes-tu.
Côté possessif qui revient au galop, envie soudaine de le faire rester. Tout ça se mêle en un étrange cocktail qui te laisse un goût amer. Bordel qui essaies-tu de convaincre ? Lui ? Il se laissera peut-être berner par ton agressivité mais toi, tu ne l’es pas. Comment peux-tu lui reprocher de te rejeter quand tu fais exactement la même chose les minutes suivantes ?
« Okay… Admettons que tu aies raison, ce que je ne… » commences-tu à marmonner. « Admettons. Qu’est-ce que ça change ? Tu as quelqu’un et on est tous les deux enfermés dans un endroit qui, s’il ne cherche pas à nous tuer, finira forcément par nous rendre fous. Tu veux vraiment tout chambouler pour une simple intuition ? »
Et, pour la première fois depuis qu’il a ouvert la bouche, tu es sincère.

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Jeu 30 Mar - 21:42

Tu as cette impression d'avoir une arme à la main. Le tranchant d'une lame que tu as enfoncé sans la moindre hésitation dans ton torse. Parce qu'hésiter tu l'as déjà trop fait. Bien trop fait. Alors tu es venu vers lui. Tu as simplement énoncé le fruit de tes tourments des derniers jours en te portant le coup fatal. Ton cœur que tu as sorti de ta poitrine pour lui tendre parce que tu crois qu'il est sien. Tu crois qu'il lui appartient plus que tu ne peux le clamer toi-même. Ça te fait paniquer. Complètement déchanter contre la porte sur laquelle tu es encore appuyé. Parce que tu ne te sens pas la force de soutenir ton propre poids en ce moment où tu t'es mis à nu devant lui. Tu lui as exprimé le fruit de cette peur chronique qui te ronge les veines depuis des semaines et des semaines. La frayeur indescriptible qui te vrille l'âme dès que ton esprit te joue un nouveau tour. Dès que tu en apprends un peu plus sur la personne que tu as pu être. Du moins, la personne que ta tête semble essayer de te faire assimiler. Un être en rien à l'image de ce que tu aurais voulu lui montrer aujourd'hui. Pas cette loque humaine désespérée d'obtenir une réponse à une question pourtant toute simple. Est-ce que vous vous aimez? Une question indirectement formulée qui le fait se braquer. Tu l'observes reculer, fuir, et tu te maudits. Tu te maudits d'avoir trouvé le courage de dire ça en voyant comment il réagit. Tu te sens si stupide soudainement. Si... incertain. Tu ne l'étais visiblement pas encore suffisamment. Pas suffisamment anéanti sur le pas de sa porte où tu peines à te calmer. Où tu serres les dents en l'entendant enfin parler. « Conneries. » Tu sens tes traits se crisper. Ton corps se tendre au possible parce que tu ne sais pas comment réagir. L'envie de passer le pas de la porte sans te retourner se fait de plus en plus pressante. Se présente comme une évidence alors qu'il continue de parler. « L’amour est une faiblesse et je ne suis pas faible. Ça te rend fade et misérable. » Tu n'aurais pas dû venir. Tu n'aurais pas dû faire le con et juste cracher le morceau pour soulager ta propre conscience déjà bien entachée. Pas pour faire face à ça. Ce spectacle qui te fend l'âme en deux parce que visiblement ce n'est pas réciproque même si tu ne veux pas y croire. Pas après ce que tu as ressenti en le sentant se presser contre toi. C'était...

« Tu dis que tu m’aimes et pourtant tu ignores tout de moi. Conneries je te dis. Comment pourrais-tu te souvenir de sentiments avant même d’en savoir plus sur toi-même ? » Tu peines à respirer. À te calmer. Parce qu'une part de toi croit en toutes les paroles qu'il te lance comme un nouveau venin pour ajouter à l'acerbe de ce même ton qu'il utilise toujours avec toi. Comment est-ce que ça pourrait être vrai? Comment est-ce que tu pourrais aimer quelqu'un qui te traite comme ça? Toi qui a abaissé toutes tes barrières l'espace d'un moment juste pour lui exprimer comment tu te sens avant de devenir fou à le ruminer. Tu serres les poings. Te retient de ne pas partir pour ne pas en entendre davantage. « Très bien. Si tu es amoureux ce que tu sembles… insinuer… Parles moi de cet hypothétique « nous ». » Pour ne pas le laisser détruire davantage ce que tu as cru pressentir en sa présence. Tu t'es sans doute trompé oui. Quoi d'autre? « Qu’aimes-tu chez moi outre ma tendance à te faire gueuler comme un chiot enragé ? Outre le fait que j’ai l’air bien trop âgé pour un gamin dans ton genre et que j’ai une tendance prononcée à tabasser tous ceux qui osent me contrarier… ? Peut-être bien que t’es maso finalement. Et à en juger par tes fréquentations un peu trop tendres et paternelles je dirai même… Maso refoulé. Joli combo. » Du masochisme refoulé comme il le dit si gratuitement? Un rire nerveux t'échappe lorsqu'il a terminé. Que tu serres les poings plus fortement en commençant à tourner en rond comme tu le fais si systématiquement en parlant à la Boss. Lorsque tu sens le lourd poids de l'aveu au bord de tes lèvres dégoûtés de la situation. « Oh et puis non évitons de parler de l’autre con. Surtout que je suppose que cette conversation terminée tu courras de nouveau chialer entre ses draps… » « Parle pas de lui comme ça! »

Tu arrêtes de tourner. Le fixe de ton souffle enragé. Ton souffle saccadé par la rage et la colère écrasant le stress et la peur te faisant presque trembler à peine quelques instants plus tôt. « Okay… Admettons que tu aies raison, ce que je ne… » Tu glisses une main dans tes cheveux avant de t'approcher de lui. « Admettons. Qu’est-ce que ça change ? Tu as quelqu’un et on est tous les deux enfermés dans un endroit qui, s’il ne cherche pas à nous tuer, finira forcément par nous rendre fous. Tu veux vraiment tout chambouler pour une simple intuition ? » « Tu te fous de moi? » Tu souris. Ris encore nerveusement de la situation avant de l'agripper par le col pour le plaquer au mur. Poser ton regard noir de colère dans le sien. « T'es qu'un putain de connard. Je viens te voir pour t'expliquer comme je m'en veux d'avoir eu une attitude de merde avec toi parce que j'étais mort de trouille et tout ce que tu trouves à faire c'est me dire que je suis un putain de maso d'être venu te dire ce qui me tue littéralement depuis des jours!? Parce que oui je me tue pour toi à plus dormir ou manger. À... piler sur mon putain d'orgueil pour trouver les couilles de te dire ce que moi je ressens plutôt que me cacher comme un pauvre trouillard derrière des explications bidons comme tu le fais. Tu crois que je suis qu'un pauvre type maso qui vient vers toi pour me faire hurler à la gueule? C'est vraiment ça que tu crois? » Tu le relâches et recule de quelques pas en souriant. Les yeux rougis. Les bras levé. « Vas-y. Frappe-moi si tu crois que c'est ça qui va me faire plaisir. Si tu crois vraiment que je prends mon pied dans la douleur... parce que crois-moi que si c'était le cas je serais aux anges en ce moment avec le petit discours que tu viens de me servir. » Tu te rapproches de lui de nouveau pour le fixer. Pour rudement terminer de percer la bulle de rage qu'il a engendré. « Regarde-moi dans les yeux et ose me dire que tu sens rien du tout quand tu me vois. Que tu as pas ce petit pincement, cette petite chaleur qui te prend les tripes. Ose me dire que ça t'a pas semblé parfait ce baiser... J'ai pas de putain de contrôle sur la façon dont les choses se font ou la façon dont sa se présente à ma tête ou cette saleté de palpitant qui meurt en ta présence. Je peux pas t'expliquer ça. Je le sens c'est tout... Et si tu le sens pas, si tu me le dis les yeux dans les yeux, je me case et je fais le nécessaire qu'on se croise plus jamais... Et l'autre con comme tu le dis si bien, prend le temps de réaliser que c'est pas à lui que je dis que je l'aime en ce moment même si lui au moins a la décence de pas me traiter comme une merde pour gonfler son ego démesuré... »

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Lun 3 Avr - 23:54

Flares
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Tu sais qu’il est blessé avant même d’avoir fini ta dernière phrase. Tu le sais tout comme tu l’as su à ce moment là, dans la cafétéria. Il a ce même regard désillusionné, presque assommé. Alors oui, tu imagines que c’est dur de se faire rejeter, de se prendre une claque monumentale après avoir foutu son cœur entre les mains d’un autre. Mais chacun de ses actes t’a toi aussi heurté de plein fouet. Tu as du mal à le digérer, à l’accepter. Toi qui n’es pas doué quand il s’agit de s’ouvrir, tu ne veux pas refaire la même erreur. Tu préfères le rejeter, le faire souffrir plutôt que de souffrir.
Son émoi réveille à nouveau en toi ce côté protecteur que tu as déjà éprouvé en sa présence. Cette envie impérieuse de le serrer dans tes bras, de le sauver d’une réalité trop rude, trop cruelle. Trop injuste. Parce que Nic c’est le genre de mec bien trop adorable pour son propre bien. Un mec que tu finiras forcément par briser ou qui sait, par tuer. Il est doux là où tu es violent, entouré là où tu es isolé, aimé là où tu es craint. Il mérite tellement plus, tellement mieux. Si bien que même si ton envie première était de lui faire du mal, même si tu as un instant imaginé ravaler tes paroles… Au fond c’est sûrement mieux comme ça.

Il rit jaune et tu retiens un grognement. Tu sens déjà la crise d’hystérie pointer le bout de son nez. Il est comme ça Nic. Il n’hésite pas à te renvoyer tes paroles en pleine tronche. Il ne prend pas de gants, il te dit ce qu’il a sur le cœur sans penser à ce que toi, tu ressens. Peut-être bien que vous vous ressemblez plus qu’il n’y paraît.
« Parle pas de lui comme ça ! »
Tes dents grincent alors que tu te crispes au point d’en avoir mal. H01-003, encore et toujours lui. Cet énergumène fade et nonchalant. Cet homme qui a conquis son cœur en un rien de temps. Il illumine les journées de 9 alors que toi tu les assombris. Il est le premier vers qui il se tourne quand il va mal, le premier de vous deux qui l’a touché, qui l’a fait se sentir un minimum aimé. Même si ça s’avère passager, Nic ne pourra pas l’oublier. Il y aura toujours ce mec qui te fait de l’ombre. Celui-là même qui t’a coupé dans ton élan, cette fois là dans la cafétéria. Ouais, le seul moment où tu te sentais prêt à déballer le peu de sentiments que tu arrivais à comprendre… Pour finir avec le moral dans les chaussettes et le cœur en miettes, te collant désespérément à l’une de tes conquêtes.
499… Finalement c’est peut-être lui qu’il te faut. Avec lui tu n’as pas de problèmes, pas de prises de têtes autres que de savoir à quelle sauce tu vas le manger. Tu sais presser les bons boutons pour le faire plier. Tu te sens serein.

