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 ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣   Ven 24 Fév - 22:11



☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣


J'avais cru trouver des réponses en arrivant dans le logement qui m'avait été alloué mais comme ma salle de départ, ce couloir inutile et cet ascenseur, tout était blanc et aseptisé. Tout semblait ici fait pour que rien ne fasse un quelconque écho en nous. Ou du moins en moi. Tout ce blanc n'éveillait rien, si ce n'est que j'avais une certaine impression que les murs blancs étaient quelque chose d'assez courant pour moi. Plus que me rassurer cet endroit me semblait malsain et flippant. J'avais cette sensation qui ne me quittait pas d'être observé. Parano ou non, je n'aimais pas ça, pas ça du tout même. Je n'avais aucune idée de qui avait conçu ce jeu débile, mais pour l'heure je ne m'y amusais pas vraiment. Et toujours cette douleur dans ma tête et dans mon ventre... quand est-ce que tout cela allait cesser ? Je voulais des réponses, je voulais sortir, explorer ce lieu et trouver la clef de l’énigme, découvrir qui était cette foutue reine des abeilles et lui faire bouffer son miel... A la fin y avait-il un prix pour le gagnant ? Et chaque semaine recevait-on une somme en repassant par la case départ comme au monopoly ? J'allais finir par dérailler. Je me sentais trop mal... Le lit me semblait être l'option la plus adéquate dans un premier temps. Je ne voyais pas ce qui pouvait m'arriver de pire dans les prochaines heures... Il y avait une autre chambre dans mon logement... mais elle semblait inoccupée. J'avais frappé. Il n'y avait eu aucune réaction. J'étais seul. Les réponses attendraient.

Il n'y eut ni onde sonore, ni soleil pour me réveiller, rien que la lumière artificielle d'une chambre spartiate. Mon ventre semblait s'être calmé et je n'avais plus envie d'arracher ma vessie comme un corps étranger à moi-même. Je trouvais somme toute cette évolution positive... et je n'avais plus mal à la tête... C'est en me redressant que je sus que cette douce accalmie que je ressentais n'avait été que passagère... Cette vrille dans mon crâne était toujours là. Je grimaçais avant de me rendre dans ce qui semblait être la salle de bain. L'homme dans le miroir qui me faisait face ne me disait rien, ou plutôt je savais que c'était moi, mais je ne savais juste pas qui était ce moi. Je posais ma main sur mon visage... Il piquait un peu. Une barbe de deux jours... ça paraissait... logique ? Je me rasais et me lavais les dents avant de me rafraichir un peu. Je n'avais pas l'intention d'aller gambader seul Lucifer savait où aujourd'hui. Mon ventre grogna, je fis la sourde oreille. Je n'irai pas à leur cafétéria. Durant des heures j'alternais entre la position larvaire dans mon lit, et tourner en rond dans mon logement. Je crois que j'ai relu deux ou trois fois ce papier à la con que j'avais reçu aussi, mais bien sûr rien de plus n'y était apparu soudainement. H02-494 avait dit la voix... Ma nouvelle identité... J'étais devenu un numéro dans un grand jeu dont j'ignorai tout. J'étais ravi... Je regardai l'horloge murale numérique... 19h57... Autant allez voir dehors... Peut-être que je pourrai rencontrer des gens... autour d'un repas, les gens ça parlait n'est-ce pas ?

Un dernier regard dans le miroir à regarder cette tenue blanche idiote. Définitivement je n'aimais pas cette couleur sur moi. J'avais l'impression d'être malade ou d'être une sorte de cosmonaute attardé... Je haussais les épaules. J'avais cherché, à part m'habiller avec une couverture en mode superman adolescent attardé, je n'avais pas le choix. Je sortis et pris l'ascenseur. Personne...

Mon doigt caressa le chiffre trois qui s'illumina et la machine se mit en branle sans un bruit. Lorsque les portes s’ouvrirent je découvris des tables et des tables, il y avait pas mal de monde déjà, tous mangeaient, parlaient... C'était si bruyant. Je grimaçais. Pas le genre d'ambiance que j'avais imaginé. Je cherchais à comprendre le système et après avoir vu une femme se servir un plateau, j'allais moi-même en chercher un. Au mur un menu placardé... apparemment cette chose était une pizza végétarienne. A voir comme j'avais envie de viande en cet instant, ça ne devait pas trop être mon truc les plantes vertes mais avais-je le choix ? Je pris mon plateau comme un mouton docile et cherchait une place. Pour l'heure, il fallait rentrer dans le rang. Mourir de faim ne m'apporterait rien. Un instant je me demandais si dans ces plateaux il n'y avait pas quelque chose pour rendre les gens dociles, calmes, ou quelque chose qui empêcherait qu'on se souvienne. Ce serait presque attendu... Mais peut-être que tous les aliments n'étaient pas drogués ? Et si ça se mettait, j'imaginais tout. Je scrutais les visages, le malheur n'était pas partout. Etais-je le seul à me sentir étranger à tout ça ? Il y avait une table où seul un homme était. Lui ou un autre... pourquoi pas. Je me dirigeais vers lui et plus par politesse qu'autre chose je demandais :

