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 Keep talking while nobody explode || F01-555

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Nicola De Santis
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MessageSujet: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyJeu 2 Mar - 11:58

Tu as cette impression d'avoir été d'un égoïsme démesuré. De toujours l'avoir été en fait. Tu as cette sensation d'être une personne prônant ses intérêts avant ceux des autres. Une personne qui a besoin de voir son existence graviter autour de sa personne que tu l'admettes ou non. Tu as cette tendance naturelle à tout ramener à toi. À dévier tout sujet de conversation sur quelque chose qui te concerne toi. Comme si les autres ne comptaient pas. Comme si leur sort ne t'importait pas. Tu est égoïste en ce moment de ne pas aller voir Caïn alors que tu as vu que tout ça lui pèse. Tu es sans doute égoïste d'agir comme tu le fais avec Trois. Tu ne peux toutefois pas te résoudre à être égoïste de la sorte avec la Boss. Tu ne sais pas pourquoi tu lui voues presque un culte ainsi. Elle a assurément réussie à toucher une corde sensible à un moment ou un autre de vos existences et tu n'en as pas demandé plus pour l'écouter. Rien de plus pour te résoudre à aveuglément lui obéir et t'oublier à son profit parce que c'est ce qui te semble juste. C'est ce qui semble être la chose à faire. Alors lorsque tu as entendu parler de l'accident à la cafétéria tu t'es presque maudit de ne pas avoir été avec elle à ce moment-là. Presque autant que tu te maudits de savoir plus que pertinemment que tu ne pourras pas user de tes dix doigts pour la soigner d'une quelconque façon. Même si cet endroit à cru bon d'enfin vous doter du nécessaire pour panser vos plaies. Tu n'y croyais pas réellement au début, mais lorsque tu as posé le pied sur le niveau en question... Tu n'as pas réellement eu d'autres choix que celui d'admettre que oui, votre petit univers s'est agrandit. Tu ne t'y es toutefois pas attardé. Quelque chose de bien particulier, c'est ce que tu espérais trouver là. Quelque chose sur quoi tu as réussi à presque trop victorieusement mettre la main avant de te tirer le plus vite que tu le pouvais. Quelque chose avec cet endroit te filait la nausée. Peut-être l'accomplissement de l’aseptisé qui avant sa place sur ce niveau plus que tout autre. Peut-être cette porte qu'on dit verrouillée tout au fond et de laquelle tu n'as pas même osé t'approcher.

Deux à deux tu as remonté les escaliers. Tu n'as toujours pas pu te résoudre à reposer le pied dans l'ascenseur depuis que tu y a été coincé. Sans doute as-tu peur que si la chose s'est produite une fois elle peut se réaliser de nouveau. C'est finalement au niveau neuf que tu t'es arrêté. Ça t'as toujours semblé être un signe stupide qui t'a attiré bien malgré lui. C'est le niveau qui t'a apporté le nécessaire pour comprendre partiellement qui tu es. Le niveau neuf comme cette appellation que tu sers encore à qui veut bien l'entendre. Comme si ce que tu connais partiellement de ton prénom était trop précieux. Un trésor à protéger. Peut-être que c'était simplement admettre quelque chose que tu ne voulais pas. Tu n'en savais rien et aujourd'hui tu ne voulais pas savoir. Tu n'avais pas envie de simplement fixer ton nombril dans l'espoir de voir ton univers y graviter. Aujourd'hui tu voulais t'oublier toi et ton égoïsme démesuré au profit de la Boss que tu vas retrouver dans son logement. Tu prends un peu de liberté. Tu cognes quelques coups à la porte avant de simplement entrer. Après tout si elle a vraiment un bras dans l'état que tu as entendus qu'il est peut-être qu'il vaut mieux la préserver un peu. Tu ne sais pas. Tu verras bien quand tu la trouveras. « Boss? C'est Nic... J'ai un truc pour toi. »

Tu restes debout dans le couloir après avoir refermé la porte derrière toi à attendre de voir si elle est là parce qu'au fond tu ne le sais pas. Tu as simplement présumé que ça serait sans doute le cas. Avoir un bras mal en point ne doit pas donner envie de se lancer hors de son lit le matin. « Je suis allé te chercher une attelle... Je sais pas si tu en as une, mais je me suis dit que ça serait peut-être utile. Je suis désolé de ce qui t'es arrivé... » Tu serres l'attelle entre tes doigts en l'observant. En attendant de savoir si elle est là ou si tu vas simplement lui laisser l'attelle sur son lit à défaut de savoir où la trouver. Les niveaux sont peut-être restreint, mais il n'en reste pas moins difficile de trouver les gens par moment.

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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyDim 5 Mar - 11:18

~ Keep talking while nobody explode
555 était assise sur son lit, et tentait d’écrire dans son journal de la main gauche. Ce qui s’avérait être une tâche plus compliquée que prévu. Cela faisait plusieurs jours qu’elle n’avait rien recencé, à cause de toute l’agitation au sein de la prison. Il y avait tout d’abord eu l’étrange repas à la cafétéria, ensuite elle s’était cassé le bras, puis un homme étrange avait cherché à entrer en contact avec eux, son tatouage était apparu sur la porte de son appartement, et elle s’était découvert un potentiel fils. Et c’était sans compter l’étrange relation qu’elle s’était découverte avec Luca et Nic. La première était pleine de désir, de passion, et étonnamment, de tendresse ; alors que celle avec Nic, elle avait l’impression de retrouver un frère doublé d’un meilleur ami. Oh leur rencontre dans la prison avait été riche d’émotions, et tous deux avaient fini par pleurer dans les bras de l’autre. Cependant quelque chose la tracassait toujours : Nic avait été terrifié par elle la première fois qu’il l’avait vu. Pas effrayé, pas sur ses gardes, terrifié. Et elle ne comprenait pas pourquoi. Elle ne ferait jamais de mal intentionnellement à Nic, elle le savait, elle le sentait. Il était trop précieux pour ça. Alors pourquoi ? Pourquoi cette peur ? Elle était presque effrayée de connaitre la réponse. Oh elle savait qu’elle avait fait des choses horribles avant, elle savait qu’elle était un monstre. Mais elle aimait à penser qu’elle ne l’avait pas été envers ses proches …

555 releva la tête en entendant frapper à sa porte, avant qu’elle ne soit ouverte. « Boss? C'est Nic... J'ai un truc pour toi. » Quand on parle du loup … Elle posa son cahier, et se leva pour sortir de sa chambre. « Bonjour, Nic. » le salua-t-elle en souriant franchement. Nic avait l’air … inquiet. Oui c’était le mot, il était inquiet. Inquiet pour elle ? 555 sentit une douce chaleur la parcourir à cette idée, et fut pris d’un élan de gratitude pour son ami. « Tu as dit que tu avais quelque chose pour moi ? » Il hocha la tête. « Je suis allé te chercher une attelle... Je sais pas si tu en as une, mais je me suis dit que ça serait peut-être utile. Je suis désolé de ce qui t'es arrivé... » 555 sentit son sourire s’élargir. « Non je n’en n’ai pas. Merci d’y avoir pensé. » Elle lui fit signe de la suivre, et ensemble, ils allèrent s’assoir sur le canapé de l’appartement. Le même canapé où ils avaient fini par s’endormir l’un contre l’autre, vidé après une conversation pleine d’émotions. Espérons que leur nouvelle rencontre ne se finisse pas de la même manière …