« Tu te fous de moi? »
Il te plaque brutalement au mur et tu laisses échapper un geignement, le corps encore courbaturé par ces longues heures passées à te flageller. T’es en miettes, il a vraiment intérêt à te ménager. Mais tu es incapable de le réprimander, de le repousser. Pas alors qu’il te fixe de cette manière enragée.
« Arrêtes ça… » menaces-tu légèrement, crispé.
Mais il est loin d’en avoir fini avec toi et tu le sais. Tu le sens dans cette manière qu’il a de t’écraser contre cette surface blanche et froide. Cette manière qu’il a de te fusiller sur place de ce regard bien trop sombre.
« T'es qu'un putain de connard. Je viens te voir pour t'expliquer comme je m'en veux d'avoir eu une attitude de merde avec toi parce que j'étais mort de trouille et tout ce que tu trouves à faire c'est me dire que je suis un putain de maso d'être venu te dire ce qui me tue littéralement depuis des jours!? Parce que oui je me tue pour toi à plus dormir ou manger. À... piler sur mon putain d'orgueil pour trouver les couilles de te dire ce que moi je ressens plutôt que me cacher comme un pauvre trouillard derrière des explications bidons comme tu le fais. Tu crois que je suis qu'un pauvre type maso qui vient vers toi pour me faire hurler à la gueule? C'est vraiment ça que tu crois? »

Il te lâche et tu reprends ton souffle que tu n’as pas le souvenir d’avoir retenu. Ce que tu ressens en ce moment… C’est intense, brut, presque animal. Mais c’est aussi déchirant. Ça t’éventres le bide, te donne envie de cracher tes tripes et de tout lui déballer. Tu veux lui dire à quel point tu la ressens cette chose oui. A quel point tu hais l’idée que 003 ait pu poser ses mains a des endroits de son corps dont tu ne te rappelles pas. A quel point ça te ronge de l’éviter parce qu’il t’a demandé de le faire. A quel point tu veux te jeter sur ses lèvres pour l’embrasser encore une fois.
« Vas-y. Frappe-moi si tu crois que c'est ça qui va me faire plaisir. Si tu crois vraiment que je prends mon pied dans la douleur... parce que crois-moi que si c'était le cas je serais aux anges en ce moment avec le petit discours que tu viens de me servir. Regarde-moi dans les yeux et ose me dire que tu sens rien du tout quand tu me vois. Que tu as pas ce petit pincement, cette petite chaleur qui te prend les tripes. Ose me dire que ça t'a pas semblé parfait ce baiser... J'ai pas de putain de contrôle sur la façon dont les choses se font ou la façon dont ça se présente à ma tête ou cette saleté de palpitant qui meurt en ta présence. Je peux pas t'expliquer ça. Je le sens c'est tout... Et si tu le sens pas, si tu me le dis les yeux dans les yeux, je me case et je fais le nécessaire qu'on se croise plus jamais... Et l'autre con comme tu le dis si bien, prend le temps de réaliser que c'est pas à lui que je dis que je l'aime en ce moment même si lui au moins a la décence de pas me traiter comme une merde pour gonfler son ego démesuré... »

Tu le fixes, la gorge nouée mais le visage toujours aussi impassible. Tu veux l’aimer tout comme tu te retiens de le frapper. Il ne te comprend pas ça non. Tu ne le comprends pas non plus. En fait, vous êtes dans un beau merdier à vous engueuler sans arrêt sans voir plus loin que le bout de votre nez. Vous rapportez toujours tout à votre petite personne. Et le pire c’est que quand il s’est enfin décidé à mettre sa fierté de côté, à faire un pas en avant, tu l’as rejeté. Parce que c’est ce que vous faites continuellement.
« C’est bon tu as fini ? » demandes-tu neutrement. « Idiot… Tu me penses vraiment capable de coller une baffe au mec qui vient de me déclarer sa flamme ? Tu me prends pour un monstre ou quoi ? Bordel… »
Tu soupires et passe une main sur tes yeux, l’air épuisé. Tu la sens la migraine. Cette relation est un tel casse-tête. Elle est une source de malaise alors qu’elle en est encore à l’état embryonnaire. Reste juste à savoir si tu comptes l’étouffer dans l’œuf…
« Tu crois quoi hein, que je ne ressens rien ? Que j’ai pas des putains de sentiments moi aussi ? Je suis venu une fois, j’ai fais un pas vers toi et tu m’as crié de te laisser. Tu es parti avec un autre gars alors que moi je tentais justement de cohabiter avec ce truc qui me bouffe la poitrine ! » cries-tu, haussant la voix. « Je ne suis pas comme toi, tout ce que je sais faire c’est blesser les autres ! Je ne sais pas exprimer mes sentiments, je suis même presque incapable de les comprendre, merde. Pourquoi est-ce que tu crois que je t’ai laissé t’approcher ? T’es le seul mec de cette fichue Ruche qui ose me parler sur ce ton sans que je lui colle mon poing dans le nez ! Et ce n’est pas l’envie qui m’en manque ! »

Tu fulmines mais ce n’est pas de la colère. C’est autre chose. Tes mains qui tremblent, tes yeux légèrement embués et cette soudaine chaleur qui gonfle entre tes côtes. Tu as l’impression d’agoniser mais tu t’es rarement senti aussi vivant… Ouais, une belle connerie que l’Amour. Pourtant tu te vois déjà y succomber. Même si Nic mériterait que tu le laisses, tu as toujours été égoïste. Tu le veux depuis la première fois où tu as posé tes yeux sur lui, dans cet ascenseur. Et, tu n’as plus assez de volonté pour le repousser.
« T’es pas le seul ! Tu penses que je n’ai pas envie de le massacrer ton mec ?! Ma tête me rappelle sans cesse qu’il pose les mains sur ce qui m’appartient ! T’es pas comme les autres et j’en suis conscient ! Alors tu ne sais pas à quel point ça me tue de savoir que sans tes putains de souvenirs, tu l’aurais choisi lui. Ne nie pas. » murmures-tu en te calmant, l’air épuisé. « J’ai vu comment il te traite, j’ai vu la manière dont tu le regardes. Je n’ai pas le droit à ça. Sans ce passé… Je n’y aurai sûrement jamais eu le droit. T’es pas pour moi et ça me rend dingue parce que ça fait des jours que je me retiens de te chercher alors que tu m’as demandé de t’oublier ! »
Tu fais un pas vers lui, réduisant à nouveau l’espace qui vous sépare. Ton torse se soulève à un rythme bien trop rapide, trahissant la bataille qui fait rage en toi. Mais tu décides de faire toi aussi un effort. T’es peut-être un handicapé des sentiments cependant tu tentes d’être aussi franc que possible, de lui faire comprendre sans te perdre toi-même.
« Nic… » lâches-tu dans un souffle. « T’as toujours pas compris, n’est-ce pas ? Je m’éloigne de toi parce que je veux te laisser la chance d’avoir le choix. Ouais je suis mort de trouille et ne compte pas sur moi pour te le dire, c’est pas mon style… »

Tu te masses nerveusement la nuque et ferme un instant les yeux, hésitant.
« Ce que j’essaie de te dire… C’est que tu n’as pas à être avec moi. Même si on a un jour été ensembles, même si tu avais des sentiments… Que tu en as encore… Je ne suis pas le genre de mec à partager. Je suis jaloux, possessif et agressif. Sûrement un meurtrier pour ce que j’en sais. Mais je veux que tu comprennes que tu peux dire non. Tu peux m’oublier et tenter ta chance avec l’autre con et non je ne l’appellerai pas autrement. »
Tes lèvres frôlent les siennes et tu sais que c’est un peu comme si tu tentais de l’influencer, à ta manière. Cette fois pas de hurlements, pas de coups ou d’hystérie. Tu sais pertinemment que ça ne ferait que l’éloigner un peu plus de toi. Non, tu as compris que Nic aime la douceur, la sécurité. Il veut se sentir aimé et même si tu ne peux pas lui promettre d’être toujours ainsi, tu tentes de le satisfaire.
« Je ne crois pas au destin, aux chemins tout tracés… A ce que je sache on n’a pas de bague au doigt. Tu fais ce que tu veux. Tu es libre. Mais, si tu me choisis moi je préfère te prévenir… Tu lui diras adieu. » termines-tu, le regard soudainement plus sombre. « Je sais ce que tu penses de lui et je n’accepterai jamais qu’il reste à tes côtés. Ce que je t'ai dit sur l'amour je le pense. Aimer te rend faible et les gens exploitent cette faiblesse... »

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Jeu 6 Avr - 23:18

« C’est bon tu as fini ? » Tu es si loin d'en avoir terminé. Si loin d'avoir enfin déballé rageusement tout ce qui te noue les tripes. Ce qui te donne la nausée à un point que tu n'aurais pas imaginé. Si loin et pourtant tu arrêtes de parler. Tu cherches à reprendre un souffle que tu n'as pas eu conscience de tant sentir s'emballer. Ton souffle tout aussi énervé que ton être tout entier. Le corps crispé au possible à en avoir les muscles douloureux. Ce sourire gorgée de sarcasme ne quittant pas tes lèvres que tu malmènes de tes dents dans l'attente. Le stresse de cette attente que tu ne veux pas avoir à subir. Tu aurais aspiré à plus de facilité. Une réponse toute faite pouvant définitivement mettre fin à ce duel à mort entre ta tête et ton cœur. Tout plutôt que cette scène de ménage à vous hurler à la tête une fois de plus. Comme si la chose devait inévitablement se produire. Une part de votre peut-être défunt quotidien que tu as du mal à assimiler ainsi. Tu as du mal à t'imaginer avec lui même si tous les scénarios y ont passé dans ton esprit au cours des derniers jours. De la romance démesurée à oui peut-être ce prétendu masochisme refoulé qu'il a mentionné. Quoi d'autres quand on sent le mépris presque palpable dans les paroles de l'homme qu'on croit aimer? C'est ton cœur que tu as envie d'interroger. Ta tête qui n'arrive pas à t'exprimer pourquoi lui. Tu ne le sais pas. Tu ne le sauras peut-être jamais qui sait. Peut-être n'y a-t-il pas même de raison. C'est peut-être simplement ainsi. Un sentiment vide de raison par lequel tu t'es simplement laisser annihiler sans regarder en arrière. Une évidence que tu n'as pas pu nier. Tout comme tu n'as pas pu nier ce sentiment t'ayant dévoré lorsqu'il était si près de toi. Ton envie dévorante de lui intimer de recommencer même si une part de toi te crie tout le contraire. Cette part qui te dit qu'il n'est toujours pas trop tard pour faire demi tour et passer le pas de la porte sans te retourner. Cette part qui te dit que tu n'as pas besoin de tout ça dans ton existence se dessinant déjà bien trop merdique pour tes pauvres nerfs. Tu n'as pas besoin de cette prétendue idylle au dénouement d'emblée dessiné en une pluie d'injures que tu ne veux pas avoir à prononcer ou encaisser.