" Ça te dérange si je m'assois ? "

Il avait un visage avenant, je le trouvais même beau malgré ce blanc qui lui aussi l'habillait. Tout était blanc ici, les murs, les gens, les tables... J'avais vraiment envie de couleurs.

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MessageSujet: Re: ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣   Sam 1 Avr - 16:44



Se présenter dans cette pièce. Celle qu'il considérait comme une ennemie particulièrement puissante, qu'il voulait garder le plus éloigné possible de lui. Pourtant, elle n'avait rien de plus néfaste que les autres pièces, tout autant occupés ou même plus que la salle commune ou encore l'espace vert parce que chaque être ne pouvait combattre ce besoin de se nourrir. Même lui, lorsqu'il essayait, il ne s'y tenait pas plus de deux jours ou à peine, se retenant certaines fois de rapporter de la nourriture avec lui, mais quoi ? Un bout de pain choppé dans son assiette ? Est-ce que cela pouvait combler une quelconque faim ? Pas certain. Il avait une autre méthode désormais, pour ne plus y penser, inconscient. La roue tourne, mais le matériel ne change pas, son être avait un problème avec la nourriture, il le savait, il le ressentait, ce profond dégoût lorsqu'il observait de ses iris sombres les aliments qui occupaient son assiette, qu'il tenait d'une poigne qui se voulait puissante le plateau à l'aide de ses doigts et qu'il laissait le dit plateau sur la table, le poussant un peu pour lui permettre de replonger. Dans sa bulle. Son univers. Là où il avait à peine conscience des sons qui l'entouraient, des personnes bien en vie, bien en chair qui l'accompagnaient qu'il déterminait comme étant étrange. Où était-ce l'insécurité qui le faisait parler - Penser ainsi.  Il en savait rien, il n'était certain de rien, il ne pouvait même pas se fier des sensations qu'il ressentait. Elles étaient trompeuses, entre les personnes, les émotions, une colère vive, de la rage intérieure qu'il pouvait ressentir envers quiconque et de la tendresse pour une autre, il était partagé. Parce qu'il manquait toujours quelque chose. La plus importante. L'identité. Une question qui ne trouvait pas de réponse. Pas surprenant qu'il préfère la compagnie de son livre piqué dans la salle commune qu'il salissait de formes grisâtres qui cherchaient à ressembler à quelque chose. Généralement, il ne se rendait désormais plus compte de rien, il était complètement captivée par la rencontre entre la mine et la feuille plus aussi vierge. Bien loin des sons que pouvaient faire les fourchettes ou les couteaux contre les assiettes, bien loin du brouhaha, les conversations qui s'enchaînaient parce que les concernés ne voulaient pas se sentir un instant seul alors qu'ils l'étaient déjà. Peu de chance que quiconque veuille se mettre en danger pour une autre, la loi du plus fort. Chacun veut survivre et sortir de cette institue, veut partir loin de cette prison, briser les chaînes. 