555 défit le nœud du vêtement qui maintenait son bras en écharpe, et le présenta à Nic. « Tu veux bien me le mettre, s’il te plaît ? Je ne pense pas que j’y arriverai toute seule. » Être incapable de faire quelque chose seule, l’agaçait au plus haut point. Elle avait l’impression d’être faible, et elle détestait la faiblesse. Mais elle savait que Nic ne la verrait jamais comme faible. Pas plus qu’elle puisse imaginer qu’il puisse l’être un jour. Même lorsqu’il ne pouvait pas s’arrêter de pleurer et était trop fatiguer pour tenir debout. Il était fort, et elle tuerait celui qui oserait penser le contraire. Il lui prit la main doucement, et même s’il avait employé toute la délicatesse du monde, elle aurait quand même eu un sursaut de douleur. « Comment t’as sus pour mon bras d’ailleurs ? » Elle n’en avait parlé ni à Nic, ni à Luca ; alors même s’ils communiquaient entre eux, ils n’auraient pas pu se le dire. Peut-être que quelqu’un avait vu son bras et la rumeur c’était propagé ? Les prisonniers étaient de véritables commères des fois … Il n’y avait qu’à lire le cahier à potins dans la Salle Commune pour s’en rendre compte. « Tu l’as trouvé où d’ailleurs ? Je pensais qu’on n’avait pas d’infirmerie ? » Avec tous ce qui s’était passé, elle n’avait pas trouvé le temps d’explorer de nouveau leur prison, et ne savait pas s’il y avait eu des changements ou non. « Ça va mieux depuis la dernière fois toi ? » Bien qu’elle ne l’eût pas montré dû à leur présence en public et à celle de 003, 555 s’était inquiété pour Nic. Sa confrontation avec l’homme aux yeux bleus l’avait chamboulé. Elle ne connaissait toujours pas la nature exacte de leur relation d’ailleurs …
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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyMar 7 Mar - 9:15

« Non je n’en n’ai pas. Merci d’y avoir pensé. » Tu lui rends son sourire en tenant fermement l'attelle entre tes doigts. Tu la suis dans l'aire commune pour prendre place près d'elle sur le canapé. Canapé qui t'a vu verser tes premières larmes dans cet endroit et tu n'en es pas réellement fier il faut l'avouer. Pas fier de cette faiblesse démesurée qui t'a secouée les tripes sans que tu arrives à contrôler quoi que ce soit. Pas avant de juste te laisser aller pour tout expier à en brûler chaque parcelle d'énergie en ton corps. Simplement pour mieux t'endormir contre elle parce que si la première impression qu'elle t'a donné a été une peur peu contrôlable, ce ne fut pas la dernière. Ce n'est pas le sentiment qui te comble en ce moment. Tu ne sais pas ce qui a occasionné ça. Tu ne sais pas non plus si tu veux réellement le savoir. Tu sais juste que si le spectre de cette trouille bleu n'est pas très loin ça ne t'empêche pas de te sentir juste bien avec elle. Partiellement en paix avec toi-même parce que tu ne te sens pas forcé de revêtir un quelconque masque en sa présence. Tu peux juste être toi même avec tes énormes défaut et ton sourire désolé de la voir dans cet état. Tu l'observes retirer son attelle de fortune en fronçant les sourcils. « Tu veux bien me le mettre, s’il te plaît ? Je ne pense pas que j’y arriverai toute seule. » Tu lui fais signe que oui de la tête. « Bien sûr Boss. » Doucement, tu prends sa main et entreprend de lui installé l'attelle que tu es allé chercher. Tu œuvres de délicatesse pour essayer de ne pas lui faire mal même si tu te doutes bien que peut importe la douceur de tes gestes ce sera la cas. « Comment t’as sus pour mon bras d’ailleurs ? » Tu n'en demeures pas moins attentif à ses réactions en lui installant le tout. « Les mots se passent rapidement Boss. Surtout quand il arrive un truc aussi peu normal que ça. Les bugs sont le divertissement de l'endroit. Forcément les gens en parlent. »

Tu termines de placer l'attelle avant de te caler dans le canapé. En sachant pertinemment que les bugs ne sont pas la seule chose dont les gens ici se plaisent à parler. Il suffit de jeter un coup d'oeil dans ce livre de la salle commune où les gens écrivent tout et n'importe quoi. Ce livre qui parle un peu trop de toi... « Tu l’as trouvé où d’ailleurs ? Je pensais qu’on n’avait pas d’infirmerie ? » Visiblement elle ne sait pas pour le nouveau niveau. Cet endroit qui porte mieux que tout autre niveau l'odeur si aseptisée qui trône au sein de cet endroit. « Il y a un nouveau niveau qui s'est ouvert. Il faut croire qu'on est pas aussi limités qu'on le croyait. C'est pas le top, mais il y a quelques trucs pour soigner. Des pansements et des trucs comme ça. Des attelles aussi visiblement. » Tu ne lui parles pas de la porte verrouillée tout au fond. Ça ne sert à rien de l'inquiéter alors qu'elle devrait se reposer pour soigner son bras. Si la chose est soignable. Tu l'espères du moins. Elle ne peut tout de même pas passer le reste de ses jours ici dans cet état. Si seulement il y avait un fichu médecin dans cet endroit ou au moins quelqu'un qui s'y connait un minimum. Ça ne serait assurément pas de refus dans la situation actuellement. Parce que malgré toute ta bonne volonté, tu n'es pas des plus utiles. Même si tu lui as apporté une attelle digne de ce nom tu n'es pas en mesure de la soigner. Pas en mesure de lui exprimer comment de temps sera nécessaire pour que tout puisse se replacer même si tu le voudrais.

« Ça va mieux depuis la dernière fois toi ? » Tu inspires. La dernière fois... La dernière fois où tu l'as croisé à la cafétéria. Ce moment où tu as parlé avec Caïn pour la dernière fois. Cette soirée depuis laquelle c'est à peine si tu as réussi à manger. Depuis laquelle tu ne dors presque plus. Ton rythme de vie complètement décalé de la réalité. Tu t'effondres simplement lorsque tu n'en peux plus sans te soucier l'heure qu'il est. Juste parce qu'il te hante. Jour et nuit il te hante même si tu n'as pas encore réussi à aller le voir. Aller lui parler pour faire le point avec lui sur ce qu'il en est. Même si Trois avant sans doute raison lorsque vous vous êtes parlé le lendemain. Ça ne sert à rien de se prendre la tête sans savoir. De se prendre la tête pour une présumée impression sans fondement. Pourtant... Tu ne fais que ça te prendre la tête. Penser à lui. « Ça va Boss t'en fait pas. » Chose que tu n'arrives pas à te résoudre à lui exprimer. « Je m'excuse surtout d'être parti sur un coup de tête comme ça et t'avoir laissé seule. J'avais besoin d'un peu de temps pour moi... mais maintenant ça va. » Parce que tu as senti dans le ton de sa voix que si elle le pouvait elle l'aurait sans doute frappé plus d'une fois. Tu as senti cette chose qui te dit que si tu lui exprimes le fond de ta pensée... Tu ne veux pas même imaginer comment elle pourrait réagir si tu lui dis que cet homme tu crois l'avoir aimé... tu crois toujours l'aimer...