« Idiot… Tu me penses vraiment capable de coller une baffe au mec qui vient de me déclarer sa flamme ? Tu me prends pour un monstre ou quoi ? Bordel… » Tu pinces les lèvres en fixant le sol. Ressassant encore et encore cette fichue situation dans ta tête. Tes mots. Les siens. « Tu crois quoi hein, que je ne ressens rien ? Que j’ai pas des putains de sentiments moi aussi ? Je suis venu une fois, j’ai fais un pas vers toi et tu m’as crié de te laisser. Tu es parti avec un autre gars alors que moi je tentais justement de cohabiter avec ce truc qui me bouffe la poitrine ! » Un soupire t'échappe. Une soupire agacé par les paroles qu'il te sert en haussant le ton. Toi qui a cette impression qu'il n'a tout compte fait pas le moindre souvenir des paroles qu'il t'a servi ce jour-là. Lui qui parle comme si tu étais la seule personne en tord dans cette fichue situation. Comme si tout le poids de ce merdier reposait sur tes épaules sur lesquels tu reposes déjà bien trop de choses. « Je ne suis pas comme toi, tout ce que je sais faire c’est blesser les autres ! Je ne sais pas exprimer mes sentiments, je suis même presque incapable de les comprendre, merde. Pourquoi est-ce que tu crois que je t’ai laissé t’approcher ? T’es le seul mec de cette fichue Ruche qui ose me parler sur ce ton sans que je lui colle mon poing dans le nez ! Et ce n’est pas l’envie qui m’en manque ! » Tu aimerais laisser la pression redescendre. Assimiler ses paroles pour y voir plus claire et lui servir une réponse digne de ce nom, mais tu n'y arrive pas. Tu n'arrives qu'à te crisper davantage. Serrer les dents en le fixant de ce regard que tu sens toujours noir de rage même si ton interlocuteur semble visiblement prêt à se calmer de son côté. « T’es pas le seul ! Tu penses que je n’ai pas envie de le massacrer ton mec ?! Ma tête me rappelle sans cesse qu’il pose les mains sur ce qui m’appartient ! T’es pas comme les autres et j’en suis conscient ! Alors tu ne sais pas à quel point ça me tue de savoir que sans tes putains de souvenirs, tu l’aurais choisi lui. Ne nie pas. » Un fin sourire s'étirant sur tes lèvres une nouvelle fois. De l'amusement ou l'ébauche du sadisme que tu sens s'infiltrer comme un poison dans tes veines tu ne saurais le dire. Tu sais simplement que ses paroles ne suffisent pas. « J’ai vu comment il te traite, j’ai vu la manière dont tu le regardes. Je n’ai pas le droit à ça. Sans ce passé… Je n’y aurai sûrement jamais eu le droit. T’es pas pour moi et ça me rend dingue parce que ça fait des jours que je me retiens de te chercher alors que tu m’as demandé de t’oublier ! »

Ton corps se braque lorsqu'il fait un pas dans ta direction sans toutefois pousser le vice à reculer d'un pas. Tu ne bouges pas. Tu croises simplement les bras en le fixant toujours. En le laissant parler simplement pour lui lancer à la gueule cette même phrase qu'il a osé te servir après que tu te sois vidé l'âme à ses pieds. « Nic… » Tu inspires. « T’as toujours pas compris, n’est-ce pas ? Je m’éloigne de toi parce que je veux te laisser la chance d’avoir le choix. Ouais je suis mort de trouille et ne compte pas sur moi pour te le dire, c’est pas mon style… » La chance d'avoir le choix... Un discours que tu as entendu pas plus tard que la veille de la part de Trois. De la part même de l'homme qui semble le rendre jaloux à un point que tu n'aurais pas imaginé. Comment aurais-tu pu alors qu'il ne t'a rien dit? Chose qu'il ne semble visiblement pas réaliser. Outre te hurler à la tête, il ne t'as rien dit. Rien. Pas l'ombre d'une chose ayant pu te mener sur une quelconque piste que tu as décidé d'emprunter lorsque la chose est venue de toi et toi seul. « Ce que j’essaie de te dire… C’est que tu n’as pas à être avec moi. Même si on a un jour été ensembles, même si tu avais des sentiments… Que tu en as encore… Je ne suis pas le genre de mec à partager. Je suis jaloux, possessif et agressif. Sûrement un meurtrier pour ce que j’en sais. Mais je veux que tu comprennes que tu peux dire non. Tu peux m’oublier et tenter ta chance avec l’autre con et non je ne l’appellerai pas autrement. » Tes bras se serrent un peu plus contre ton torse alors que tu déglutis en sentant ses lèvres si près des tiennes. Bien trop près soudainement pour l'état d'esprit dans lequel sa réaction première t'a placé. « Je ne crois pas au destin, aux chemins tout tracés… A ce que je sache on n’a pas de bague au doigt. Tu fais ce que tu veux. Tu es libre. Mais, si tu me choisis moi je préfère te prévenir… Tu lui diras adieu. » Alors tu recules d'un pas. De deux pas pour mettre de la distance entre vous toujours sans le quitter des yeux. Sans omettre de te perdre sur les traits bien trop parfaits de sa personne. « Je sais ce que tu penses de lui et je n’accepterai jamais qu’il reste à tes côtés. Ce que je t'ai dit sur l'amour je le pense. Aimer te rend faible et les gens exploitent cette faiblesse... »

« C'est bon? T'as fini de parler comme si tu savais ce qui se passe dans ma tête? Parce que tu sais rien Caïn. C'est évident maintenant. Tu t'es fait un putain de beau scénario dans ta tête. En plus du fait d'être un connard visiblement doublé d'un hypocrite. » Tu soupires. Plisse les yeux en décroisant les bras pour le pointer rageusement du doigt. « T'as aussi oublié ce qui s'est vraiment passé dans cette putain de cafétéria apparemment. Je suis venu te voir parce que tu me foutais mal à l'aise et tu te souviens ce que tu m'as dit? Tu m'as hurlé à la gueule que j'aurais dû venir te parler. Que MOI j'aurais dû faire le premier pas pour te déballer tout ce que je sais de toi. C'est-à-dire rien de plus qu'un fichu prénom. J'ai pris la peine de t'expliquer ce qui se passe vraiment dans ma tête. Te dire que je suis mort de trouille parce que c'était le cas et ça l'est encore... Et t'ose dire que je t'ai demandé de m'oublier alors que tout ce que je voulais c'est que tu lâches mon poignet? Que tu me lâches avec la... hargne cuisante que je sentais dans ta voix. » Tes mains se glisses dans ta nuque et tu te retournes un instants en pinçant les lèvres avant de te retourner de nouveau dans sa direction. « De la putain de hargne. C'est tout ce que j'ai eu de ta part depuis le tout premier moment alors que dès le début je t'ai exprimé ma saleté de faiblesses sans même prendre le temps de réfléchir... Et je suis tout de même venu aujourd'hui pour le faire encore... pour me faire cracher cette même fichue hargne à la gueule... Et après t'ose me demander de dire adieu à mon ami? Parce que ouais c'est ce qu'il est et ça c'est établi entre nous depuis le début. C'est un ami qui est parfaitement au fait de ce que je prévoyais faire en venant te voir et ce qui pouvait en résulter... Et il sait pertinemment que s'il devait y avoir quelque chose entre toi et moi... ça empêcherait le reste... Il est hors de question que je lui dise adieu parce que j'ai besoin de lui. J'ai besoin de cette présence dans mon existence qui ne semble pas liée à mon passé... Pas pour coucher... J'ai pas besoin de ça pour survivre, mais quelqu'un à qui je peux parler et que je sens pas juger le moindre de mes mots ou la moindre de mes actions ça oui j'en ai besoin. »

Tu sens tes yeux soudainement se gorger sans que tu puisses les retenir et rapidement tu lui tournes le dos pour rapidement les essuyer. Parce que le flot de tout est là. Il t’assaille. Te détruit. « J'ai fais le choix de venir te voir aujourd'hui... de te dire que je crois t'aimer... C'est ça le choix que j'ai fait alors que j'aurais simplement pu me contenter de rester loin de toi pour rester avec lui... Visiblement c'était une erreur... » Ta gorge se noue sur les derniers mots. « Comme tu le dis si bien... on ne se connait pas toi et moi et... tu n'es apparemment pas prêt à accepter qu'il peut y avoir quelque chose. Si vraiment il y a quelque chose... Alors je vais juste... te laisser le temps de penser à tout ça. Je doute pas que tu pourras me trouver si tu trouves les couilles d'assumer ton apparente faiblesse... » Tu inspires fortement avant de commencer à te diriger vers la porte sans lui adresser un regard de plus. « T'en fait pas je sais protéger mes fesses... » Bien trop convaincu d'être le pire des imbéciles en ce moment d'avoir cru que ça pourrait être... Tu ne sais pas... Léger. Parfait. D'avoir cru que tout ceci aurait pu être à la hauteur de la douleur que tu t'es infligé... simplement finalement pour te butter à un mur d'incertitude et ce ton de voix méprisant que tu ne peux pas assimiler comme étant familier. Le beau scénario que tu t'es fait.

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Ven 7 Avr - 13:49

Flares
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Il se fout de toi, te provoque, se moque presque ouvertement de tes paroles. Ce sourire qu’il a sur ses lèvres, presque vicieux… Il se fiche de ce que tu dis, de ce que tu lui avoues difficilement. Il n’imagine pas à quel point c’est dur, à quel point ça t’effraie de lui dire tout ça. Après tout, tu n’as jamais eu l’occasion d’être vraiment toi-même. Tu n’as jamais exprimé tes sentiments auparavant. Mais tu avais l’impression que c’est ce qu’il voulait, que c’est ce dont il avait besoin. Peut-être à tord.
Alors tu te calmes, tu tentes de lui faire comprendre même si t’es franchement pas doué pour parler, rassurer. Tu veux qu’il sache que c’est là, en toi, ce sentiment qui te réchauffe le cœur sans que tu l’aies désiré. Tu veux lui dire qu’il est tout ce que tu veux, que tu pourras le protéger, tenter de l’aimer comme lui prétend t’aimer. Pourtant, il semble qu’une nouvelle fois, tes mots ne font que l’énerver plus encore. Tu te retiens de hurler, gardant une voix mesurée, lui laissant le choix pour qu’il comprenne enfin que tu n’es pas aussi horrible que ça. Mais il recule et tu sais au fond de toi que tu as perdu.