Cafétéria
Les mèches de ses cheveux lui cachaient un peu les yeux, mais il ne cherchait pas à les détourner de sa vision, comme une protection tandis que ses iris ne quittaient pas la feuille où il traçait multiples traits aux grès de ses souvenirs. Tel un automate, pas vraiment présent pour ceux qui pouvaient laisser leurs regards se poser sur sa personne. Jusqu'à ce qu'il entende quelques mots, sans aucun doute adresser à lui. Le regard un peu perdu, offrant un air enfantin, il leva la tête, ses prunelles détaillant le nouveau venu. Curieux. Ne s'attendant pas à ce qu'il s'installe. Il jeta d'ailleurs un bref coup d'œil sur la chaise en face de lui, comme pour vérifier qu'elle était bien présente. Il planta ses dents dans sa lèvre inférieure tandis qu'il tirait le bout du livre contre lui, sans doute pour ne pas que l'attention de l'inconnu ne soit portée dessus. « Je n'ai pas encore eu le temps d'y imposer mon nom alors oui. » Dit-il simplement d'une voix calme tandis qu'il ferme d'un coup brusque le livre. Il ne risquait pas de prétendre qu'il ne cherchait pas à cacher les quelques fresques qu'il a faite. C'était son journal intime, plus qu'une relation sexuelle à ses yeux. Le dessin, c'était une transition de son âme, une âme qu'il n'avait plus l'impression d'avoir depuis qu'il ignorait son identité. Et pour s'occuper, il prend entre ses doigts la fourchette, abandonne le crayon et joue avec les aliments, les fait rouler, tourner aux grès de ses envies. Tandis que ses iris se lèvent pour regarder l'homme face à lui.  Couleur de cheveux qui se rapprochaient à celle des blés. Pas de sentiment de reconnaissance, peu de chance de céder à la déception. Semble un peu plus âgé que lui, le contraire de sa personne. Viper la noirceur, celui en face, la lumière. Un air beaucoup trop bienveillant sur son visage à son goût. Il ressent encore cette sensation désagréable dans son ventre alors qu'il regarde la pizza qui est à ses yeux très étrange. Où est la viande ? Qu'il se régale réellement. Il déteste les légumes. Garde des envies d'enfant. Profondément écœuré. Ce n'est pas grave. Il mangera un autre jour. Lorsqu'il se sentira plus d'humeur. Il repousse de nouveau l'assiette, qui cogne celle de son voisin. Pas important. Préfère reporter sa faim sur le verre d'eau. 

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MessageSujet: Re: ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣   Lun 17 Avr - 12:37



☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣


Il avait eu l’air très concentré sur son livre le jeune homme que j’avais interpellé. J’avais hésité, et puis…j’avais essayé. Jeune dans mon esprit parce qu’il m’avait l’air un peu plus jeune que moi-même si je ne savais pas quel âge je pouvais bien avoir ni comment je pouvais m’appeler. En fait je ne savais rien. J’étais juste plongé dans cet univers blanc, largué  comme un naufragé sur une île avec juste quelques règles de survie pour bagage. C’était maigre, c’était peu, mais il fallait avancer. Rester prostré ? Je sentais que ça, ce n’était pas moi. Mais qu’est-ce qui était moi ? Je n’avais pas le moindre indice, pas un mot sur ma peau, pas un objet qui me rappelait ce qui avait pu m’amener ici ou l’homme que j’avais pu être avant. Rien sauf ce collier à mon cou qui ne me semblait être à moi sans vraiment l’être. Une impression… rien de plus. Est-ce que seules les impressions seraient désormais mon quotidien ? Je n’avais en tout cas pas  l’impression que cet endroit était conviviale malgré la grandeur des tables. On aurait dit une cantine trop bruyante. Une sorte de colonie de vacances à grande échelle. Moi… je crois que j’aurai voulu un peu de calme, c’est sans doute pour cela que je m’étais dirigé vers lui qui était seul à une table. Seul avec lui-même, seul avec ce livre dans lequel il écrivait.

Je crois qu’au final je l’ai dérangé, je me doutais que ce serait un peu le cas et malgré tout j’avais espéré je ne sais pas qu’il me fasse un sourire, qu’il m’accueille. Je ne sais pas ce que j’avais espéré en vérité, juste, sans doute, quelque chose d’autre que le silence et son regard sur moi presque étonné. Est-ce qu’il était toujours seul en temps normal ? Est-ce que personne ne mangeait avec lui pour une raison x ou y ? Je ne savais rien, je venais d’arriver ici peu importe où était ce ici. J’étais le petit nouveau, un être incongru dans un endroit qui l’était tout autant. Un instant je me suis demandé s’il n’attendait pas quelqu’un, un ami, des peut-être. Ou peut-être qu’il voulait juste être seul, seul malgré ce huis-clos, seul malgré cet entourage permanent.

Sa réponse, pas vraiment une invitation. Pas vraiment un refus non plus mais j’hésite. J’ai comme l’impression de le gêner plus qu’autre chose. En fait je crois qu’il ne veut pas vraiment que je vienne lui tenir compagnie mais qu’il n’a pas trouvé le moyen de me refuser cette chaise vide, comme un relent de personne bien élevée. Il ferme brusquement son livre et je sursaute.  Je ne recule pas mais j’ai failli le faire. Je me sens de trop, je ne me sens pas à ma place debout avec mon plateau. J’ai l’impression que tous les regards se sont tournés vers nous, vers moi, lorsqu’il a claqué brusquement son livre pour le fermer.