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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyDim 12 Mar - 17:45

~ Keep talking while nobody explode
Elle était détendue, calme. Autant qu’il est possible quand on se retrouve enfermé dans une prison blanche, sans ne savoir pourquoi ni comment, tout du moins. Tout en regardant Nic s’occuper d’elle le plus doucement possible, un léger sourire arborait son visage. Les sourcils froncés, le nez légèrement retroussé, il avait l’air tellement concentré à essayer de ne pas lui faire mal. C’était adorable et touchant à la fois. Même si on est le plus délicat possible, que ce soit avec un bras cassé ou bien avec le cœur de quelqu’un, on finit toujours par blesser. C’est la vie, on n’y peut rien. Et sans aucun doute, c’étaient-ils déjà blessés mutuellement, tout comme il était évident qu’ils allaient se blesser dans le futur de la même manière. Mais à le voir faire tout son possible pour lui épargner le moindre mal ? Elle comprenait pourquoi il lui était aussi cher, et pourquoi elle lui faisait confiance. 555 savait qu’elle était forte, tant physiquement que mentalement. Elle n’avait pas peur de la douleur. Mais avoir quelqu’un près d’elle qui savait ça et la traitait avec délicatesse, juste parce qu’il ne voulait pas lui faire mal, c’était … indescriptible. Elle recommença à lui parler pour éviter qu’elle ne le prenne dans ses bras : ils avaient une relation amicale mais ils ne connaissaient pas encore les limites ce cette relation. Alors autant ne pas tenter le diable. Elle lui demanda comment il avait su pour son bras. Une question simple et sans sous-entendus. « Les mots se passent rapidement Boss. Surtout quand il arrive un truc aussi peu normal que ça. Les bugs sont le divertissement de l'endroit. Forcément les gens en parlent. » Elle eut un reniflement peu délicat à sa réponse. Quelle jolie façon de dire que les gens ici étaient pire que des grand-mères lors d’une réunion Tupperware. « J’avais remarqué que les gens avaient la langue bien pendue ici, oui. C’est fou ce que quelqu’un peut parler quand il pense que l’on est intéressé par ce qu’il dit … » Et digresser également : encore à ce jour, elle n’avait pas compris comment une question sur les plantes de l’Espace Vert avait pu mener à une discussion sur la vie sexuelle des pandas roux. Un mystère pur et simple.

Une fois son attelle mise, elle regarde Nic s’installer plus confortablement à ses côtés dans le canapé avant de parler à nouveau. Elle se renseigne sur la provenance de ladite attelle, car d’après ce qu’elle savait, il n’y avait pas d’espace médical dans leur prison. « Il y a un nouveau niveau qui s'est ouvert. Il faut croire qu'on est pas aussi limités qu'on le croyait. C'est pas le top, mais il y a quelques trucs pour soigner. Des pansements et des trucs comme ça. Des attelles aussi visiblement. » Elle se mort la lèvre inférieure et fronce légèrement les sourcils. C’est une nouvelle intéressante et perturbante. Une infirmerie était toujours la bienvenue, ce ne serait certainement pas elle qui s’en plaindrai. Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi ne pas l’ouvrir dès le début ? Qu’est-ce qui avait changé ? Et l’ouverture d’un nouveau niveau était également inquiétant : cela prouvait que leur univers immaculé pouvait changer à tout moment, que leur prison était bien plus grande qu’ils ne l’avaient supposé au début. Et que par conséquent, il leur serait plus difficile d’en sortir. « Il ne nous manque plus qu’un médecin donc. » Elle sourit légèrement vers Nic. « J’irai certainement y faire un tour pour voir tout ça, merci. »

Le voir détendu, bien que toujours légèrement inquiet, près d’elle, n’avait pas suffi à lui faire oublier l’état dans lequel il était partit leur de leur dernière rencontre. 555 le voit soupirer lorsqu’elle lui posa la question. « Ça va Boss t'en fait pas. » Si justement, elle s’en faisait. Elle s’en faisait beaucoup même. L’idée que quelqu’un ait pu bouleverser Nic à ce point lui était intolérable. Et ce quelqu’un devait payer. « Je m'excuse surtout d'être parti sur un coup de tête comme ça et t'avoir laissé seule. J'avais besoin d'un peu de temps pour moi... mais maintenant ça va. » Elle agita sa main, lui signifiant que ce n’était rien. «T’en fait pas pour moi. Je comptais aller me coucher de toute façon. » Un sourire amusé apparu sur son visage. « Et puis j’aurais été une amie bien cruelle si j’avais choisie de m’incruster entre 003 et toi, non ? » Elle trouvait ça hilarant. D’abord Luca, puis ensuite 003 ? On pouvait dire qu’ils avaient les mêmes gouts en matière d’homme lui et elle. 555 le regarde un instant, et son sourire disparait avant qu’elle ne prenne un air plus sérieux. Il avait toujours l’air soucieux. Comme si il pensait à quelque chose de gênant et de désagréable. « Nic. » Elle l’interpelle. « Il y a quelque chose dont tu veux me parler ? »
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Nicola De Santis
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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyMar 14 Mar - 22:36

« Et puis j’aurais été une amie bien cruelle si j’avais choisie de m’incruster entre 003 et toi, non ? » Trois... Tu esquisses un faible sourire. Cette situation te tue. Tout de cette situation te rend complètement fou. D'un côté tu as Trois. Gentil, à l'écoute. Il te donne l'impression d'être simplement là pour toi quand tu en as besoin. De toujours trouver les mots pour que tu arrêtes de te tracasser. Il est capable de te faire profiter de sa simple présence comme d'un moment plus intime sans même en faire de cas. Il est rafraîchissant. Surtout sans doute bien trop important pour toi. À titre d'ami. À titre de confident. Tu sais qu'il t'a promis que tu ne perdrais pas tout ça même si ton pressentiment s'avère véridique et pourtant... Pourtant de l'autre côté tu as Caïn. Caïn qui t'a fait rager plus que quiconque. Qui t'as fait bouillir de l'intérieur de frustration et de ce petit quelque chose en plus. Ce petit quelque chose face auquel tu te fais violence pour ne pas simplement craquer. Parce que tu ne sais pas si tu le veux. Même s'il le faut. Même si tu dois mettre ce bordel au clair avant que ton corps te lâche sous la fatigue et le manque de bouffe. Caïn que tu as systématiquement fuis le temps de te faire une tête sur la question qui te tracasse. Est-ce que lui et tout c'était bien plus que de vous hurler à la tête? Est-ce qu'il y avait ce petit quelque chose qui a fendu ton cœur et t'a fait frémir d'envie peut-être plus que de dégoût lorsqu'il t'a relâché? Au centre de tout ça, tu as la Boss. La Boss qui t'observait un sourire amusé sur les lèvres en mentionnant Trois parce qu'elle n'est pas stupide. Elle a bien compris. Il suffisait de voir ton comportement avec lui. De voir comme il t'a rejoint après que tu sois parti. La Boss qui est coincé au centre de ton apocalypse. Entre Trois qu'elle semble connaître et Caïn qu'elle semble vouloir tuer à vue. Tu ne pourrais pas même dire si c'est parce qu'elle le connait elle aussi. Si c'est parce qu'elle a ressenti quelque chose en le voyant, mais tu ne te sens pas de le demander. Et si tu avais vraiment merdé?