« C'est bon? T'as fini de parler comme si tu savais ce qui se passe dans ma tête? Parce que tu sais rien Caïn. C'est évident maintenant. Tu t'es fait un putain de beau scénario dans ta tête. En plus du fait d'être un connard visiblement doublé d'un hypocrite. »
Un beau scénario ? Tu ris jaune, un rire nerveux et désabusé. Sérieusement ? C’est tout ce qu’il trouve à dire, s’inventer une excuse pareille ? Une excuse pourquoi d’ailleurs ? Comme tu lui as si bien dit, vous n’êtes pas ensembles et il fait ce qu’il veut de ses fesses. Il n’a pas besoin de se justifier. Pourtant l’imaginer te donne envie de chialer, de hurler, de tuer… Parce que oui, lui aussi il ne sait rien.
Il ne sait pas à quel point tu es sombre et malsain. Il ne sait pas que tu n’es qu’un moins rien qui se voit toutes les nuits achever des gosses tout juste plus âgés que lui. Tu aimes ça en plus. Sentir leur sang sur tes mains, entendre leurs cris d’agonies tandis qu’ils te supplient. Mais tu ne les épargnes jamais. Ils ne sortent jamais en vie.
« T'as aussi oublié ce qui s'est vraiment passé dans cette putain de cafétéria apparemment. Je suis venu te voir parce que tu me foutais mal à l'aise et tu te souviens ce que tu m'as dit? Tu m'as hurlé à la gueule que j'aurais dû venir te parler. Que MOI j'aurais dû faire le premier pas pour te déballer tout ce que je sais de toi. C'est-à-dire rien de plus qu'un fichu prénom. J'ai pris la peine de t'expliquer ce qui se passe vraiment dans ma tête. Te dire que je suis mort de trouille parce que c'était le cas et ça l'est encore... Et t'ose dire que je t'ai demandé de m'oublier alors que tout ce que je voulais c'est que tu lâches mon poignet? Que tu me lâches avec la... hargne cuisante que je sentais dans ta voix. »

Ouais de la hargne. C’est tout ce que tu es et il peut s’estimer heureux que ce soit tout ce que tu lui aies montré alors qu’à cet instant tu t’étais déjà imaginer H01-003. Lui ce n’est pas ta hargne qu’il aurait reçu mais ta haine. Une haine froide et implacable. Une haine vengeresse et destructrice. Létale.
Alors tu le fixes, le regard durcissant au fur et à mesure qu’il te crache ce qu’il a sur le cœur. Ouais, entre vous, ce ne sera jamais ce qu’il a imaginé, ce que tu as imaginé. Vous ne pourrez jamais surpasser ce besoin de vous gueuler dessus, ce besoin de vous blesser tour à tour. Votre prétendue relation n’est qu’une gigantesque blague. Une vaste connerie.
« De la putain de hargne. C'est tout ce que j'ai eu de ta part depuis le tout premier moment alors que dès le début je t'ai exprimé ma saleté de faiblesses sans même prendre le temps de réfléchir... Et je suis tout de même venu aujourd'hui pour le faire encore... pour me faire cracher cette même fichue hargne à la gueule... Et après t'ose me demander de dire adieu à mon ami? Parce que ouais c'est ce qu'il est et ça c'est établi entre nous depuis le début. C'est un ami qui est parfaitement au fait de ce que je prévoyais faire en venant te voir et ce qui pouvait en résulter... Et il sait pertinemment que s'il devait y avoir quelque chose entre toi et moi... ça empêcherait le reste... Il est hors de question que je lui dise adieu parce que j'ai besoin de lui. J'ai besoin de cette présence dans mon existence qui ne semble pas liée à mon passé... Pas pour coucher... J'ai pas besoin de ça pour survivre, mais quelqu'un à qui je peux parler et que je sens pas juger le moindre de mes mots ou la moindre de mes actions ça oui j'en ai besoin. »

Un ami c’est comme ça qu’il le désigne hein ? Le reste… Il n’ose même pas le dire à voix haute ? Qu’il ait un plan cul avant toi n’est pas quelque chose que tu peux lui reprocher sachant que tu ne t’es pas privé de ton côté. Entre H01-499, H01-331… Oui, toi aussi tu en as connu des hommes. Mais entre vous, c’était platonique, juste une bonne baise pour évacuer la tension et la frustration. Rien d’autre. Pas de prétendue amitié, pas d’attaches sentimentales. Tu n’as jamais pensé lui imposer. Pas alors que 003 est clairement un rival qui veut garder 9 pour lui. Parce que oui, dans cette cafétéria, c’est toi qui t’es senti agressé. Tu avais prévu de dîner seul et isolé mais t’étais fait presque agresser par Nic. Pourtant, tu n’avais rien fait pour le provoquer. Tu avais aussi le droit de te nourrir sans avoir besoin de te justifier. Alors qu’il ne tente pas de mettre le fiasco de la Saint-Valentin sur le dos. Tu as commis beaucoup d’erreurs et d’horreurs mais cette soirée n’en fait pas partie. Rien ne se serait passé s’il était resté sagement avec son mec.
« J'ai fais le choix de venir te voir aujourd'hui... de te dire que je crois t'aimer... C'est ça le choix que j'ai fait alors que j'aurais simplement pu me contenter de rester loin de toi pour rester avec lui... Visiblement c'était une erreur... Comme tu le dis si bien... on ne se connait pas toi et moi et... tu n'es apparemment pas prêt à accepter qu'il peut y avoir quelque chose. Si vraiment il y a quelque chose... Alors je vais juste... te laisser le temps de penser à tout ça. Je doute pas que tu pourras me trouver si tu trouves les couilles d'assumer ton apparente faiblesse... T'en fait pas je sais protéger mes fesses... »

Ta faiblesse hein… Tu as la soudaine impression qu’il te porte un coup de grâce farouchement redouté. Tu peux clairement ton cœur battre douloureusement contre tes côtes. Ouais tu as mal. Parce que tu viens de réussir à t’ouvrir et tout ce qu’il trouve à dire c’est que tu dois porter tes couilles. C’est justement ça le souci. Tu lui as déballé tes plus profondes pensées et si ça ne lui suffit pas… Alors qu’est-ce qu’il fout encore là ?
« Et tu dis m’aimer… » ris-tu mais tu es blessé et ça transparaît dans ta voix et cette manière que tu as de le regarder comme s’il venait de te trahir. « Puisque tu n’as pas l’air de saisir je vais le répéter avec des mots qui te parleront sûrement plus… Je ne suis pas lui. Je ne suis pas ton Trois, tu piges ? Je ne lui ressemble pas et je ne serai jamais lui. On est complètement différents. Alors si comme tu le dis je ne te suffis pas, si je ne te plais pas assez… Je te conseille de dégager. Case-toi avec lui comme tu m’as menacé de le faire. Je ne changerai pas, je resterai moi. »
Tu tentes de lui montrer toute la colère que tu peux ressentir, toute ta rage… Mais tes yeux embués trahissent ton émoi. Parce que oui, tu fais des efforts qui ne sont jamais suffisants. Et, tu sais que tu ne seras jamais comme ce con qu’il adore. S’il est si parfait et que tu n’es qu’un connard égoïste et lâche alors il ferait mieux de se barrer. L’autre n’est qu’à quelques portes. En quelques pas, il peut le retrouver et couler des jours heureux et ennuyeux. Rien ne l’en empêche. Pourtant il est encore là, dans ta chambre, à se prendre la tête avec toi.

« Que ce soit dans la cafétéria ou même maintenant, on ne se comprend pas. Tu ne comprends pas mes sentiments tout comme je n’arrive pas à lire dans tes pensées. Je n’ai jamais été aussi ouvert avec quelqu’un d’autre et pourtant ça ne te suffit pas. Cette hargne que tu me reproches… Elle fait partie de moi tu entends ? C’est une valeur sûre qui m’a bien souvent permis de me sortir de situations difficiles. Et crois-moi, tu n’es pas un saint. Arrêtes de te faire passer pour une innocente petite victime. Cette fois là, au dîner… TU es venu en abandonnant ton rencard. TU as amorcé une discussion que je n’avais pas demandée en le lâchant lui pour te prendre la tête avec moi. TU as débuté les hostilités je te rappelle. Maintenant si moi je ne porte pas mes couilles, toi tu joues au gamin martyrisé. Réveilles-toi un peu. Rien ne t’oblige à être là. »
Ouais, tu es conscient de ce que tu dis, de ce que ça risque d’impliquer. Pour autant, tu ne cherches pas à reculer. Cette histoire te mine, elle te bouffe de l’intérieur. Tu as besoin de dormir, de manger, de survivre. Ce soir c’est le soir. Il est temps de mettre les choses au clair entre vous. Toi tu es un adulte, tu es bien plus âgé que lui et tu ne comptes pas perdre ton temps à gérer un mec tout juste sorti de l’adolescence. Si pour lui toutes ces choses ont une importance qui lui semble vitale, pour toi ce n’est qu’une source de distraction. S’il ressent à tout prix le besoin d’aimer quelqu’un, de donner ses fesses à son grand Amour et bien soit. C’est son choix mais qu’il ne t’implique pas plus dedans. Tu es fatigué de souffrir à tenter d’être un peu plus humain, un peu plus désirable, un peu plus normal.

« Puisque tu veux à nouveau reporter les choses sans prendre de décision je vais faire le choix pour toi… Je vais te simplifier la vie et je vais les porter mes putains de couilles. » lâches-tu brutalement sans le regarder. « Sors de ma chambre. Pars. Pars et ne t’avise pas de revenir. Ta présence n’est plus la bienvenue ici. Tu fais ce que tu veux de tes fesses, de ton amour ou Dieu sais-je encore… ça ne me regarde plus. Tu vois je suis capable d’assumer ma faiblesse, mieux encore, je m’en débarrasse. Tu devrais prendre exemple. »
Tu t’approches rapidement de la porte tes yeux restant résolument fixer ailleurs tandis que tu ouvres celle-ci. Tes mains tremblent, ton corps proteste mais tu t’en fous. C’est mieux ainsi. Tu mettras quelques jours à t’en remettre, des semaines peut-être mais au final, tu finiras par guérir et oublier. Tu sembles doué pour ça.
« Donc voilà. Maintenant tu es juste H01-9 et je ne suis que H01-001. On va agir comme de parfaits inconnus et tu vas sûrement te faire un plaisir de m’éviter. Enfin, c’est ce que je vais faire aussi de mon côté. Tu vas oublier que je loge ici et te contenter de visiter le voisin. »
Tu fais un mouvement de la main pour l’encourager à se hâter de te quitter. C’est bien plus dur à dire, bien plus dur que ce que tu as pu imaginer. Tu as l’impression de vivre une rupture alors que ce n’est pas le cas. Vous n’avez jamais été proches de vous mettre ensembles tout comme le seul souvenir que tu garderas de ce Nic c’est celui du goût de ses lèvres contre les siennes. Ce baiser qui t’avait semblé si naturel… et qui ne devait pas se réitérer.
« Adieu 9. »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Sam 8 Avr - 22:50

« Et tu dis m’aimer… » Tu stoppes net tes pas. Toi qui étais déterminé à quitter cet endroit. À simplement lui servir cette saleté d'ultimatum sur un plateau d'argent en espérant que ça suffirait. Parce que tu ne sais plus quoi faire. Tu sens la pression dévorante de la peine t'écraser le torse à le rendre douloureux. Tu peines à respirer. Tu sens tes yeux brûler à trop vouloir retenir le flot de larmes te nouant la gorge. Tu ne sais simplement plus où tu en es. Tu ne sais plus même ce que tu viens de lui dire. Tout est trop confus dans ta tête. Dans ton esprit fatigué et complètement anéanti par la situation. Par la totalité de la situation, mais l'entendre parler ainsi... Le ton de sa voix qui a lui seul suffit à te filer une première baffe de bon sens pour te faire réaliser comme tu es d'une stupidité accablante à l'instant. « Puisque tu n’as pas l’air de saisir je vais le répéter avec des mots qui te parleront sûrement plus… Je ne suis pas lui. Je ne suis pas ton Trois, tu piges ? Je ne lui ressemble pas et je ne serai jamais lui. On est complètement différents. Alors si comme tu le dis je ne te suffis pas, si je ne te plais pas assez… Je te conseille de dégager. Case-toi avec lui comme tu m’as menacé de le faire. Je ne changerai pas, je resterai moi. » Tu le sais. Tu le sais trop bien qu'il sont à l'opposé l'un de l'autre. Du moins ce que tu as pu voir de Caïn. Ce que tu connais de Trois. Tu es parfaitement au fait qu'ils sont deux personnes à part entière. Qu'ils ont leurs personnalité et tout ce qui vient avec, mais ça jamais tu ne lui as demandé. Tu n'aurais pas pu lui demander ça. D'être quelqu'un qu'il n'est pas. Tu voulais juste savoir...