Je le vois prendre sa fourchette, jouer avec sa nourriture d’un air absent sans vraiment la porter à sa bouche. Il ne semble pas vraiment la désirer. Moi non plus elle ne me faisait pas envie mais le choix nous étant pas donné, nous n’avions pas vraiment le choix si ce n’est de nous abstenir. Je soupire… mais je m’assieds quand même. Flemme de trouver une autre place, flemme de chercher encore, d’essayer. Je lâche trois simples mots de plus :

" Je suis désolé "

Désolé de t’avoir dérangé, d’avoir empiété sur ton espace et ton silence, de m’être installé. C’est mon premier jour ici et j’ai comme l’impression que mon séjour va être long. Je ne sais pas qui a inventé ce jeu mais déjà il m’irrite. Il faut que je passe les niveaux, il faut que j’avance, que je retrouve qui je suis et que je m’en aille. Je me demande si nous sommes observés, étudiés comme des rats de laboratoire. Nos interactions, nos joies et nos peines, notre évolution aussi… quelqu’un paye-t-il pour voir ça ? Ai-je accepté de venir ici en connaissance de causes ? M’y a-t-on obligé ? Est-ce que je suis sensé devenir quelqu’un d’autre ici ou retrouver celui que j’étais ? Tellement de questions et aucune réponse. Je ne sais même pas si je suis le seul à être autant dans le flou. Lui… c’est le premier que je rencontre, le premier à qui je tente de parler et… je n’ai pas l’impression qu’il en a envie, de me parler. Je baisse le regard sur mon assiette et je commence à manger. C’est pas mauvais, mais c’est pas trop le paradis. Je crois que ça manque de quelque chose, trop de vert j’imagine et pas assez de rouge. Son assiette qui frappe la mienne dans un tintement me fait relever la tête. Un signe, peut-être ?


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MessageSujet: Re: ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣   Ven 28 Avr - 19:03



Ses doigts entourent le verre qu'il porte jusqu'à ses lèvres. Se rabat encore une fois sur le liquide, plutôt que sur quelque chose de réellement nutritif. Pas surprenant, dans cet endroit. Ce n'est pas le paradis, en ce qui concerne les différents repas. Ses lèvres sur le bord du verre, il fronce les sourcils. Tandis que ses prunelles se posent sur l'homme qui est juste en face de lui. L'inconnu qui s'est installé. - par manque de choix ? Certainement. Et il l'observe. Il reste silencieux, alors que le verre reste toujours contre sa bouche, qu'il ne le quitte pas des yeux, qu'il semble vouloir le mettre mal à l'aise. C'était pas vraiment ce qu'il désirait. Il le trouve juste étrange. Tant d'amabilité. Lorsqu'il fait face à de la gentillesse, il ne sait pas vraiment comment réagir, parce qu'il sait qu'il ne le rendra pas. Qu'il soit question de la politesse, ou juste d'une façon qui va le convenir. Mettant de côté le bien être de l'autre. Il est ainsi, égoïste dans l'âme. Éternel gamin. Qui ne veut pas grandir, qui préfère rester gosse, pour ne pas penser aux conséquences, pour ne pas perdre son côtés enfantin, qui lui permet de rêver, tant qu'il le peut. Et il le pourra, quitte à atteindre la soixantaine passée. Finalement, il posa le verre sur la surface plate sans même prendre la parole. Ses prunelles sombres toujours figé sur ce type aux cheveux blonds installés. « Tu t'excuses parce que la place est libre... » Ce n'est même pas une question. Plus une constatation, n'arrivant pas vraiment à déterminer la réalité de la situation. « … Si je ne supportais pas ta présence, je t'aurais dis dès le début. » Dit-il finalement dans un petit sourire au coin. Ne manque pas de montrer qu'il peut parfois être un parfait connard. Il adore cela. Peut-être un peu trop. Lorsqu'il en a l'occasion. La perche tendue, il l'attrape et en profite avec un plaisir sans fin. À ses yeux, s’excuser est un signe de faiblesse. Où est-ce parce qu'il ne supporte pas les êtres un peu trop gentil ? Qu'il a tendance à penser être hypocrite ? Un jugement trop dur ? Possible. La tendresse, pas pour lui. Surtout dans les mots.