Puis tu entends le ton de sa voix qui se fait sérieux. « Nic. » Et tu sais que malgré toute ta bonne volonté tout de toi te trahira à un moment ou un autre. Tu sais que tes doigts se portant à ton index pour y faire tourner cette chose invisible qui n'y est plus accroché trahissent ta nervosité. Tout comme la première fois que tu lui as parlé. C'est plus fort que toi. Cette manie dès que quelque chose te tracasse. Et là, beaucoup de choses te tracassent. Trop de choses. « Il y a quelque chose dont tu veux me parler ? » Tu lèves les yeux dans sa direction. Ce sera bien pire si tu ne le fais pas. Tu cherches tes mots. Tu cherches quoi dire. De quoi parler. Tu décides finalement de débuter par une réponse à sa phrase. Parler de Trois. « 003 et moi on est juste des amis Boss. De bon amis... avec un peu de bonus, je veux bien l'admettre. C'est tout de même rien de plus que ça. » Tu souris en te mordant la lèvre. « Puis il m'a juste raccompagné. C'est pas systématique qu'on... enfin tu vois. Donc tu te serais pas vraiment incrustée non. J'avais vraiment juste besoin de temps pour... me calmer. » Tu sais que tu ne pourras pas te contenter de ça. Surtout pas en spécifiant que tu devais te calmer. Tu sais que ça doit impliquer une explication sur le pourquoi. Même si ce n'est pas un détail ne profondeur de la chose. Tout comme tu as jugé préférable de rester très évasif sur les soirées que tu passes avec Trois. Boss peut-être, mais tu dois bien avoir droit à un minimum d'intimité non? Enfin, tout comme tu ne veux pas avoir de détails sur cet aspect de sa vie. Ça serait bien trop étrange pour toi tout ça.

« Je sais plus si je te l'avais dit... J'ai été coincé dans l'ascenseur une journée. Un bris quelconque. » Tu déglutis avant de continuer. « J'y étais avec ce mec dans la cafétéria. Celui à la tête de qui j'ai hurlé. J'étais juste... pas à l'aise de le voir. Ça me rappelait l'ascenseur. » Ça te rappelait surtout ce flot de sentiments contradictoires qui s'étaient épris de ta personne dans le dit ascenseur. Face à cet inconnu qui y était avec toi. Cette chanson que tu n'arrivais à terminer ou te sortir de la tête qu'il semblait connaître. « J'aurais pas dû aller le voir. Il a dû se sentir agressé et c'est normal. C'est mon erreur. Ça arrivera plus... »

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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyMar 28 Mar - 14:53

~ Keep talking while nobody explode
Le regard sérieux, elle le regard sans broncher alors qu’elle lui demande d’expliquer la raison de son trouble. Elle l’écoute décrire la relation qu’il entretient avec 003. Il confirme ce qu’elle savait déjà, mais c’est bien de savoir qu’on a raison. Elle sourit presque devant la justification gênée de la présence de 003 dans son appartement. Nic était juste adorable des fois. Et il n’avait même pas à essayer de l’être. Mais elle ne sourit pas. Sans qu’elle ne sache pourquoi, cette situation lui donnait une impression … de déjà-vu. Un écho de conversation dont elle sentait encore les relents de colère et de trahison. Ça lui donnait envie de frapper quelqu’un. Mais pas Nic, jamais Nic. Non plutôt l’un des deux hommes au yeux bleus qu’elle voyait en fermant les yeux. Le premier ressemblait étrangement à celui qu’elle avait croisée à la cafétéria, et dont la seule vue, lui donnait envie d’arracher ces yeux trop bleus à main nue. Et le deuxième … Il n’était arrivé que récemment dans ses rêves, mais dieu, elle ne pensait pas qu’elle pouvait éprouver autant animosité envers quelqu’un. Haine, colère, rivalité, froideur, agressivité, ainsi qu’une multitude de sentiments acide. C’était la première fois qu’elle éprouvait des sentiments aussi forts pour un souvenir. Et bien entendu, ils n’étaient pas positifs. Elle ne savait pas qui il était, mais dieu qu’elle le haïssait. Plus que l’homme qu’elle avait vu avec Nic, plus que son actuelle situation, et probablement plus que les responsables de son amnésie. Les liens positifs n’étaient pas faits pour elle visiblement.

« De te calmer ? … » Sa voix est neutre et bien trop calme, ne laissant passer aucune émotion. On ne savait pas ce qu’elle pensait, mais la vérité était qu’elle-même ne le savait pas. Elle n’aimait pas le terme qu’il venait d’employer. Elle ne l’aimait pas du tout. L’idée que Nic, qui lui semblait pouvoir supporter vents et marrées, ait pu être chamboulé au point qu’il avait dû quitter la salle pour se calmer, faisait naitre une sourde colère en elle. 555 sert les poings en attendant qu’il finisse de s’expliquer. Elle s’était très vite rendu compte d’une chose : elle ne supportait pas qu’on touche à ce qui lui appartenait. Pas plus qu’elle ne supportait qu’on abime ce qui lui appartient. Et Nic était définitivement à elle, c’était aussi évident que l’air qu’elle respirait, que le sang dans ses veines. Et on l’avait choqué au point qu’il avait dû battre en retraite. Ses dents grincent dans sa mâchoire. « Je sais plus si je te l'avais dit... J'ai été coincé dans l'ascenseur une journée. Un bris quelconque. » Non. Il ne lui en avait pas parlé. Elle se serait souvenue d’un truc pareil. 555 le voit déglutir, clairement mal à l’aise, avant de continuer. « J'y étais avec ce mec dans la cafétéria. Celui à la tête de qui j'ai hurlé. J'étais juste... pas à l'aise de le voir. Ça me rappelait l'ascenseur. » Compréhensible, mais ça ne pouvait pas être tout. On n’entre pas en conflit avec quelqu’un juste parce qu’elle s’est retrouvé coincé avec nous dans un endroit. A moins… a moins que ne se soit passé quelque chose dans cet ascenseur. Aussitôt, les pires scénarios lui viennent en tête, et elle doit se retenir presque physiquement pour ne pas aller traquer l’homme de la cafétéria et le castrer. Elle expire fortement par le nez, se forçant à se calmer. Ce n’était pas arrivé : Nic ne présentait pas les signes de ce genre … d’attaque. Il n’avait rien, rien qu’elle ne puisse voir en tout cas. Pas de blues, pas de coupures, il ne boitait pas ni se tenait le bras. Une attaque mentale alors ? L’homme au yeux bleu lui aurait dit quelque chose ? Quelque chose qui l’avait choqué et entrainé ce comportement à son égard ? Elle ne savait pas ce que c’était. Pour l’instant. Elle finirait par trouver. 555 avait l’impression qu’elle finissait toujours par trouver.