« Que ce soit dans la cafétéria ou même maintenant, on ne se comprend pas. Tu ne comprends pas mes sentiments tout comme je n’arrive pas à lire dans tes pensées. Je n’ai jamais été aussi ouvert avec quelqu’un d’autre et pourtant ça ne te suffit pas. Cette hargne que tu me reproches… Elle fait partie de moi tu entends ? C’est une valeur sûre qui m’a bien souvent permis de me sortir de situations difficiles. Et crois-moi, tu n’es pas un saint. Arrêtes de te faire passer pour une innocente petite victime. Cette fois là, au dîner… TU es venu en abandonnant ton rencard. TU as amorcé une discussion que je n’avais pas demandée en le lâchant lui pour te prendre la tête avec moi. TU as débuté les hostilités je te rappelle. Maintenant si moi je ne porte pas mes couilles, toi tu joues au gamin martyrisé. Réveilles-toi un peu. Rien ne t’oblige à être là. » Ta main se pose contre le mur tout près pour te soutenir. Pour t'empêcher de tomber alors que tu essaies toujours de respirer. Que tu sens arriver ce que tu ne voulais pas entendre. Tu voulais savoir. Tu as mal interprété ses paroles et maintenant tu n'arrives qu'à t'en vouloir. Toi qui l'a si gratuitement traité d'hypocrite à le voir passer de la hargne à la possible acceptation qu'il y a quelque chose. Toi qui a vu là-dedans... tu ne saurais dire quoi en fait. Tu as simplement eu l'impression qu'il se moquait de toi à te repousser si vigoureusement avant de douter... Et pourtant c'est le même cheminement qui se fait dans ton esprit en ce moment. Ton être entier qui s'est jeté sur lui sans lui laisser le temps de réagir pour lui cracher ce que tu espérais être une évidence... Avant de bien trop vigoureusement lui exprimer d'une façon bien peu mesurée comme tu t'es senti blessé. Toi qui te croyais doué avec les mots, tu ne peux qu'admettre que tu as merdé sur toute la ligne. Que tu n'as pas su trouver les bons mots pour exprimer ce qui te tiraille véritablement l'esprit. Parce que tu en sais bien plus que tu ne le laisses paraître, mais tu espérais sans doute trop ne pas avoir à mentionner ça. Que ce serait parfait...

« Puisque tu veux à nouveau reporter les choses sans prendre de décision je vais faire le choix pour toi… Je vais te simplifier la vie et je vais les porter mes putains de couilles. Sors de ma chambre. Pars. Pars et ne t’avise pas de revenir. Ta présence n’est plus la bienvenue ici. Tu fais ce que tu veux de tes fesses, de ton amour ou Dieu sais-je encore… ça ne me regarde plus. Tu vois je suis capable d’assumer ma faiblesse, mieux encore, je m’en débarrasse. Tu devrais prendre exemple. » Cette fois tu n'arrives plus à les retenir. Tu sens la douloureuse caresse des larmes bouillantes s'écoulant de tes yeux cheminer contre tes joues. Davantage encore en le voyant te devancer pour aller ouvrir la porte. Pour te pousser dehors de ses mots alors que tu hésites. « Donc voilà. Maintenant tu es juste H01-9 et je ne suis que H01-001. On va agir comme de parfaits inconnus et tu vas sûrement te faire un plaisir de m’éviter. Enfin, c’est ce que je vais faire aussi de mon côté. Tu vas oublier que je loge ici et te contenter de visiter le voisin. » Tu ne peux pas juste... « Adieu 9. »

« J'ai tout abandonné pour toi... » Ton corps tremble alors que tu combles la distance te séparant de la porte pour la fermer. « Tu veux savoir ce que je sais sur nous? C'est ce que tu veux depuis le début non? Je vais te le dire... » Tu ne prends pas la peine d'essuyer les larmes maculant tes joues en levant le regard vers lui. En tentant de calmer les spasmes de ton corps qui a senti le 'adieu' s'enfoncer en lui comme un coup de poignard de trop. Un coup de poignard que tu ne peux pas supporter. Tout ça c'est trop. Beaucoup trop pour toi. Tu espérais sans doute trop qu'il ne te laisserait pas passer le pas de la porte. Comme si le venin si naturellement craché n'avait pour seul but que celui de le secouer suffisamment pour qu'il ne te laisse pas partir. Pas sans te donner la réponse que tu veux. Sans prononcer les mots que tu as cherché bien trop longtemps le courage de prononcer à quelqu'un qui te semble être à la fois l'homme de ta vie et un parfait inconnu. « J'ai absolument tout abandonné pour être avec toi... parce que... t'es dans le camp ennemi Caïn... Je sais pas ce que tu sais de toi... mais... nous... ça aurait jamais dû arriver... Je suis un putain de traitre et... » Ta gorge se coince. Ton souffle se stoppe et tu poses une main contre ton torse un instant avant de difficilement continuer. « … et j'ai tout laissé tomber encore une fois... juste pour venir te dire que je t'aime... que... bon sang ce que j'ai senti quand tu m'as embrassé... » Tes doigts se portent à tes joues que tu viens distraitement essuyer. « Je suis désolé... pour tout... mes nerfs ont lâchés et... j'aurais pas dû te dire tout ça... si tu savais comme je suis désolé... Je veux pas que tu sois lui... mais je croyais sans doute trop que... que ça serait simple pour une fois... » Tu lèves les yeux au ciel en reniflant. « T'as probablement raison... Je suis qu'un pauvre gamin et rien m'oblige à être là... Un pauvre gamin qui se rend fou pour un homme... qui a pas compris que le choix est fait déjà... J'ai eu besoin de temps... mais il est fait... »

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Lun 10 Avr - 22:42

Flares
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« J’ai tout abandonné pour toi… »
Tes sourcils se froncent et tu acceptes de le regarder, ne comprenant pas. Comment ça tout abandonné ? Vous vous connaissez à peine et dans cette Ruche vous avez peu de choses à perdre. Toi tu as juste ce fichu collier qui semble sans intérêt particulier. Tu ne sais pas d’où il vient, ce qu’il signifie et pourtant c’est ton seul bien. Mais lui, qu’a-t-il perdu ?
Il ferme la porte et tu te retiens de le foutre dehors à grand renfort de coups de pieds au cul. Bordel, le voilà qui recommence. Tu es persuadé qu’il va se remettre à parler, à crier et que ce cycle infernal dont tu tentes de t’extirper va recommencer.
« Tu veux savoir ce que je sais sur nous? C'est ce que tu veux depuis le début non? Je vais te le dire... »

Il pleure. C’est bien différent de ce que tu as imaginé, bien plus horrifiant. Ses larmes dévalent sur la peau pâle de ses joues et tu éprouves le soudain désir de les tarir, de l’empêcher de souffrir. Tu ne t’attendais pas à ça. Tu le voyais vociférer, t’insulter puis partir sans demander son reste pour courir dans la chambre voisine. Tu ne pouvais imaginer ce visage dévasté par une tristesse dont tu es le point de genèse.
« J'ai absolument tout abandonné pour être avec toi... parce que... t'es dans le camp ennemi Caïn... Je sais pas ce que tu sais de toi... mais... nous... ça aurait jamais dû arriver... Je suis un putain de traitre et... »
Ton regard est un savant mélange d’incompréhension et d’intérêt. Il cède enfin, il accède à ta requête et te livre tous ses secrets, vos secrets. Cependant, c’est loin de te suffire, loin d’éclairer ce passé encore bien trop sombre et qui hante tes rêves. De quel camp parle-t-il ? Etais-tu membre d’une armée quelconque, d’une entreprise adverse ? Votre relation était-elle proscrite au point qu’il en vienne à se qualifier de traître ? Et, s’il en était un, qu’étais-tu alors ? Un lâche qui avait trahi ses amis ou son pays pour un homme dont tu es à présent incapable de te rappeler ?
Ton souffle s’accélère tandis que c’est à ton tour de te retenir au mur le plus proche, les yeux à demi-fermés. De nouveau ce froid qui se répand dans ta poitrine, cette noirceur qui te bouffe le cœur et tu sais qu’au fond, tu as fait assez d’horreurs pour que la traitrise en fasse partie. Mais… Qui as-tu trahi, pour lui ?

« … et j'ai tout laissé tomber encore une fois... juste pour venir te dire que je t'aime... que... bon sang ce que j'ai senti quand tu m'as embrassé... »
A ce souvenir ta langue passe sur tes lèvres sèches et tu te retiens de l’interrompre pour lui dire que bien que tu aies aussi un peu trop apprécié, ce n’est pas ça qui va te faire changer d’idée. Tu ne peux pas te permettre de retomber à nouveau dans ses filets, de te bercer dans cette illusion qu’il est tien et seulement tien. Comme il l’a si bien exprimé, Trois est bien trop important pour lui. Et, tu ne peux pas accepter de l’avoir en sachant qu’il continuera de le voir comme si jamais rien ne s’était passé. Comme s’ils n’avaient pas eu cette histoire avant la votre.
« Je suis désolé... pour tout... mes nerfs ont lâchés et... j'aurais pas dû te dire tout ça... si tu savais comme je suis désolé... Je veux pas que tu sois lui... mais je croyais sans doute trop que... que ça serait simple pour une fois... T'as probablement raison... Je suis qu'un pauvre gamin et rien m'oblige à être là... Un pauvre gamin qui se rend fou pour un homme... qui a pas compris que le choix est fait déjà... J'ai eu besoin de temps... mais il est fait... »

Tu poses une main sur tes yeux, la respiration lente et mesurée. Tu analyses la situation, tentant de faire taire les sensations qui gronde en toi. Tentant d’arrêter cette chaleur bien trop réconfortante qui se fraie à nouveau un chemin vers ton cœur, qui l’englobe et le réchauffe. Parce que bien que tu l’aies repoussé de toutes tes forces, tu ne peux t’empêcher de le désirer, encore et toujours, comme si c’était ta destinée.
Tes doigts se crispent sur ta peau, la faisant violemment rougir tandis que tu te retiens de te labourer le visage, de te punir comme tu as pu le faire ce matin. Ce mec… Comment fait-il pour te retourner autant l’esprit ? Pour te donner l’envie de rester même après que tu aies tout fait pour l’effrayer, le dissuader de t’aimer ?
« Je ne suis pas simple et je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu tentes de m’apprendre. Je ne me souviens d’aucun camp… je ne me souviens de rien… » lâches-tu toujours sans le regarder.