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Ils restent dans la tête. Pas comme les coups. Dont les marques disparaissent. Heureusement. Il se souvient encore de la marque désagréable. Qu'il a traîné durant quelques jours. Parce qu'il a fait face à un sauvage. Encore à déterminer. Encore à attraper. Encore à torturer. Contre qui se venger. Il étire ses jambes sous la table tandis qu'il presse son dos contre le dossier de la chaise et se permet de caresser du bout des doigts ce verre qu'il a abandonné. Plongée dans une nouvelle réflexion. « A moins que j'ai la gueule d'un parfait samaritain et que je ne suis pas au courant. » Il enchaîne les paroles tandis que son sourire ne faiblit pas. Qu'il fixe le visage de l'autre. Si gentil, si adorable, si charmant. Trop à son goût. « La gentillesse ne te servira à rien ici... sauf à te faire écraser. » Il claque la vérité. Comme une sentence à laquelle il ne pourra échapper. Parce qu'il n'a pas le choix. Parce qu'il est une simple proie. Dans une fosse au lion et que n'importe qui pourrait se faire un plaisir de se servir de sa personne. Est-ce qu'il est en train de l'aider ? Ou est-ce qu'il lui fait peur pour le rendre paranoïaque ? Qu'il ait cette sensation d'être constamment surveillé. Et comme s'il savourait désormais les paroles dites. La magie qui opérait. Il reprit le verre et le porta à ses lèvres. Buvant les quelques gorgés tout en fermant ses paupières. Profitant de ce petit plaisir. De se remplir le ventre. Tant que ce n'était pas à l'aide des légumes dont il avait horreur. 

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MessageSujet: Re: ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣   Dim 4 Juin - 18:30



☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣


J'ai voulu briser la glace, essayer de je ne sais pas, parler un peu. Je n'ai peut-être pas fait la meilleure entrée en matière, mais j'avoue que je suis un peu perdu ici. Je viens d'arriver, il est ma première rencontre et... il n'est pas très loquace. Ou plutôt si mais la phrase qu'il me dit est d'une implacable logique dont la froideur n'est démentie que par le sourire qu'il arbore au coin de ses lèvres. Cela dit ce sourire ne me semble pas vraiment chaleureux... J'ai plus l'impression qu'il est moqueur, mais peut-être que je me trompe. Cet endroit me rend probablement parano, à moins que je ne le sois d'avant. Allez savoir.

Je soupire, sa phrase suivante est insolente et bien moins douce que la précédente. J'ai l'impression qu'il veut que je réagisse, que je me fâche peut-être ou que je parte, je ne sais pas trop. Pourtant il m'avait l'air sympa quand je l'ai vu. Je ne comprends pas. Est-ce si dur d'être ici ? L'enfermement ? Autre chose ? Après tout je ne sais pas depuis combien de temps il erre ente ces murs. Peut-être que je deviendrais comme lui à force de déambuler dans ses couloirs blancs sans rien faire au fil des jours.

" Je ne crois pas que la méchanceté gratuite ne me fasse plus avancer mais merci du conseil. Ça fait longtemps que tu es ici ?"

Autant essayer de lui parler un peu pour voir si c'est juste mon attitude première qui lui a tapé sur les nerfs, s'il a juste eu une mauvaise nuit ou s'il y a autre chose. Si vraiment je n’aboutis à rien, je laisserai tomber. Il y a d'autres gens ici et je ne compte pas continuer à m'imposer à quelqu'un qui ne désire pas plus ma présence que celle d'une punaise sous sa chaussure.

En attendant je mâchonne un peu ce plat qui n'a guère de goût. Je sais qu'il faut que je mange mais j'avoue que je n'ai pas très faim... ou alors c'est juste que ce plat ne me donne nulle envie.

Je tente de boire un peu pour chasser le goût mais cela n'est pas très efficace alors je finis par juste arrêter et juste boire encore un peu dans l'espoir de me remplir au moins avec quelque chose.

" C'est toujours aussi peu engageant la nourriture ici ? "

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MessageSujet: Re: ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣   Mar 12 Sep - 18:54