« J'aurais pas dû aller le voir. Il a dû se sentir agressé et c'est normal. C'est mon erreur. Ça arrivera plus... » Elle le regarde un instant avant d’hocher sèchement la tête. « Bien. » Sec et coupant, le mot sort de sa bouche comme un ordre mêlé à un constat. « Je détesterais te revoir dans l’état où tu étais à la cafétéria … » Elle n’avait pas besoins d’exprimer tout haut la menace pour que sa présence se fisse sentir. 555 finit par se détendre dans son canapé et se frotta les yeux de sa main valide, sentant le mal de tête arriver. « De nouveaux souvenirs depuis la dernière fois qu’on s’est vu ? »
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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyJeu 30 Mar - 11:55

« Bien. » Tu déglutis en baissant les yeux pour fixer ton doigt que tu t'efforces de lâcher même si ça te démange de continuer. Si seulement tu pouvais savoir d'où te vient cette vilaine habitude qui trahi bien trop facilement toute trace de nervosité. Visiblement ce n'est pas si facile. Visiblement rien ne sera si facile. Surtout pas au vu de la situation actuelle. Tu viens de lui dire que ça ne se reproduira plus. « Je détesterais te revoir dans l’état où tu étais à la cafétéria … » Elle vient de te faire comprendre plus qu'explicitement qu'elle espère bien que ce sera le cas. Chose dont tu te doutais déjà. Il suffisait de se rappeler le ton de sa voix lors du dit échange avec Caïn pour comprendre la chose sur le coup. Le problème... c'est que tu sais que ce sera le cas. Plus les jours passent et plus tu sais que cette rencontre sera inévitable parce que tu dois savoir. Tu as besoin de savoir ce qu'il en est de vous deux parce que tu ne supportes tout simplement plus de vivre dans l'ignorance. De vivre sur des suppositions et des impressions. Comment le dire à la Boss sans lui donner l'impression que tu la trahis? Sans lui donner l'impression que tu dis une chose puis une autre comme si mentir était une seconde nature chez toi? Parce que ça te rend inconfortable de le faire. Loin d'être à l'aise à l'idée de lui mentir ou de ne rien lui dire. Tu ne sais tout simplement pas quoi faire. Où se situe la limite encore trop flou de ta dévotion face à elle même si tu la sens sans réelles limites. Tu te sens prêt à te dévouer corps et âme pour elle et sa sécurité, mais Caïn... Il y a quelque chose qui te fait douter. Quelque chose qui te rendrait malade tant tu sens tes tripes se serrer. « De nouveaux souvenirs depuis la dernière fois qu’on s’est vu ? » Quoi répondre à ça? Tout? Rien? La triste vérité? Tu ne veux pas imaginer l'étendue du merdier de ton existence si à l'instant tu ne fais qu'effleurer la pointe de l'iceberg. Si tu n'accuses le choc qu'une infime partie de tu ne sais combien d'années de vie et déjà tu sens que c'est un beau bordel.

« Le tatouage dont je t'ai parlé le premier jour... le renard... je crois que je sais... » C'est ce qui t'a semblé le plus approprié. Le plus empli de sens au vu de la situation même si ça t'attriste presque de le dire. D'exprimer pourquoi tu as décidé de marquer ta chaire de ce que tu crois être la définition même de ta vie. À défaut d'avoir autre chose sur quoi te baser. « Je suis pas certain... Ça m'est juste venu comme ça, mais... Je crois que c'est une représentation de la capacité à faire autant de bonnes choses... que de mauvaises. Selon une culture quelconque j'imagine. La preuve que... Je sais pas faire que de bons choix dans ma vie... » Tu expires profondément toujours sans oser la regarder. Sans oser voir la pointe de jugement que tu as peur de voir se dessiner dans son regard. « Et hum... il y a autre chose que tu devrais savoir... » Tu te lèves en soupirant. Tournant en rond dans la pièce en te demandant si tu fais réellement la bonne chose en crachant le morceaux comme ça, mais à qui d'autre le dire? À qui d'autre parler de ce qui te fend le cœur et l'esprit? Toi qui te sens déjà bien trop mal d'avoir fait part de la chose à Trois avec ce que vous partagez. Même si ses mots se sont fait réconfortants, comme toujours.

« Est-ce que le prénom Caïn évoque quelque chose chez toi? Parce que... » Tu n'arrêtes pas de marcher. De tourner en rond comme une petite bête effrayée qui a peur de se faire coincer dans un piège si elle arrête de bouger. « Parce que c'est le prénom de l'homme de la cafétéria et... c'est moi qui le lui ai dit... dans l'ascenseur... » Tu as craché le morceau en déglutissant. En hésitant sur chaque mot que tu as prononcé parce que tu n'es assurément pas certain de faire la bonne chose en ce moment. Une part de toi te hurle pourtant qu'il vaut mieux ne pas omettre de détails. Pas à elle. Qu'il vaut mieux que toute chose te concernant lui soit évoqué de ta bouche plutôt que de celle d'un autre. Que peut-être ça passera mieux comme ça. Qu'au moins tu auras la conscience partiellement tranquille en sachant que tu as parlé plutôt que tout caché. Ta conscience scindée tout comme ton esprit dans ce combat que tu ne sais pas comment gagner. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tout n'est que confusion et tu t'y perds dans le lot. « Je crois que... qu'on était... »

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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyJeu 6 Avr - 14:29

~ Keep talking while nobody explode
Elle avait mal à la tête. Ou plutôt, elle avait l’impression qu’on lui fendait le cerveau au fur et à mesure que Nic parlait. Elle subissait cette impression de déjà-vu que lui donnait cette conversation ainsi que les sentiments contradictoires qui allaient avec sans pouvoir y faire quelque chose. Plus Nic parlait de cet homme, l’homme de la cafétéria, l’homme aux yeux trop bleus, et plus le sentiment de trahison et de colère venait la ronger de l’intérieur. Pourtant il n’y avait aucune raison à ce qu’elle ressente ça. Nic n’avait rien fait … n’est-ce pas ? Il était toujours là, il lui était toujours fidèle. Alors pourquoi avait-elle ressenti un tel sentiment de trahison en le revoyant ? Il lui dit qu’il ne le reverra plus et c’est bien, c’est parfait même. Avec Nic loin de l’homme qui lui donnait de violentes pulsions meurtrières, elle n’aurait plus à subir cette envie de vomir à sa seule évocation, ni cette boule dans le creux de sa gorge à chaque fois que Nic parlait de lui. Déjà elle sentait son mal de crâne s’éloigner à cette seule nouvelle.

Attendant que la douleur disparaisse complètement, elle change de sujet. Elle lui demande si il a retrouvé de nouveaux souvenirs depuis leur dernière discussion. Du coin de l’œil, 555 voit Nic tendu et jouer avec l’un de ses doigts, signe de nervosité qu’elle avait rapidement repéré chez lui. Il avait quelque chose à lui dire donc. Elle se redresse sur le canapé alors qu’il commence justement à parler. « Le tatouage dont je t'ai parlé le premier jour... le renard... je crois que je sais... » Elle hausse un sourcil, l’air assez étonnée. Face au comportement de l’homme à ses côtés, elle s’attendait à quelque chose de plus sérieux, de plus terrible que le pourquoi du comment il avait un tatouage de renard sur le corps. Mais c’était visiblement important pour Nic et elle était assez curieuse elle-même, alors elle lui fit signe de continuer tout en gardant le silence. « Je suis pas certain... Ça m'est juste venu comme ça, mais... Je crois que c'est une représentation de la capacité à faire autant de bonnes choses... que de mauvaises. Selon une culture quelconque j'imagine. La preuve que... Je sais pas faire que de bons choix dans ma vie... » 555 sent son corps se raidir de nouveau alors que Nic continu de parler. « Ne sais pas faire que de bons choix » Elle n’aimait pas cette formulation, pas plus qu’elle n’aimait comment il avait présenté la chose. Sa tête recommençait à lui faire mal alors qu’il n’osait pas la regarder en face. Putain Nic, qu’est-ce que tu as fais ?