Ta main retombe le long de ton flanc tandis qu’un soupir franchit tes lèvres. Tout ce que tu as, ce sont des déductions basées sur les visions qui t’apparaissent en rêve. Des visions de destruction qui ne feraient sûrement que le faire fuir. Tout comme ce visage maladroitement griffonné sur un morceau de papier caché sous ton oreiller. Le visage de ce mec que tu semblais si empressé de tuer mais dont tu peines à te rappeler.
« Je… Je ne te comprends toujours pas tu sais… » ris-tu de manière désabusée, la moquerie ayant déserté ta voix. « Je maintiens ce que j’ai dit… Je n’arrive pas à voir ce que tu vois en moi. Je peine même à réaliser que j’ai pu aimer quelqu’un… Je pense être plus proche du monstre que du connard si tu veux mon avis. »
Tu lèves les yeux vers lui, vrillant ton regard au sien. Qu’il est beau ainsi, les yeux embués, le corps tremblant et le visage déformé par l’émoi. Pour un peu et il serait presque le petit poussin dont tu l’as qualifié. Un petit être fragile qui ne cesse de piailler. Un petit être qui te donne l’irrémédiable envie de le protéger. Même si c’est justement toi le danger.

Tu fais un pas, puis un autre, creusant la distance qui vous sépare avec la même lenteur qu’un homme qui monte sur le bûcher. Parce que tu sais que tu vas te brûler. Nic… C’est ta flamme… Une flamme qui attire le papillon qui sait pertinemment qu’il va se brûler les ailes. Et tu sais que si tu franchis cette limite que tu viens de tracer, il n’y aura plus de retour en arrière. Tu sais que tu ne seras pas en mesure de l’oublier, pas une deuxième fois. Pourtant tu avances jusqu’à ce que tes doigts effleurent les siens.
« Je ne l’accepterai jamais. Je le tuerai peut-être… » souffles-tu contre ses lèvres. « Mais je n’y arrive plus… Je n’arrive plus à te repousser… »
C’est un murmure presque plaintif. Une constatation douloureuse qui te fait fermer les yeux. A ses côtés tu as l’impression de devenir quelqu’un d’autre, de te transformer en quelqu’un que tu n’es pas, que tu ne seras sûrement jamais. Quelqu’un de meilleur, quelqu’un dont le cœur n’est soudainement plus celui d’un tueur. Tu es vulnérable et ce n’est pas si désagréable parce que tu sais que tu trouveras la force de le protéger, de vous protéger.

« Je veux juste te faire mien Nicola… »
Tes lèvres se posent sur les siennes tandis que ton souffle se coupe. C’est totalement différent du baiser de tout à l’heure. Plus doux, plus significatif. Ton empressement et ta brutalité s’effacent tandis que tu tentes de lui faire comprendre la nature de tes sentiments. Tu n’es pas doué avec les mots, pas comme lui. Mais tu espères que tes actions parlent d’elles-mêmes. Tu espères qu’il est en mesure de comprendre que, même si tu n’es pas prêt à le prononcer à haute voix, tu l’aimes.
Pour autant, au moment où tu te fais enfin à cette idée, tu sens ton cœur s’arrêter de battre et ton sang se glacer dans tes veines tandis qu’un mauvais pressentiment naît dans ta poitrine. Cet amour qui semble vous être interdit… Toutes ces pièces manquantes qui finiront tôt ou tard par vous rattraper, vous menacer, vous diviser… Rien ne sera jamais simple.
Et, aujourd’hui, tu sais que c’est le baiser de la Mort qui vous effleure pendant ces quelques secondes.

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Dim 16 Avr - 11:04

Un pauvre gamin. C'est réellement ce que tu as l'impression d'être depuis quelques temps. Une personne complètement hors du temps qui apprend comment gérer son existence. Tu as ce sentiment de tout vivre pour la première fois. D'explorer des territoires inconnus sans avoir de carte à la main pour t'expliquer comment interagir avec ton environnement. Pas de mode d'emploi pour arriver à gérer ta vie et tout ce qui se dresse sur ton chemin. Voilà probablement la seule chose qui te manquait réellement face à cette saleté de perte de mémoire. L'expérience de la vie et ce que tu as pu en tirer pour te forger au fil du temps. L'expérience de situations comme celle-ci où tu aurais su comment agir parce que tu te serais déjà cassé la figure auparavant. Tu n'en doute pas un instant à voir comment tu aies. Comment tu semble être. Pas maintenant. Maintenant tu évolues à l'aveugle. Tu avances en te contentant d'essayer de déduire le message que ton corps entier tente de t'exprimer. Tu laisses les mots s'écouler hors de ta bouche sans réfléchir. Les larmes ruisseler sur tes joues à défaut de savoir comment exprimer autrement la douleur cuisante s'éprenant de toi. Parce que tu n'as pas envie de hurler de nouveau. Tu ne le voulais pas. Pourtant ton esprit a visiblement cru que faire preuve d'une méchanceté exagérée serait la meilleure chose à faire. Simplement pour pallier à l'inévitable que tu ne voulais pas voir arriver. Plus que tout tu ne le voulais pas. Pas avec lui. Pas avec ce que tu as ressenti... Ce rejet encore et encore qui semble te coller à la peau.

Toi qui n'aspirait qu'à t'entourer pour t'élever. Tu as bien trop rapidement vu ton trône exploser et tes prétendus sujets se faire fantômes dans le spectre de cette vie de merde. Vie de merde, c'est bien la seule chose que tu arrives à en penser. Tu as envie de te frapper la tête contre le mur. Te trouver un endroit calme pour hurler sans que personne ne puisse t'entendre. Hurler que tu veux tout avoir de nouveau ou tout oublier pour de bon. Hurler que tu en as marre de laisser le meilleur de toi se faire écraser comme un vulgaire insecte. Une bestiole disgracieuse qui ne laissera derrière elle qu'une personne l'étant tout autant. Souillé par le mensonge et la trahison que tu ne comprends toujours pas. Tu ne comprends rien. Tu ne te comprends pas même toi. Tu voudrais pouvoir te tenir bien droit et savoir que oui c'est toi. Ce que tu dis. La façon dont tu agis. Bien plus que cette faiblesse qui pulse de tout tes pores. Ça ne devrait pas être toi. Ça ne devait plus l'être tu en es certain, mais quoi d'autre? Un être glacial plutôt qu'empathique? Fermé plutôt que bien trop ouvert? Muet plutôt qu'ayant une trop forte tendance à parler à n'importe qui? Si seulement tu le savais... Peut-être aura-t-il une réponse à te fournir lui que tu fixes devant toi. Lui que tu ne supporte plus de voir te repousser même si c'est ta faute. Tout est ta faute. Cette expression sur son visage est ta faute.

« Je ne suis pas simple et je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu tentes de m’apprendre. Je ne me souviens d’aucun camp… je ne me souviens de rien… » C'est bien là le problème. Toi non plus. Tu ne sais que ce que la Boss a bien voulu te dire avant de te jeter dehors si glacialement. Comme si le simple retour des souvenirs avait suffit à lui faire oublier tout le reste. Tout ce qu'il semblait y avoir entre vous même si tu ne savais comment l'expliquer. Professionnel ou de l'amitié? Comme si le passé était plus important que le présent. Perfide constatation par laquelle tu te laisses également porter. Sinon tu ne serais pas là. Sinon tu serais probablement encore avec Trois plutôt que désespérément accroché à cet amour que tu veux sans doute trop voir exister. Tu ne sais pas ce qui se passe dans la tête de Caïn alors que tu frottes trop vigoureusement tes joues. Tu l'observes en cherchant à le lire. Cherchant à savoir s'il va lui aussi te jeter dehors de nouveau. Si tu as simplement gagné un peu de temps pour finalement te faire dire adieu plus rudement au point d'en achever ton âme noircit des vices que tu t'appropries à petites doses.

Il ne te regarde pas. Tu remarques les marques rougies sur son visage... les traits de son visage... Les même traits t'ayant coupé le souffle la toute première fois dans l'ascenseur. Le bleu si envoutant de ses yeux... Comment est-ce que tu as pu en venir à avoir quelqu'un comme ça? Si beau. Bien trop beau. Est-ce vraiment que pour ça que tu as trahi la Boss? Pour une belle gueule qui te vrille les tripes de désir? « Je… Je ne te comprends toujours pas tu sais… » Tes dents trouvent nerveusement ta lèvre même si le ton de sa voix te semble changé de nouveau. Il est si difficile à lire et comprendre lui-même. Si difficile de savoir en quoi il se considère un monstre. « Je maintiens ce que j’ai dit… Je n’arrive pas à voir ce que tu vois en moi. Je peine même à réaliser que j’ai pu aimer quelqu’un… Je pense être plus proche du monstre que du connard si tu veux mon avis. » Le regard ancré dans le sien, tu l'observes s'avancer vers toi. Tu sens ton coeur s'emporter de nouveau de le voir si près. De sentir ses doigts effleurer doucement les tiens. « Je ne l’accepterai jamais. Je le tuerai peut-être… » Le tuer... Tu as baissé les yeux un instant. Serrant les dents et déglutissant de l'entendre dire une telle chose. En serait-il réellement capable? Le ferait-il vraiment? Tuer par jalousie. Tuer pour une possessivité visiblement démesurée. Parce que même s'il a nié si fort... Même s'il t'a repoussé... Il te dit lui-même qu'il n'y arrive plus. « Mais je n’y arrive plus… Je n’arrive plus à te repousser… » Tu fermes les yeux à sa suite. Inspirant de nouveau alors que tes doigts viennent s’emmêler entre les siens que tu viens serrer doucement. Pourquoi est-ce que c'est si difficile? Tu ne peux pas juste abandonner Trois, mais tu ne veux pas le voir mort. Tu ne peux pas non plus nier ce que tu es venu chercher ici. Ce que la Boss t'a elle-même dit. Cette chaleur que tu sens en toi de le sentir si près. Il y a quelque chose chez lui qui t'attire plus que de raison et... peut-être oui que tu aurais vraiment tout abandonné pour ça. Pour lui.