La toute première fois. Qu'il avait foulé le sol de cet endroit. Qu'il avait laissé ses iris se balader sur les murs. À la recherche d'information. D'un détail qui pourrait lui sauter aux yeux. Qui pourrait lui permettre de se renseigner. Sur tant de points. Qu'il soit question de son passé. De l'endroit où il se trouvait. Tant de questions qui étaient restés sans réponse pendant plusieurs jours, semaines. La plupart d'entre elles n'avaient pas de réponse. Toujours pas. Malgré le temps qui s'était écoulé. Si bien que s'en était frustrant. De ne pas avoir la possibilité de faire ce qu'il désirait. Dès qu'il en avait le malheur, des conséquences lui tombaient dessus. Il avait encore en mémoire l'instant où il s'était retrouvé en prison. Pour un détail qui était à ses yeux loin d'être problématique. Sa liberté en prenait un coup. Ce besoin de se rebeller devenait de plus en plus fort. Mais il le retenait. Par peur. Inquiétude d'en payer le prix. Pourtant, il se connaissait, au bout d'un moment, il en aurait réellement assez. Plus qu'à voir comment il allait s'en sortir à cet instant. Peut-être que cet endroit serait déjà détruit, qu'ils seraient enfin libérés. Qu'il pourrait respirer l'air extérieur. Et entendre le bruit que faisait le vent contre les feuilles des arbres ou encore le chant des oiseaux. Des petits détails. Mais qui était important lorsqu'ils étaient étudiés par un regard scrutateur. Des prunelles qui aimaient retranscrire tout sur papier. Espoir vain. Il s'était perdu dans ses pensées, dans ce qu'il désirait un jour se réaliser. Avant de lever les yeux de son assiette, sa fourchette continuant à jouer avec la nourriture. Incapable de prendre une bouchée sans avoir le désir de détourner le regard écœuré. Iris sombre posé sur l'homme face à lui. Bien trop poli à son goût. Un de ses sourcils se haussa face à sa réponse. Surpris ? Un peu. Qu'avait-il dit qui pouvait être considéré comme étant de la méchanceté ? N'était-ce pas la vérité ? La première erreur que l'on pouvait faire était de faire aveuglement confiance. Se fier aux apparences. 

Cafétéria
Naïveté. Ce mot lui sauta aux yeux alors qu'un fin sourire prenait place sur ses lèvres. « Combien de temps peut-ont compter les jours sans calendrier. » Ce n'était pas vraiment une question. Ni même réellement une réponse. Il aurait pu répondre par oui. Ou par non. Pourquoi se compliquer la tâche ? Parce qu'il était ainsi. Jamais dans la simplicité. Il n'aimait pas cela. Même en ignorant la majorité des éléments qui le concernait, cela était une certitude. Pourtant. Ses doigts se contractent sur la fourchette alors qu'il levait de nouveau les yeux. Une lueur un peu plus colérique s'y allumant. C'était quoi ces questions ? Se croyait-il dans un restaurant gastronomique ? Où le prenait-il pour un guide ? « T'es vraiment sérieux ? » Les traits durcis de son visage ne cachaient pas son aversion. « J'ai l'air de cacher sous ma chaise un livret pour te guider ? » 

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MessageSujet: Re: ☣ Vingt heure, l'heure du crime ☣   Sam 7 Oct - 10:09



☣️ Vingt heure, l'heure du crime ☣️


Sa remarque était pertinente. Compter les jours sans calendrier serait compliqué... à moins de noter dans un carnet avec des petites barres le temps qui passait. Si carnets et crayons il y avait ici. Je venais d'arriver, je n'avais encore vu que peu de choses... entre ma chambre, la cafétéria et l'ascenseur... Soupirer ou me lamenter ne servirait à rien, je le savais, je ne savais même pas si j'avais vraiment une raison de me lamenter pour le moment en plus. Pour lui cela devait être différent. Il avait l'air en colère contre le monde, ou contre lui-même, je ne savais pas trop. En colère et lassé... Je ne savais pas si je serai comme lui dans quelques temps, je ne savais même pas depuis combien de temps il était là, mais en tout cas il semblait aigri. Aigri par cet endroit.

" Ookay "

Purée quelle mouche l'avait piqué celui-là ? Monsieur Sympathie bonjour. Ok je lui avais posé deux questions mais bon dieu je venais d'arriver et il était le seul put*** d'humain que je rencontrais vraiment. Le premier... Super impression en tout cas. Au final ce ne serait sans doute pas cet endroit le pire, mais d'être enfermé avec tous ces gens s'ils étaient tous comme celui-là. Je sentais monter en moi une bouffée de ' je pourrai le faire taire je suis ...' mais je suis qui en fait ? Et ça... c'était vraiment flippant. Une bouffée de ' déjà vu ' et tout ce vide en moi. Finalement... j'en avais soupé. Je me levais, pris mon plateau et après un dernier regard sur le pey, je lui lâchais quand même un salut avant de partir. Il n'aurait rien mérité, mais je restais polis. C'était la politique des rois, n'est-ce pas ?


FIN.



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