« Et hum... il y a autre chose que tu devrais savoir... » Elle ferme les yeux un instant avant d’inspirer longuement alors que Nic se levait du canapé pour aller faire les cent pas devant elle. C’était comme lors de leur première discussion, mais cette fois, 555 ne fit aucun geste pour venir le réconforter, non. Cette fois, elle se contentait de le regarder marcher, le visage impassible, alors qu’elle avait l’impression qu’on enfonçait un pieux brûlant dans son œil. « Est-ce que le prénom Caïn évoque quelque chose chez toi? Parce que... » Elle est assise dans son bureau. Nic est devant elle. Il ne bouge pas cette fois, il est parfaitement immobile. Il est inquiet pourtant. Stressé, inquiet, presque terrifié. C’est lui qui avait demandé à la voir. Il avait quelque chose à lui dire. Quelque chose d’important. Quelque chose qu’il venait tout juste de lui dire. Et pour la première fois depuis qu’elle était enfant, elle avait senti le gout amer de la trahison sur sa langue. Elle inspire et se retient de sortir le flingue sous son bureau et de lui tirer dans les genoux. Qu’il souffre. Elle lui avait fait confiance et c’était comme ça qu’il la remerciait. Des années, des décennies d’amitié compromises par une belle gueule. Non. Non il était venu lui en parler de son plein gré. Il se disait probablement que la pilule passerait mieux si c’était lui qui le lui annonçait. Comme si elle pouvait être ravie d’apprendre qu’il couchait avec un des hommes de son pire ennemi. Lui avait-il vendu des informations ? Non, Nic ne ferait jamais ça. Il n’aurait jamais pactisé avec leurs adversaires avant non plus, mais il semblerait que maintenant il les laisse jouer avec ses fesses. Il les avait trahis. « Son nom. » Il déglutit et elle n’éprouve aucune sympathie pour lui. « Boss, je… » « Son nom ! » Elle hurle presque et cette fois elle le voit tressaillir. Un moment passe alors qu’elle le fixe avec une expression de colère et finalement, il ouvre la bouche pour parler. « Il s’appelle Caïn- » « Parce que c'est le prénom de l'homme de la cafétéria et... c'est moi qui le lui ai dit... dans l'ascenseur... »

Il est nerveux. Stressé, nerveux et presque terrifié. Elle sert les dents, sentant une fureur froide la parcourir. Il l’avait trahi. Ça expliquait donc ce qu’elle avait ressenti à sa vue la première fois. Elle lui faisait confiance et il l’avait trahi. Pour l’homme aux yeux bleus. Pour une belle gueule et une paire de jolies fesses. Elle voulait … elle ne savait pas ce qu’elle voulait. Elle ne savait même pas ce qu’elle ressentait. Pourtant il ouvre de nouveau la bouche et continu à parler. « Je crois que... qu'on était... » Son air confus serait presque adorable si elle n’avait pas envie de lui arracher la gorge à main nue. 555 se lève brusquement du canapé, marche droit vers 9 avant d’attraper le bas de son visage d’une main, fermement, le forçant à la regarder. Son visage est aussi froid que de la glace, et ses ongles s’enfoncent presque dans sa joue. « Quoi ? » lui chuchote-elle doucement. « Qu’est-ce que vous étiez, Nicola ? » Elle ne savait pas ce qu’elle ressentait, et elle ne savait pas ce qu’elle était capable de lui faire à cet instant. Juste qu’il l’avait trahi. Et elle haïssait les traitres. « Je te conseil de mesurer chacune des paroles qui sortiront de ta bouche. Je le saurai si tu me mens. »
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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptySam 8 Avr - 21:41

Tu es tendu à un point tel que tous les muscles de ton corps te font souffrir. Ton dos à l'agonie. Ton cou semblant vouloir céder. Tes cuisses douloureuses de marcher ainsi en rond comme tu l'as fait la toute première fois. Comme tu l'as fait à ce moment où tu as accusé le choc de ton apparent lien avec ta Boss. Lorsque tu as vu le sang couvrir des mains que tu supposes encore être les tiennes à défaut d'avoir eu plus de détails à ce sujet. Tendu alors que tu exprimes à la Boss ce qui te tracasse depuis des jours et des jours. Ce qui te rend malade à trop chercher la réponse à ce questionnement qui te ronge jusqu'à la moelle. Est-ce que vous étiez ensemble? Est-ce que toi et cet homme explosif au possible étiez un couple par le passé ou l'avez été à un moment ou un autre de vos vies? C'est ça la vérité à votre sujet ou est-ce que tu cherches tant à combler cette sensation de vide te nouant les tripes que tu es prêt à t'accrocher à n'importe quoi? La moindre petite bribe de ton passé pouvant te faire sentir aimé. Comme si la chose avait fait lacune à ton existence. Comme s'il manquait un morceau important de ta vie qui t'avait broyé le cœur au point de te rendre insécure. Au point de te rendre désespéré. Comme un pauvre gamin à qui on aurait tout arraché qui s'accroche à la première bribe d'émotion qu'on veut bien lui donner. Des émotions qui sont confuses en ton esprit depuis cet épisode perturbant. Depuis que tu as eu cette sensation sur laquelle tu n'arrivais pas à mettre de mots. Des mots que tu n'as pas prononcé en exprimant le fruit de ta pensée à la Boss. Des mots que tu as retenu dans l'espoir sans doute vain qu'elle comprendrait sans que tu aies besoin d'en dire davantage. Sans que tu doives prononcer les mots te brûlant la gorge... mais lorsque tu la vois se lever...

Tu te braques. Te figes lorsque tu la vois approcher dans ta direction et attraper ton visage. Lorsque tu sens ses ongles s'enfoncer presque douloureusement dans ta chaire alors que tu t'efforces de la regarder. « Quoi ? » Déglutissant. Tremblant presque d'instinct de voir l'expression qui s'est dessinée sur son visage. Cette expression qui fait remonter à la surface cette peur bleue brûlant tes veines la toute première fois que tu es allé lui parler. « Qu’est-ce que vous étiez, Nicola ? » Nicola... C'est donc ça ton prénom. Bien plus que le simple Nic auquel tu pouvais t'accrocher sans réellement savoir à quoi l'associer. Ce diminutif que tu gardais pour toi presque maladivement. « Je te conseil de mesurer chacune des paroles qui sortiront de ta bouche. Je le saurai si tu me mens. » Tu t'efforces de soutenir son regard. De lui montrer tout la bonne volonté dont tu fais preuve à l'instant malgré la peur dévorante qui t'ordonnerait presque de prendre tes jambes à ton coup. « Je t'ai jamais menti Boss... Je serais pas capable de faire ça... Si j'avais voulu te cacher la chose... j'aurais pas craché le morceau... » Tu prends une grande inspiration avant de continuer de ta voix tremblante. Tâchant de faire abstraction de ta bouche qui s'est soudainement asséchée. De faire abstraction de la crainte grandissante de perdre la personne pour qui tu as l'impression de pouvoir faire n'importe quoi.