« Je veux juste te faire mien Nicola… » Un soupire t'échappe lorsque tu sens ses lèvres se poser si doucement sur les tiennes. Tu en serres un peu plus ses doigts. Glisse ta seconde main dans son dos pour qu'elle chemine jusqu'à sa nuque. Juste pour le garder un peu plus longtemps. Pour apprécier ne serait ce qu'une seconde de plus la pression si désirable de ses lèvres qui fait pulser ton être pour lui. Ses lèvres que tu t'appropries délicatement en te pressant contre lui. « Fait-le... » Un léger murmure tandis que tu continues d'effleurer ses lèvres. Que tu caresses doucement sa nuque. « J'ai rien de plus à te dire sur nous... C'est tout ce que je sais, mais... on trouvera... Ce qu'on faisait de nos vies et pourquoi tu m’obsèdes à ce point. On apprendra à se connaître de nouveau... » Tu esquisses un fin sourire. « … et je te promets que je ne suis chiant en permanence. Je suis juste fatigué de tout ça et des baffes successives que j'ai eu dans la gueule, mais ça... Je peux pas l'expliquer Caïn même si je le voudrais. Pas sans rien savoir de plus. Je sais juste que je me sens tellement bien près de toi et ça j'ai pas de contrôle sur ça. Quelque part en moi quelque chose sait. C'est tout... » Tu viens capturer ses lèvres de nouveau. Toujours si doucement, délicatement. Comme si le moment était trop fragile et risquait d'exploser à tout moment. Comme tout le reste. Comme ta vie. Comme ton passé. Comme chaque chose que tu sembles toucher.

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Jeu 11 Mai - 10:15

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« Fais le… »
A ces mots, un intense sentiment de satisfaction prend possession de tous tes sens. La bête qui sommeille en ton être ronronne presque, apprivoisée rien qu’à l’idée de pouvoir enfin le posséder, le garder jalousement pour toi et toi seul. Le flot de ses paroles atteint à peine ton oreille tandis que tu te contentes de le faire taire en lui rendant son baiser.
Il est si fragile, ce fil qui vous uni. A présent tangible mais si fragile. Un peu comme ce fil rouge du destin, ce fil censé relier deux personnes l’une à l’autre pour l’éternité. Quelque soit la distance et les obstacles qui vous séparent, les différences et les fossés que vous avez pu creuser entre vos deux existences. Au final, le résultat restera toujours le même parce que vous êtes prédisposés à vous aimer. C’est la fatalité.

Et, c’est cette absurde idée venue d’un recoin obscur de ton esprit qui obsède tes pensées. Te pousse à l’embrasser, encore et toujours. L’embrasser comme si demain n’existait pas, comme si vous n’étiez pas deux prisonniers voués à crever. Comme si tout ce qui s’était passé avant n’avait jamais existé. Pas de mémoire effacée, de cauchemars meurtriers, de pulsions et de punitions. Pas de cris et de larmes. Pas de 003.
Le visage de ce dernier envahit tes pensées et tes dents s’enfoncent soudainement dans la lèvre inférieure de Nic tandis qu’un léger grognement t’échappe. Ta langue, impérieuse, vient danser avec la sienne et tu agrippes sa taille en sentant le goût familier et métallique du sang envahir tes sens. C’est idiot… Idiot de voir à quel point une simple goutte rouge peut suffire à te faire perdre la boule.
Tes ongles se transforment en griffes qui marquent ses hanches dont tu malmènes la peau diaphane. Tu le fais tien comme jamais tu n’as pu le faire. Tu le fais tien parce que tu ne sais pas combien de temps encore ce factice bonheur va durer. Tu le fais tien parce que tout peut arriver mais tu comptes faire en sorte qu’il ne puisse pas t’oublier. Oui, s’il le faut, tu t’approprieras chaque parcelle du corps de Nicola.
« Je suis le seul à pouvoir faire ça. » réussis-tu à haleter entre deux baisers passionnés.

D’un geste brusque, tu l’envoies valser sur le matelas, grimpant presque félinement au-dessus de lui. Là, ton corps surplombant le sien, tu ne peux retenir ce frisson de satisfaction qui remonte le long de ton échine. Il paraît si fragile ainsi. Plus frêle que toi, les traits plus délicats. Le genre de jolie fleur qu’on aime arracher… C’est ce que tu fais.
D’abord le chandail qui vole dans un coin de la pièce puis tes doigts qui parcourent son ventre et ses pectoraux, redécouvrant ce torse alléchant. Dans ta tête, c’est comme une étrange sensation familière. Tu peux presque te revoir, jouant cette scène dans le lit d’un hôtel miteux. Un hôtel dissimulé dans une petite ruelle insalubre. Parce que, là au moins, tu es sûr que personne ne vous apercevra.
Ton front se plisse tandis que tes mains se font plus lentes, plus hésitantes. A l’instant… C’était un souvenir. Un souvenir de ta vie passée, un énième souvenir de toi et Nic. Cependant, tu n’as rien appris de nouveau si ce n’est que, toi aussi, tu désirais que votre relation soit cachée, dissimulée. Dissimulée, oui. Mais, aux yeux de qui ?
« Nic… »
Tu grognes contre son cou, te faisant un plaisir de dévorer la peau tendre de sa gorge. Ta mâchoire sillonne le long de sa carotide, apposant une traînée de morsures plus ou moins rougeâtres. Le moment de tendresse est passé, emportant avec lui ta faiblesse passagère. A présent, tu t’assures juste que tout le monde l’apprenne, que tout le monde soit au courant. Si quelqu’un pose les yeux sur cet homme si séduisant, il saura immédiatement qu’il est tien. Et, on ne touche pas ce qui est tien.

Une fois satisfait de ton œuvre tu te redresses, léchant tes lèvres rougies par la violence de tes baisers. Sur le matelas, Nic est allongé, à moitié dénudé, le corps comme marqué au fer rouge par ta possessivité. Du bout du doigt, tu essuies les dernières gouttes d’hémoglobine qui perlent au coin de sa bouche et tu les portes à la tienne avec un rictus carnassier.
« Je sais qu’on en a déjà parlé mais… Tout à l’heure, tu as évoqué quelque chose. »
Tu t’adresses soudainement à lui comme si tu n’avais pas tenté de le bouffer quelques minutes plus tôt. C’est un changement brutal de conversation mais, en te remémorant les bribes de souvenirs, un détail te titille.
« Tu as dit que tu étais, et je cite, un putain de traître. Ce qui sous-entend que tu as conscience d’avoir trahi quelque chose ou quelqu’un… »
Ta voix reste en suspens tandis que tu le dévisages de tes yeux perçants. Au fond de toi, tu sais qu’il ne te dit pas tout. Tu sais qu’il a forcément dû faire face un élément déclencheur tout comme il est le tien. C’est toujours Nic qui déclenche tes souvenirs. Ça et les parties de jambes en l’air.
« Je veux savoir exactement de quelle manière tu t’en es souvenue. »
Tu ordonnes, te penchant à nouveau sur lui pour encadrer son visage de tes bras tendus. Ce n’est pas que tu n’as pas envie de lui, ça non. Mais, tu aimes croire qu’avec tout ce qui s’est passé, tu peux prendre ton temps. De toute manière, il est tout à toi maintenant.

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Dim 21 Mai - 20:35

Tu profites sans doute un peu trop de l'instant. De ce moment que tu as imaginé sous tous les angles sans réellement savoir ce qui en animerait la finalité. Les cris, les larmes et la colère ayant malmené vos nerfs à vifs pour une raison ou pour une autre. Cette apparente passion que tu te plais à ainsi imaginer en sentant ses lèvres répondre à ce trop fin baiser que tu as posé sur les siennes. Pour sceller cette promesse silencieuse que tu lui as fait sans réellement savoir si tu pourras la tenir. Sans savoir si vous arriverez réellement à savoir ce qu'il en a été de vous et ce qu'il en sera lorsque vous l'apprendrez si ce jour arrive. Sans savoir si vous arriverez à apprendre à vous connaître où s'il y aura toujours cette barrière invisible entre vous qui vous attire comme des aimants tout autant qu'elle vous repousse à grands coups d'acerbes paroles. Tu ne le sais pas et tu ne sais pas si tu veux le savoir. Pas maintenant. Pas à cet instant où tout ce que tu veux c'est sentir l'homme que tu prétends aimer combler ce besoin qu'il a mentionné. Ce besoin de te posséder auquel tu lui as dit de céder sans la moindre once d'hésitation. Parce que tu le veux. Tu en as besoin plus que tout en ce moment. Besoin de sentir qu'il y avait réellement quelqu'un hors de cet endroit qui pouvait prétendre t'aimer. À sa façon même si elle n'était pas parfaite. Une personne qui ne te repousserais pas peut importe ce que tu ferais. Une personne sans doute un peu trop comme cette personne que Trois a été durant ce temps passé avec lui. Même si les deux hommes sont en apparence totalement à l'opposé. Trois plus calme et délicat dans sa façon d’interagir avec toi. Caïn plus puissant et possessif en sa façon de te posséder sans te laisser le choix. Sa façon de mordre ta lèvre à t'en faire goutter le goût si caractéristique du sang envahissant ta bouche geignant de la faible douleur. Une onde de douleur bien trop agréable accentuée par la pression de ses ongles dans ta chaire. Par la danse effrénée de vos langues l'une contre l'autre. Tes doigt s'enfonçant dans sa nuque, son dos. Ton souffle haletant contre le sien, pulsant de l'envie grandissante commençant à pointer le bout de son nez. « Je suis le seul à pouvoir faire ça. » Comment est-ce qu'il fait pour arriver à faire tourner ta tête à ce point? Te malmener à te donner envie de le supplier de continuer?

Tu as chaud. Horriblement chaud alors que tu te fais presque littéralement lancer sur le lit. Que tu le vois grimper à son tour pour te surplomber tandis que tu le dévores du regard. Tout ça te semble toujours si familier. Comme chaque moment passé en sa compagnie. Chaque dispute ou larme versée. Chaque seconde de proximité à désirer le sentir toujours plus près de toi. Tu l'observes sans un mot. Le cœur palpitant. La bouche sèche de ton souffle saccadé pulsant hors de tes lèvres entrouvertes. Ton corps frissonnant de ce désir que tu peines à maîtriser. Davantage encore en le voyant si aisément te retirer ton chandail pour le lancer plus loin. Tu déglutis. Le cœur palpitant plus fort sous ton torse que tu vois bouger au rythme de ta respiration qui s’emballe au contacte de ses doigts. Tes yeux se fermant un bref instant pour profiter de la sensation. Sentir chaque parcelle de sa peau glissant contre la tienne frémissante à son toucher. Un toucher que tu sens plus lent et te fait ouvrir les yeux pour voir son front plissé. Te faire te demander ce à quoi il a pensé pour aborder cette expression sur son visage. Questionnement qu'il te fait bien trop rapidement oublier. « Nic… » Ses dents s'enfonçant sa ménagement dans ta chaire trop tendre. Douloureuse de ses morsures te faisant gémir et pourtant dévoiler ton cou en fermant de nouveau les yeux. Sans doute un peu surpris de tant apprécier la sauvagerie de ses gestes même si ce n'est pas réellement ta principale préoccupation du moment. Ton bas ventre peut amplement à lui seul en témoigner.

Tu ne manques d'ailleurs pas de le sentir protester en sentant les dents de Caïn cesser de te malmener. En voyant ses lèvres rougies par ce qui laissera assurément de splendides marques dans ta peau tu n'en doutes pas. Ses lèvres rougies comme les tiennes du sang que tu gouttes encore contre ta langue et qu'il vient visiblement essuyer au coin de ta bouche. « Je sais qu’on en a déjà parlé mais… Tout à l’heure, tu as évoqué quelque chose. » Il est sérieux? Tu as les joues rouge d'envie. Tu sens une pression démesurée au creux de tes cuisses. Tu halètes comme un bœuf tirant tu ne sais quoi et lui... Il veut faire la conversation de nouveau alors qu'il vient si perfidement de t'allumer sans le moindre ménagement? « Tu as dit que tu étais, et je cite, un putain de traître. Ce qui sous-entend que tu as conscience d’avoir trahi quelque chose ou quelqu’un… » Tu déglutis en glissant les mains dans ton visage pour essayer de te remettre les idées en place. Te demandant surtout pourquoi ça ne peut pas attendre ou pourquoi il n'a pas fait allusion à tout ça avant de faire tout le reste. Pas seulement parce que tu en as bien trop envie, mais surtout parce qu'il a lui-même engendré l'étape supérieure avec... tout ça. « Je veux savoir exactement de quelle manière tu t’en es souvenue. » Tu soupires en te redressant sur tes avant-bras pour combler l'espace entre vos visages et mieux le fixer dans les yeux. « Je sais qui m'employait... » Tu pèses tes mots pour répondre à son questionnement sans lui donner plus de détails que nécessaire. Pas parce que tu ne le veux pas, mais parce que tu ne peux pas te résoudre à lui parler de ta Boss malgré l'état actuel des choses. Même si tu es en froid avec elle. Même si tu as plus que tout envie de faire confiance à Caïn. Pas encore... Il faut que tu en saches plus avant. Il faut que tu arrives à recoller les morceaux avec ta Boss parce que ça aussi tu en as besoin. Comme bien trop de choses dans ta vie visiblement. « C'est cette personne qui m'a dit que j'étais un traitre... et que je l'étais parce que j'étais avec toi... ce qui fait donc probablement de toi un traitre aussi. »

Tu approches davantage ton visage du sien pour lui mordiller la lèvre avant de te laisser retomber contre le lit. « M'en demande pas plus... C'est tout ce que la personne m'a dit et... je suis pas prêt encore à t'en dire plus à son sujet... » Tu soupires de nouveau en glissant les mains sous son chandail pour caresser son torse du bout des doigts. « Donc en soit je ne me souviens pas de ça, de nous. J'ai juste suivit mon pressentiment... mais je ne sais rien de plus... »

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MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Lun 5 Juin - 11:49

Flares
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Tu le regardes et, tout ce que tu vois, c’est le reflet de ton propre désir. Des joues rouges, des lèvres malmenées, une chevelure échevelée. Plus séduisant que dans n’importe lequel de tes souvenirs. Plus vivant. Son corps t’appelle, encore et encore. C’est comme une envoûtante sirène dont la voix ne te promet rien d’autre qu’une heureuse descente aux abysses. Nic… Il y a trop de secrets, trop de non-dits. Des choses dont tu connais l’existence mais dont tu n’as plus connaissance. Et ça te ronge parce que tu détestes ça, ne pas savoir. Tu détestes perdre la possibilité de prévoir ton prochain coup. Tu détestes te fier uniquement à ta putain d’impulsivité. Elle te cause des problèmes. Elle causera ta perte.
Ta main fourrage dans tes mèches brunes, grattant le cuir chevelu dans une vaine tentative de trouver une issue. Parce que tu comprends lentement. Tu es conscient que Nic n’est pas fidèle qu’à toi, qu’il semble protéger quelqu’un dont l’existence t’es importante car cette personne sait des choses à ton sujet. Cette personne a, d’une certaine manière, ouvert les yeux à Nic et tu sens que tu dois la trouver. La faire parler.

Ton passé t’importe depuis ton arrivée. En fait, tu as préféré le récupérer plutôt que de trouver un moyen de t’échapper. Pourquoi ? Parce que tu as le sentiment que, sans lui, tu n’y arriveras pas. Tu as l’impression d’être un putain de puzzle entamé. Un puzzle auquel il manque des pièces essentielles. Tu as l’impression d’être incomplet et ça t’effraie, ça t’énerve. Tu as peur de commettre des choses que l’ancien toi, le véritable toi, regretterait. Tu as peur de faire des erreurs parce qu’il te manque justement les informations nécessaires.
Tu as peur de cette sensation. D’être incomplet. Un pâle reflet de toi-même, instable et haineux, irréfléchi et encore novice, naïf. C’est sûrement pourquoi tu te fais un devoir de te laisser aller aux émotions. C’est sûrement pourquoi tu hurles, tu tempêtes et tu agresses. Tu te jettes la tête la première dans ce tourbillon d’émotions parce que tu as l’intime conviction que c’est ce qui s’approche le plus du véritable Caïn. Un homme mystérieux, ingénieux et plus puissant et intimidant que tu ne l’es aujourd’hui. Un homme que tu désires être à nouveau malgré toutes les horreurs qu’il a commis. Tous les cauchemars qui en résultent.
Le soupir frustré de Nic te ramène dans l’instant présent et tu secoues la tête, chassant une énième fois les sanglantes images qui hantent tes pensées. Pour le moment seul importe ce que tu éprouves pour lui et… Ce que tu tentes lentement de lui arracher. De lui soutirer. Tu l’aimes ça oui. Mais tu aimes encore plus cette bête tapie en toi. Celle qui ne demande qu’à vivre à nouveau, qu’à être libérée de ces entraves que l’oubli lui a imposées.

« Je sais qui m’employait… »
Ton regard d’un bleu limpide s’ancre dans le sien et tu le fixes, ta main droite venant naturellement se poser sur l’une de ses cuisses. Enfin… Enfin, tu vas savoir… Tes doigts courent sur sa jambe avant de remonter doucement, effleurant d’une manière presque trop légère l’érection qui déforme son pantalon. Dieu qu’il est beau. Presque distrayant. Presque.
« Hum… Mais encore… ? »
La caresse se fait légèrement plus insistante avant que ta paume ne remonte sur son torse, ne se lassant pas de ses muscles légèrement visibles. Tu es impatient. Excité rien qu’à l’idée d’en apprendre enfin plus.
« C’est cette personne qui m’a dit que j’étais un traitre… et que je l’étais parce que j’étais avec toi… ce qui fait donc probablement de toi un traître aussi. »
Ses dents viennent trouver ta lèvre, la malmenant légèrement avant qu’il ne se recule sur le matelas. Ca ne te suffit pas. C’est frustrant et tu te sens fiévreux à attendre qu’il crache enfin le morceau. Qu’il te révèle enfin quelle est la personne qui en sait autant.
« M'en demande pas plus... C'est tout ce que la personne m'a dit et... je suis pas prêt encore à t'en dire plus à son sujet... »
Cette fois ce sont ses mains qui viennent trouver ta peau comme dans une tentative d’apaisement. Mais, ça n’empêche pas ton regard de se durcir tandis que tes méninges tournent dans le vide, tentant de trouver rapidement un moyen de le faire parler. Comment ça il n’en dira pas plus ? Bien sûr qu’il va finir par tout avouer… Tu n’es pas du genre à abandonner. Tu aurais pensé qu’il l’avait envisagé.
« Donc en soit je ne me souviens pas de ça, de nous. J'ai juste suivit mon pressentiment... mais je ne sais rien de plus... »

Tu attrapes soudainement le poignet contre ton torse et tourne la tête pour le dévisager intensément. Lentement tu éloignes son bras de toi avant de relâcher légèrement la pression, te contentant de masser doucement la zone agrippée.
« C’est tout ce que tu vas me dire donc… ? » demandes-tu alors qu’un rictus apparaît sur tes lèvres.
Tu te penches sur lui et délaisse sa main pour venir soudainement effleurer l’un de ses tétons. Tu le fais rouler entre tes doigts sans jamais quitter son regard, te délectant de la vue. Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ? Pourquoi ne pas le pousser dans ses derniers retranchements en utilisant une manière plus intime que celles utilisées précédemment. Pas de cris, pas de colère. Pas de coups. Juste ton corps et cette fichue aura de dominance que tu t’évertues à utiliser sur lui. Parce qu’il finira par comprendre qui mène les choses entre vous et… Il comprendra à quel point il est agréable de te céder toutes ses pensées, tout ce qu’il est…
« Voyons Nic… C’est maigre tu sais… » susurres-tu avant de te pencher pour laisser ta langue effleurer le lobe de son oreille. « Je suis tout aussi frustré qu’elle ne l’est… »
Tu appuies tes dires en pressant doucement ton bassin contre le sien, presque moqueur. Adorable petit être si prompt à réagir en ta présence. Doux petit poussin qu’il te tarde déjà de savourer… Si seulement il accepte de se mettre à table. Donnant-donnant.

« Satisfais ma soif de connaissances et je satisferais la tienne… Bien qu’elle semble légèrement plus pressée. »
Nouveau sourire en coin tandis que tu baisses lentement la première barrière de tissu qui recouvre ses jambes. Le pantalon tombe au sol et ta main remonte le long de son mollet, tâtant cette chair qu’il te tarde déjà de faire tienne.
« Libère mes pensées et je ferai en sorte que tu accèdes à une délivrance sans pareille. »
Sombres sous-entendus chuchotés d’une voix rauque tandis que tu retires son caleçon, dévoilant le nœud du problème mais aussi de la solution. Ta main passe longuement dessus, satisfaisant quelques instants ton amant, lui accordant un peu de cet amour que tu n’as pas encore eu l’occasion de lui donner. Puis ton pouce passe sur la tête de son membre, vil tentateur bien décidé à lui en faire baver mais ça, Nic ne le sait pas encore.
Nic ignore que tu es vicieux au point d’abuser encore et encore de lui jusqu’à ce qu’il t’offre enfin de quoi satisfaire tes propres besoins. Le sexe vient après. L’amour vient après. Tu as le sens des priorités quand il s’agit de ta petite personne. Alors tu le caresses, tu titilles, tu l’amènes vers cette jouissance qu’il désire tant. Tu combles sa frustration avec la patience d’un prédateur qui guette le bon instant pour resserrer ses griffes sur sa proie trop naïve. Nicola n’y aura pas le droit. Sa libération ne viendra qu’après la tienne. Qu’après que tu aies obtenu ce nom. Et… L’interrogatoire ne fait que commencer.

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: Flares || H01-001   Dim 11 Juin - 22:24


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Flares || H01-001
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