« Je crois qu'on était ensemble... M'en veut pas de pas l'avoir dit avant... Je savais pas... En fait je sais toujours pas... J'ai juste... eu une impression à la cafétéria et... j'avais besoin de réfléchir... mais je sais pas. Je l'ai pas revu depuis... » Tu inspires fortement de nouveau. Essaies de te calmer même si tes doigts se sont posés au bas de ton haut que tu fais tourner entre ton index et ton pouce. Tu ne peux pas t'empêcher de penser que la réaction du Boss a été plus qu'expéditive lorsque tu as eu prononcé le prénom de Caïn. Que si sa réaction à la cafétéria était terrifiante... elle l'était encore plus à l'instant. « Tu sais pas vrai... » Tes yeux te brûlent. Ta gorge se noue. Les mots n'en sortent que plus difficilement. Comme s'ils savaient qu'ils ne devaient pas être prononcés parce qu'au fond tu ne veux pas savoir. Tu n'es pas encore prêt pour ça. Pas prêt à affronter la réponse que tu n'arrives pas même à aller chercher directement à la source. Pourtant les mots fusent simplement du mieux qu'ils le peuvent sans que tu n'arrives à les retenir. Parce qu'une part de toi n'en peux plus du traitement que tu t'infliges. Une part de toi doit savoir... « Je t'ai jamais vu dans cet état depuis qu'on est ici... surtout pas avec moi... Dit-moi ce que tu sais... faut que je sache Boss... j'en peux plus... Je... je dors plus depuis des jours. Je mange plus... Je suis au bout du rouleau et... j'arrive pas à aller le voir pour savoir... Alors dit-moi si tu sais pitié... »

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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptyLun 10 Avr - 13:55

~ Keep talking while nobody explode
Le visage de 9 dans sa seule main valide, elle ne ressentait plus rien. Ou plutôt, elle s’empêchait de ressentir. Les émotions floutaient son jugement et lui faisaient prendre des décisions stupides. Comme celle d’accorder ça confiance à un autre qu’elle-même. On ne peut réellement faire confiance à personne en ce bas monde. Visiblement elle avait oublié ça également. Ça ne se reproduira plus. Elle le sent trembler sous sa main. Bien. Qu’il comprenne à quel point il avait merdé. Elle ne savait pas ce que l’ancienne elle avait fait, mais en cet instant, 555 n’éprouvait aucune compassion à l’égard de Ni-9. Qu’importe le fait que dans son souvenir il soit venu de lui-même lui avouer son crime, ça ne l’adoucissait en rien. « Je t'ai jamais menti Boss... Je serais pas capable de faire ça... Si j'avais voulu te cacher la chose... j'aurais pas craché le morceau... » Menteur, menteur, rien qu’un horrible menteur. « Et c’est la seule raison pour laquelle je ne t’ai pas encore brisé la nuque. » Il n’y a plus rien dans sa voix, juste de la glace, alors qu’elle soutient le regard du traitre. Elle a envie de lui demander si ça en avait valu la peine. Si trahir ses amis, ses camarades, elle, avait été suffisant pour avoir une belle gueule dans son lit le soir. Mais elle ne dit rien. Il n’y a plus rien à dire de toute façon.

Elle ne l’a toujours pas lâché, et lorsqu’il prit une grande bouffée d’air, elle sentit sa main se lever avec sa mâchoire. 9 continue de parler, la voix tremblotante. « Je crois qu'on était ensemble... M'en veut pas de pas l'avoir dit avant... Je savais pas... En fait je sais toujours pas... J'ai juste... eu une impression à la cafétéria et... j'avais besoin de réfléchir... mais je sais pas. Je l'ai pas revu depuis... » Elle le lâche et s’éloigne en lui tournant le dos. Qu’est-ce qui était vrai, qu’est-ce qui était faux ? Il dit ne pas savoir, mais ces paroles viennent d’un menteur professionnel qui a fait du mensonge son métier. Mais qui ne lui avait jamais mentit auparavant. 555 sert les dents à s’en faire mal. C’est peut-être un mensonge ça aussi, il lui avait peut-être déjà mentit. Et quand bien même il ne lui aurait pas mentit, l’omission reste quand même un mensonge. Elle ne savait plus ce qui était vrai, son seul point fixe, son seul repère dans sa vie d’amnésique venait de s’avérer être un traitre. Et malgré sa volonté de ne rien ressentir, elle ne pouvait pas empêcher le trou béant qui lui restait de cœur de se contracter en entendant la voix de 9 se casser. « Tu sais pas vrai... » Elle ne se retourne pas. Elle ne veut pas le voir, elle ne peut pas le voir. Ne veut pas voir son expression de douleur qu’il ne mérite pas d’aborder. Ne peut pas voir cette expression tout en sachant qu’elle en était la cause. Elle voulait qu’il parte, qu’elle n’ait plus jamais à voir son visage et à se rappeler qu’il n’était pas son ami, juste un traitre. Il continu pourtant, ignorant ou ne voyant pas à quel point elle ne voulait pas l’entendre parler. « Je t'ai jamais vu dans cet état depuis qu'on est ici... surtout pas avec moi... Dit-moi ce que tu sais... faut que je sache Boss... j'en peux plus... Je... je dors plus depuis des jours. Je mange plus... Je suis au bout du rouleau et... j'arrive pas à aller le voir pour savoir... Alors dit-moi si tu sais pitié... »

Elle avait envie de vomir. Pauvre innocent petit 9 qui souffre tellement de la disparition de son amant. Oubliant la souffrance qu’il inflige à sa Boss. Mais ça mettait les choses au clair maintenant. L’homme aux yeux bleus, Caïn, passera toujours premier dans ses pensées, et elle, toujours, toujours dernière. Bien. Ainsi soit-il. Elle se tourne vers lui, aussi expressive qu’une tempête Sibérienne. Il voulait la vérité ? Bien. « Ça m’est revenue à l’instant. Alors je suppose que je sois te remercier pour ce nouveau souvenir. » lui crache-t-elle presque à la figure. Elle est amère, elle n’essaie même pas de le cacher. Elle veut en finir le plus rapidement possible, ne plus être forcer de le regarder alors qu’elle avait l’impression de mourir de l’intérieur. « Vous couchiez ensemble. Tu l’aimais à ce qu’il parait. Assez pour offrir tes fesses à un ennemis en tout cas. Elle est belle ta loyauté. » Elle lui tourne de nouveau le dos et revient s’assoir sur le canapé, se contentant de fixer des yeux l’un des murs blancs. « Sors. Va rejoindre ton amant. Tu n’as plus aucune obligation envers moi. » Elle voulait juste qu’il s’en aille.
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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptySam 15 Avr - 7:51

Tu t'efforces de ne pas recommencer à tourner en rond comme une bête effrayée. À la fois paralysé par l'attitude de la Boss et ce qu'elle peut impliquer. Qu'est-ce que tu as fait pour qu'elle se braque si soudainement devant toi? Qu'est-ce que tu as bien pu faire pour que sa voix se fasse cassante à ce point? Pour qu'elle te regarde comme si tu n'étais soudainement plus rien pour elle. Bien loin de l'étreinte réconfortante de ses bras la toute première fois que tu l'as rencontré. Glacée, distante... Tu ne penses pas même à lui demander pourquoi. Tu ne cherches pas même a savoir ce qui la perturbe à ce point. Il n'y a que lui dans ton esprit. Il n'y a que ce doute que tu veux combler. Cette situation à laquelle tu veux une réponse pour te dire qu'après tout ira mieux. Après tu pourras passer à autre chose et recommencer à vivre. Tu sauras la vérité et saura comment la gérer. Tu arrives toujours à gérer. Il le faut. Alors tu fixes son dos et tu attends. La gorge nouée. La bouche toujours pâteuse du stress. Les lèvres pincées. « Ça m’est revenue à l’instant. Alors je suppose que je sois te remercier pour ce nouveau souvenir. » Le besoin de te remercier n'est assurément pas ce qui transpire de cette voix toujours si glaciale prononçant les mots t'étant destinés. Pas une once de gratitude dans le tranchant de tes paroles qui te fait te braquer d'appréhension. Qu'est-ce que tu as fait? Tu ne peux que penser qu'est arrivé cet instant dont tu clamais presque l'existence à Trois. Ce moment où tu confirmes que tu as fait des horreurs. Ce moment où tu confirme que tu es une horrible personne. Lier la chose à Caïn n'en reste que plus perturbante encore. Tu sens ton souffle s'emporter. Vois presque ton torse se soulever au rythme de ta respiration saccadée. Pourtant tu attends. Tu ne bouges toujours pas. Jusqu'à ce que le tranchant de la vérité t'assaille de plein fouet. « Vous couchiez ensemble. Tu l’aimais à ce qu’il parait. Assez pour offrir tes fesses à un ennemis en tout cas. Elle est belle ta loyauté. » Un ennemi? Caïn est un ennemi...

Tu sens tes lèvres s'entrouvrir sous la surprise. Ton souffle se coincer dans tes poumons rapidement douloureux. Tu baisses les yeux au sol plus par réflexe que par nécessité. Tu as trahi la Boss pour lui? C'est trop flou encore. Ennemi de quoi? En quoi est-ce qu'il est un ennemi? Tu ne sais pas même ce que tu faisais de ta peau avant d'arriver ici. Pas la moindre idée de la façon dont tu occupais ton temps autrement que dans ses draps apparemment. Tu l'aimais... C'est ce qu'elle a dit. Elle a confirmé ce qui te ronge les nerfs depuis des jours, mais à quel prix? Tu voudrais lui demander, mais tu ne peux pas. Pas alors qu'elle te tourne le dos pour retourner s'asseoir. Pas alors que tu vois au fond de son regard la hargne dans son regard posé sur le mur. Elle n'ose plus même te regarder. « Sors. Va rejoindre ton amant. Tu n’as plus aucune obligation envers moi. » Non... Non pas ça... Pas elle. Pas la seule personne qui... la seule qui... Tu inspires difficilement. Te mord fortement la lèvre au passage. Comme si tu essayais de te convaincre que tout ça c'est bien la réalité. Que tu ne dors pas. Pourtant la douleur tu la sens. Tu n'arrives pas même à te sentir soulagé de savoir que ce que tu as ressenti en la présence de Caïn est bien ce qui te tourmentais. Tu n'arrives qu'à sentir le froid glacial présent dans la pièce. La douleur de savoir que tu as merdé au point de trahir la Boss pour qui tu croyais avoir une loyauté irréprochable. Tu le sentais. Tu sens encore que tu ferais n'importe quoi pour elle. Elle qui te demande de partir. Qui te libère même de ce que tu ne sais pas même être ton devoir envers elle.

« Boss... » Tu ne sais pas ce que tu dois faire. Essayer de la réconforter? De lui faire comprendre que c'est du passé alors que tu ne sens que d'avantage le besoin d'aller parler à Caïn en sachant ça? La laisser accuser le choc comme tu essaies de le faire serait sans doute la meilleure chose à faire. Du temps pour réfléchir. Du temps pour se calmer... Après tout elle t'a dit quoi faire et tu te sens plus que jamais de lui obéir... « Je vais... Je vais partir, mais... Je veux que tu saches que peut importe ce que j'ai pu faire... Je le sens en moi que je ferais n'importe quoi pour toi... Je donnerais ma vie pour toi... C'est pas des souvenirs qui me le disent. C'est mon cœur et mon âme qui s'en veulent... tu n'as pas idée à quel point... de te voir dans un tel état par ma faute... J'essaie juste de comprendre ce qui se passe... » Tu inspires de nouveau en glissant une main dans tes cheveux. « Juste... pardonne-moi... Je supporterai pas de te perdre... J'ai besoin de toi dans ma vie... J'espère que ça ira pour toi... » Puis tu pars. Tu laisses tes pas te porter en direction de la porte et tu obéis simplement à ses ordres pour ne pas entendre encore le tranchant de sa voix achever ce que tu as déjà du mal à encaisser.

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MessageSujet: Re: Keep talking while nobody explode || F01-555   Keep talking while nobody explode || F01-555 EmptySam 15 Avr - 10:08

~ Keep talking while nobody explode
Elle regarde fixement le mur trop blanc. Il lui blesse les yeux, lui donne envie de pleurer, mais elle préfère ça à regarder 9. Elle savait quelle expression il abordait alors qu’elle le libérait de ses obligations envers elle, et elle ne voulait pas la voir. Il ne méritait pas d’aborder une quelconque expression de douleur ou de souffrance, il l’avait trahi, lui avait fait comprendre par ses actions et paroles qu’elle passerait toujours après son grand amour, après Caïn. Elle s’en foutait avec qui il couchait, mais là c’était avec un ennemi : elle ne savait pas ce qu’ils avaient pu se dire, elle ne savait pas quelles informations Nicola avait pu transmettre, elle ne savait pas s’il avait fini par servir d’espion. Elle ne pouvait plus prendre ce qu’il lui disait comme étant la vérité absolue, elle ne pouvait plus croire sans vérifier après ce qu’il lui disait. Elle ne pouvait plus lui faire confiance. "La confiance n’amène qu’à la trahison, Bambina." Putain ce mur lui faisait mal aux yeux.

« Boss... » Elle sert les dents, s’empêche de trésailler au son de sa voix et continu de fixer le mur blanc. Elle ne voulait pas le voir, encore moins l’entendre. Elle voulait juste qu’il sorte et ne revienne jamais. Qu’il reste loin, qu’il ne l’approche pas. Elle ne savait pas ce qu’elle ferait s’il s’approchait d’elle. Hurler ? Le frapper ? Pleurer ? Elle ne savait pas et ne voulait pas savoir. Elle voulait qu’il s’en aille. « Je vais... Je vais partir, mais... Je veux que tu saches que peut importe ce que j'ai pu faire... Je le sens en moi que je ferais n'importe quoi pour toi... Je donnerais ma vie pour toi... C'est pas des souvenirs qui me le disent. C'est mon cœur et mon âme qui s'en veulent... tu n'as pas idée à quel point... de te voir dans un tel état par ma faute... J'essaie juste de comprendre ce qui se passe... » Tais toi. Arrête de parler et vas t’en. Je ne veux plus te voir. Je ne veux plus t’entendre. Disparait. « Juste... pardonne-moi... Je supporterai pas de te perdre... J'ai besoin de toi dans ma vie... J'espère que ça ira pour toi... » Menteur.

Elle ne dit rien. Il n’y a plus rien à dire de toute façon. Elle entend ses pas, entend la porte se fermer. Ses yeux quittent le mur blanc pour se poser sur son attelle, et, seule dans sa chambre, 555 commence à sangloter.  
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